Google Analytics Alternative

Santé. Faut-il s’inquiéter du moustique tigre ?

moustique tigre sudpresse.jpgEn France, il est bel et bien présent et certains annoncent son retour en Belgique

Le moustique tigre acte son invasion de la France et se retrouve dans 51 départements. Chez nous, des exemplaires ont été répertoriés l’an passé dans plusieurs provinces belges, ce qui laisserait présager son retour cette année. S’il est encore trop tôt pour dresser le bilan, il ne faut pas s’inquiéter. On vous explique pourquoi. 

En France, il fait rage. Chez nous, pas encore. Le moustique Aedes Albopictus, communément appelé « moustique tigre », se distingue pour sa dimension très réduite et ses couleurs. Il vient d’Asie mais sa première apparition en Belgique date de 2000, selon l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT). Depuis août 2017, il a été répertorié en Flandre-Orientale, dans le Hainaut, dans les provinces de Namur et Luxembourg. Selon les données de l’IMT du mois de juin, il n’a pas encore été identifié cette année. « Il est trop tôt pour le repérer. Il faudra attendre au moins un mois pour dresser le bilan », confirme le Professeur Frédéric Francis, responsable de l’unité d’entomologie à Gembloux Agro-Bio Tech. Dans tous les cas, le monitoring mené chez nous est constant.

Surveillance

En effet, l’IMT mène une surveillance dans une vingtaine de zones considérées à risque, grâce au projet MEMO avec d’autres institutions. Le scénario le plus probable, à ce stade, voit ce moustique arriver chez nous de France et d’Allemagne et en voiture comme le laissent penser des œufs retrouvés sur des aires d’autoroutes en province de Namur et de Luxembourg.

Dans tous les cas, le phénomène paraît cyclique, comme l’explique Frédéric Francis. « L’aspect cyclique est lié au climat. Lorsqu’on parle de réchauffement climatique, on peut se demander si la diminution du gel peut permettre une compatibilité avec l’habitat de ces moustiques », explique-t-il. Par rapport au passé, où ces insectes étaient détectés dans les pneus et dans des plantes importés tel que le bambou, aujourd’hui ce n’est pas une question de longues distances. « Maintenant, on les retrouve dans le sud de la France ou en Afrique du Nord et donc les vacanciers peuvent les ramener de manière involontaire », explique le spécialiste.

Protégez-vous

Ce qui pourrait alarmer, c’est que cet insecte peut transmettre la dengue, le chikungunya et la zika. Mais aussi la fièvre jaune, comme le pointe le D r Jean-Christophe Marot, Infectiologue responsable de la Travel Clinic à la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies.

« Si on se fait piquer », conseille-t-il « il faut appliquer de la crème solaire et ensuite un répulsif. Dans ce même ordre ». Au niveau préventif, le Prof. Francis conseille de ne pas laisser des fenêtres ouvertes si la lumière est allumée et d’éviter de laisser l’eau stagnante : il s’agit de l’habitat le plus prospère à la prolifération de cette espèce.

L’article complet dans votre journal La Meuse de ce samedi :

https://journal.sudinfo.be/journal.php#Sudpresse/web,2019-07-06,BASSE-MEUSE|SU_QUOTIDIENS,2019-07-06,BASSE-MEUSE,1|22

Les commentaires sont fermés.