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  • Le secteur de la construction engage. On manque de maçons et les ouvriers étrangers ne sont plus là

    logo bassenge sudinfo.pngUne offre d’emploi parue ces jours-ci a attiré notre attention. Elle concernait Thomas & Piron qui est à la recherche de… 80 maçons ! Un chiffre important, comme le confirme Philippe Callens, le DRH de la société luxembourgeoise.

    « Nous sommes en effet en pleine reprise. La quasi-totalité de nos chantiers sont concernés et l’activité est telle qu’on a besoin de main-d’œuvre. Ces maçons sont principalement pour notre société TP Home où nous employons déjà 750 ouvriers ». Le directeur des ressources humaines parle de 80 % des futurs maçons à trouver rien que pour cette société.

    Un métier qui n’a pas attendu la crise du Covid-19 pour être en pénurie. « Nous recherchons d’autres profils comme des chauffagistes sanitaires mais la pénurie est moins importante que pour les maçons ». Ici, la pénurie de maçons n’aurait rien à voir, nous dit-on, avec les ouvriers qualifiés étrangers qui ont dû rentrer chez eux et qui ne peuvent pas revenir, pour le moment. « Cela concernerait plutôt notre société TP Bâtiment même si on n’est pas trop impactés, apparemment », précise Philippe Callens. Cela touche surtout des sociétés qui travaillent avec des sous-traitants étrangers.

    François Carnoy, le directeur général de la Confédération Construction Wallonne a évidemment entendu parler de ce problème. On peut estimer à 20 % le nombre d’ouvriers étrangers qui travaillent dans le secteur de manière, précisons-le, tout à fait légale. Ils viennent pour la plupart de Pologne, de Roumanie ou du Portugal. « Ces travailleurs qualifiés sont détachés en Belgique, légalement », souligne M. Carnoy. « En Wallonie, nous tentons de privilégier l’embauche de jeunes demandeurs d’emploi de la Région ».

    Il rappelle que 200.000 personnes sont au chômage en Wallonie. « On demande au Forem d’essayer d’être plus actif au niveau de la formation mais la pénurie de main-d’œuvre qualifiée est bien présente. Ces métiers ne font plus rêver les jeunes et nous voulons inverser cette tendance ». En axant sur le fait qu’un ouvrier qualifié n’aura pas de problème à trouver un travail. « Car c’est devenu un métier d’avenir ».

    Il concède que la tendance a bien changé en 20 ans. « À cette époque, c’est vrai, il était difficile de trouver un emploi dans notre secteur ». (Source Sudpresse)