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Mieux encadrer l’euthanasie des animaux dans les refuges. Le ministre Di Antonio a lancé le chantier au sein de son cabinet

chien illustration.jpgLa Région wallonne envisage de se doter de règles plus contraignantes en matière d’euthanasie des animaux dans les refuges. La députée Christine Defraigne s’en réjouit. 

La nouvelle réjouira sans doute les amis des animaux. Carlo Di Antonio (cdH), en charge de leur bien-être au niveau wallon, a décidé de mettre en chantier un meilleur encadrement de leur euthanasie, dans les refuges du sud du pays. Il vient de le déclarer au Parlement, où il était interpellé par la députée Christine Defraigne (MR) : « J’ai chargé mon cabinet de réfléchir à l’opportunité de développer une procédure d’euthanasie plus encadrée » , lui a-t-il répondu.

Actuellement, la décision est prise en concertation par le directeur du refuge et le vétérinaire dont il s’attache les services. « La réglementation prévoit qu’un refuge peut effectivement faire procéder à la mise à mort d’un animal qui lui est confié lorsque le placement ou l’adoption de celui-ci est impossible du fait de l’état sanitaire de l’animal, de son comportement ou encore pour d’autres raisons » , précise le ministre. Ce qui est pour le moins flou.

Désinvolture

« Je ne veux surtout faire aucun procès d’intention aux refuges qui y ont recours ni les stigmatiser », rétorque de son côté Christine Defraigne. « Très souvent, ils ont à gérer la désinvolture avec laquelle des propriétaires se débarrassent de leur compagnon à quatre pattes. Ils sont souvent débordés et manquent de place. Mais j’ai été récemment sensibilisée par une association protectrice à un cas interpellant. Un American Staff avait trouvé un candidat à son adoption, malgré le diagnostic de chien agressif fait par le refuge. Pourtant, ce dernier a finalement décidé de l’euthanasier, coupant court à la démarche. C’est un cas concret qui montre qu’il faut s’interroger sur l’opportunité de légiférer pour mieux encadrer les choses. »

« Je me réjouis donc que Carlo Di Antonio y soit ouvert. Et je suis disposée à l’y aider, la défense des animaux ne se prêtant pas à des jeux politiciens. On pourrait y travailler en commission au Parlement wallon, en procédant notamment à des auditions. Peut-être convient-il de mieux définir la procédure d’euthanasie, mais aussi de lister une série de critères préétablis. »

La libérale pense notamment « à la fixation de conditions d’âge, de pathologies répétées, mais aussi à l’évaluation de l’état réel d’agressivité de l’animal, ou encore à fixer des limites en matière de désespoir de l’état dans lequel il se trouve… »

« Ce sont des êtres vivants, dotés d’une réelle sensibilité. Actuellement, la décision de les euthanasier est laissée à l’appréciation du vétérinaire, un peu comme cela fonctionnait avant avec les humains dans une forme de caucus singulier. Il serait bon que l’on réfléchisse à la meilleure façon de faire évoluer cela… »(Source La Meuse jeudi 29 décembre 2016)

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