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  • Très lent redémarrage. Les aides-ménagères reprennent peu à peu le travail

    logo bassenge sudinfo.pngMais des familles pourraient ne plus avoir recours à leurs services. Des pertes d’emploi à craindre

    Les entreprises de titres-services, permettant à des aides ménagères de travailler chez des particuliers, reprennent peu à peu leurs activités. On craint néanmoins des fermetures car les ménages ont perdu leur pouvoir d’achat et/ou ont pris d’autres habitudes. 

    Les aides ménagères n’ont jamais été interdites de travailler. Néanmoins, on a observé une chute de 90 % de leurs activités. En cause : la peur de contracter le coronavirus ou de le transmettre à des personnes vulnérables. Aide-ménagère n’est pas un métier anodin : il s’agit d’entrer dans le domicile du client, auprès de personnes âgées notamment, plus vulnérables au coronavirus.

    Mais depuis le début de ce mois de mai et le déconfinement, les activités reprennent peu à peu. « C’est très lent et on doit à peine atteindre les 30 % d’activité aujourd’hui », nous dit Arnaud Le Grelle, directeur chez Federgon (la Fédération des sociétés de titres-services, notamment). « Cette reprise est très lente pour plusieurs raisons. D’abord, il faut que les trois parties le veuillent (la société de titres-services, l’aide-ménagère et le client). Ensuite, il faut retrouver des correspondances : il n’est pas toujours possible pour le client de garder la même aide-ménagère qu’avant la crise, du coup il faut trouver d’autres personnes qui peuvent convenir ».

    Laurent Le Grelle formule des inquiétudes pour l’avenir. « Du côté des clients, je ne suis pas sûr que tous referont appel à leur aide-ménagère. Car certains auront perdu leur pouvoir d’achat (chômage temporaire, voire chômage économique) et aussi parce que, durant le confinement, ils se sont réorganisés et n’éprouvent plus le besoin de se faire aider. Ils nettoient eux-mêmes ».

    L’article complet dans votre journal La Meuse de ce jour :

    https://journal.lameuse.be/journal.php#Sudpresse/web,2020-05-15,BASSE-MEUSE|SU_QUOTIDIENS,2020-05-15,BASSE-MEUSE,1|4

  • Wallonie. 1.000 emplois valorisés dans l’aide à domicile

    éliane tillieux.pngNous l’avions évoqué en primeur avec la ministre Tillieux en septembre, la décision vient d’être prise. Le gouvernement wallon et les partenaires sociaux ont présenté jeudi un accord permettant à 1.000 aides-ménagères en titres-services travaillant dans les services d’aide aux familles et aux aînés une reconversion en aides-ménagères sociales ou en aides familiales, jugée nécessaire pour garantir la viabilité économique des titres-services.

    500 MILLIONS

    Le coût net pour la Région wallonne du système des titres-services désormais régionalisé a été estimé entre 452 et 552 millions d’euros par an à l’horizon 2030.

    Aux termes de l’accord, un millier d’aides-ménagères (646 équivalents-temps plein) actives via les titres-services dans des missions « SAFA » (services d’aides aux familles et aux aînés) pourront, si elles le souhaitent, entamer une reconversion en aides ménagères sociales ou en aides familiales en bénéficiant d’une formation, ont indiqué les ministres wallons de l’Emploi Éliane Tillieux (PS) et de la Santé Maxime Prévot (cdH).

    Un budget de 15 millions d’euros sera affecté à cette opportunité qui permettrait de former quelque 200 personnes par an, pour un besoin d’autant plus criant qu’est annoncée pour 2017 l’assurance-autonomie obligatoire en Wallonie.

    Les aides-ménagères désireuses de rester dans le système des titres-services seront accompagnées pour trouver un autre opérateur. Les barèmes, gelés depuis 2010 pour maintenir l’emploi, ont été débloqués. (Source La Meuse 30 octobre 2015)