Google Analytics Alternative

La Basse-Meuse est bio. Coup de projecteur sur les principaux producteurs à proximité de Bassenge !

ferme artagnan.jpgLes producteurs « historiques » sont toujours là et de nouveaux établissements arrivent tous les jours 

Ces derniers temps, la demande en produits bio a considérablement augmenté. Un vent nouveau que l’on sent sans conteste souffler dans la Basse-Meuse où l’offre en la matière n’a cessé de s’enrichir.

A Haccourt, la famille Botty, à la tête de la Ferme d’Artagnan, n’a jamais demandé de certification bio pour ses vergers, mais ils l’assurent : « Chez nous, c’est encore mieux que du bio ! »

« Ça nous avance à quoi, de demander la certification bio ?, se demande Josette Botty. Nous devrions payer et être contrôlés. Alors que nous avons déjà nos arbres, qui poussent librement et ne sont jamais traités. » Avec son mari Marc et leurs deux filles, Alexiane et Marie-Catherine, ils portent à bout de bras l’exploitation familiale. Et même si leur spécialité reste l’élevage de canards et d’oies, les fruits sont un beau complément. « Pour les pommes et poires, nous ne récoltons que de vieilles variétés, en hautes-tiges. très souvent abandonnées par les autres producteurs. Ce sont des arbres qui mettent plus longtemps à se développer et la récolte en hauteur est moins aisée. Puis, à une époque, on a proposé à beaucoup d’agriculteurs des primes à l’arrachage, pour transformer les vergers en pâtures. »

La Ferme d’Artagnan, quant à elle, a opté pour la conservation de ses arbres, à l’ombre desquels les canards peuvent s’abriter en été. Pommes, poires, cerises, prunes, mirabelles… chantent à l’oreille en autant de traces d’un passé retrouvé : reinette étoilée, gueule de mouton, griotte de Visé, pomme Jacques Lebel, poire Légipont… Ces variétés sont proposées telles quelles, ou préparées en sirops, poires au vin, peket, eau-de-vie, confits, jus de pommes… De beaux accompagnements pour les gibiers, canards et foie gras qui se retrouveront sur les tables.

« On développe en permanence, ajoute Alexiane. Mais nous prenons toujours le temps de faire un produit authentique. On sent un réel attrait des gens pour les produits bien faits et plus sains. »

Une authenticité de plus en plus recherchée : de nombreux clients font la route depuis l’Allemagne, la Flandre ou les Pays-Bas pour retrouver ces saveurs d’autrefois. « On a même l’impression que nos clients viennent plus souvent de loin que de la région », s’amuse Josette.

Du boulot pour rééduquer nos palais, il y en a : « Nous sommes parfois étonnés de la réaction des enfants lorsqu’on leur propose de goûter une de nos pommes, reconnaît Alexiane. Ils refusent souvent de croquer dedans et demandent qu’on frotte ou nettoie le fruit avant d’accepter de le manger. Ils sont déjà habitués à se méfier de ce qu’ils mangent, alors que ce n’est pas nécessaire avec nos fruits 100 % naturels. »

 

HOUTAIN-SAINT-SIMÉON/AU RYTHME DES SAISONS

bio houtain.jpg

Du champ à votre assiette dans la même journée

Il y a maintenant dix ans, un couple d’agriculteurs de Houtain a fait le choix du bio et de la proximité. Avec succès !

Certains se souviendront peut-être de « La Fraiseraie », le premier nom sous lequel ont débuté Julien Vandeclee et Christelle Vanaubel en 1992. Entre-temps, l’exploitation a évolué vers des cultures plus variées et plus respectueuses. Et depuis trois ans, ils ont fait le choix de vendre exclusivement aux particuliers les produits (certifiés bio !) de leur labeur : en direct de la terre au consommateur !

Françoise vient souvent chercher ses légumes ici, pour leur goût… mais pas uniquement : « Ils ont du courage de travailler comme ça, en famille. C’est un vrai magasin bio et local, pas comme ces gros magasins « bio » ouverts 7 jours sur 7 qu’on voit s’installer dans la région. Je veux être sûre que les bénéfices reviennent à des gens qui vivent dans notre région. »

Aujourd’hui, dans leur petit magasin « Au rythme des saisons », le couple ne vend en effet que les légumes issus de sa propre ferme : « On récolte tous les jours. Tout est frais ! Le goût est plus intense, les légumes contiennent plus de vitamines et sont plus croquants, sans aucun produit chimique. »

LÉGUMES OUBLIÉS

Un choix qui leur permet également de proposer d’autres variétés de légumes, parfois délaissées : chou-fleur orange, carotte mauve, chou rutabaga, tétragone, scorsonère… Si ces noms sonnent pour la première fois à votre oreille, il est temps d’aller pousser la porte de ces agriculteurs authentiques !

« Nos clients comprennent vite qu’il ne sert à rien de venir avec sa liste de courses. Il faut s’adapter à la production du moment, en fonction de la saison et de la météo. »

Un impératif qui freine encore pas mal de restaurateurs. Le « Magis » (étoilé à Tongres) a bien tenté l’expérience, mais il l’a malheureusement jugée trop contraignante. Apprenons à cuisiner et à manger… au rythme des saisons !

(Source La Meuse jeudi 11 février 2016)

Commentaires

  • Si c'est un souci pour lui, c'est que le Magis ne mérite pas son étoile. Un vrai restaurateur adapte sa carte aux produits frais disponibles.

  • Ben voyons c'est tellement simple mais la réalité est tout autre, le restaurateur si il veut maintenir son activité et ses emplois adapte sa carte à la demande et aux goûts des consommateurs qui sont aussi les... payeurs !

  • Désolée mais je n'ai ni les moyens ni l'envie de rouler jusqu'à la Basse Meuse pour faire mes emplettes de la semaine.
    A quand un vrai marché bio à Liège tenu et organisé par les producteurs? Wallons de préférence.

Les commentaires sont fermés.