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Appel aux bons souvenirs des bassengeois(e)s : leur grand-père, un prisonnier de guerre belge…

famille allemande guerre.jpgC’est l’histoire d’une famille allemande qui recherche ses origines. De trois frères et sœurs qui veulent connaître leur grand-père paternel et d’éventuels cousins. D’une histoire d’amour incomprise et interdite en pleine première Guerre, entre une jeune fille de 16 ans et un prisonnier belge… qui nous conduit aujourd’hui jusqu’en Basse-Meuse (à Bassenge)

En 1917, en pleine Première Guerre, un prisonnier belge est contraint de travailler dans une ferme allemande, en Basse-Saxe, dans la région d’Oldenbourg. L’homme, qui devait alors avoisiner la vingtaine d’années, y vit alors une histoire d’amour avec l’une des filles des propriétaires, Johanna. Âgée d’à peine 16 ans, l’adolescente tombe enceinte du prisonnier belge. Une grossesse -on l’imagine- alors totalement refusée par la famille, qui oblige Johanna à déposer cet enfant, dès sa naissance, dans un orphelinat d’Osnabrück, à une centaine de kilomètres de la ferme.

Deux ans plus tard, le garçonnet appelé Joseph Feldkamp (du nom de sa mère) revient toutefois dans la famille et réintègre la ferme familiale.

Mais un terrible secret est alors mis en place : aux yeux de tout étranger, il est affiché comme un nouveau petit-fils, enfant de la fille aînée de la fratrie, et sa propre mère lui est donc présentée comme l’une de… ses tantes !

« On ne sait pas exactement comment Joseph, devenu plus grand, a fini par apprendre la vérité. Il a apparemment découvert des documents de baptême, sur lesquels était inscrit le nom de sa véritable mère », explique aujourd’hui Cornelia Feldkamp, belle-petite-fille de Joseph qui s’exprime en français depuis l’Allemagne au nom de sa famille. « Dès qu’il voulait aborder le sujet et obtenir des explications, on lui interdisait d’en parler… Il a donc juste raconté ce qu’il sait de son histoire à ses trois enfants. Il a juste appris un jour que le prisonnier belge, son père donc, était revenu à la ferme et avait demandé la main de sa mère. Mais la famille l’a chassé… Johanna est morte sans jamais avoir raconté la véritable histoire à son fils. »

En janvier 2018, alors qu’ils auraient fêté les 100 ans de leur papa Joseph (décédé en 1997) et qu’était célébré le Centenaire de la Première Guerre, comme un signe du destin, une photo est retrouvée par un héritier de ladite ferme d’Oldenbourg dans le grenier de la bâtisse.

« M. Henry Timmermans »

On y aperçoit deux hommes, prisonniers de guerre, dont l’un (à droite) présente des traits physiques relativement similaires à feu Joseph Feldkamp. Joseph (fils), Heinrich et Gabriele, ses trois enfants, en sont quasiment convaincus : cet homme doit être leur grand-père biologique, renié puis chassé par leur famille maternelle allemande. « Derrière le cliché est inscrit le nom de ‘M. Henry Timmermans et Mme. Denise Edouard, de Bassenge’. On a fait des recherches et la seule trace que nous avons trouvée était dans un registre d’église de Bassenge : un M. Henry Timmermans né en 1892 et décédé en 1951. A part cela, on ne trouve rien », poursuit Cornelia.

Appel à témoignages

Leur idée aujourd’hui ? En appeler aux bons souvenirs des citoyens de Bassenge, voire au-delà. « On suppose que cet Henry a dû refaire sa vie, peut-être avoir d’autres enfants… On aimerait, en mémoire de Joseph, apprendre son histoire et, qui sait, peut-être faire la connaissance de membres de notre famille en Belgique », confie-t-elle, un léger espoir dans la voix.

Des informations à donner sur cette photo ? N’hésitez pas à contacter Cornelia Feldkamp, via le +49871630661 ou via conny.feldkamp@web.de .

(Source La Meuse)

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