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Réchauffement climatique : certains oiseaux quittent la Wallonie pour le froid !

tarier pâtre.jpgProfessionnels et amateurs étudient chaque année la présence des oiseaux en Wallonie. Ce week-end, tous se sont intéressés à l’évolution des oiseaux présents dans nos jardins, où les granivores sont considérés comme en danger. Mais à côté de ces recensements annuels, une vaste étude a été menée pour déterminer l’influence du changement climatique sur les oiseaux de nos régions. Et là encore, on voit que le réchauffement progressif a déjà une influence déterminante sur certaines espèces. Ainsi, le pipit Farlouse, la grive litorne et la pie-grièche grise sont moins présents en Wallonie aujourd’hui. Les populations se déplacent vers le nord-est de l’Europe, où il fait plus froid et plus humide et où les prairies sont moins sèches en été que chez nous. « Le pipit était très présent dans le Condroz où on ne le voit pratiquement plus », note Jean-Yves Paquet, de Natagora.

Le Tarier pâtre s’est installé. (photo ci-dessus à gauche)

pipit farlouze.jpg(photo à gauche Pipit farlouze) À l’inverse, certaines espèces prospèrent en Wallonie avec le réchauffement constaté. C’est le cas du tarier-pâtre. « Amateur de prairies mais pas de culture, il s’est raréfié avec l’intensification de l’agriculture jusqu’aux années 80 », précise Jean-Yves Paquet. « Bien qu’on ne soit pas revenu en arrière en la matière, les effectifs du tarier ont quadruplé ces 30 dernières années : l’espèce profite à fond des périodes sèches et chaudes de nos printemps actuels qui lui permettent d’avoir jusqu’à trois nichées par an ! Idem pour l’hypolaïs polyglotte, une sorte de grive qui était totalement absente de notre pays avant 1979 : originaire d’Espagne et du sud de la France, elle est désormais bien répandue dans le sud du pays, notamment en Lorraine et en Famenne.» « Il est délicat de dire que le réchauffement est la seule raison de cette évolution », tempère le spécialiste. « Il existe en effet des contre-exemples comme le serin finch, très commun dans le sud de l’Europe et qui est en inquiétante régression chez nous. Cela tient à sa nourriture favorite, graines des mauvaises herbes des jardins et des friches, qui se raréfient chez nous ». Mais l’étude à grande échelle tend à prouver que le réchauffement climatique a un effet direct sur les oiseaux de Wallonie.

Source La Meuse de ce mardi 3 février 2015 Un article de M.Royer

pie grièche.jpg(photo à gauche ) pie-grièche grise

Sources photos Wikipedia. « Lanius excubitor 1 (Marek Szczepanek) » par Marek Szczepanek — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lanius_excubitor_1_(Marek_Szczepanek).jpg#mediaviewer/File:Lanius_excubitor_1_(Marek_Szczepanek).jpg

« European stonechat2 » par J. Malik Jmalik — English wikipedia. Originally uploaded 12:58, 6 May 2007 (UTC) by Jmalik (talk • contribs).. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:European_stonechat2.jpg#mediaviewer/File:European_stonechat2.jpg

Commentaires

  • ce qui est inquiétant c'est que d'année en année il y a de moins en moins d'oiseaux qui viennent manger dans les jardins l'hiver si c'est parce qu'il fait moins froid et qu'ils trouvent plus de nourriture dans la nature tant mieux mais autrement c'est triste

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