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Bassenge. Sans abri pour l’hiver, les moutons du projet Life Hélianthème défrayent la chronique. Mais Life Hélianthème : c’est quoi exactement ?

chantal-van-gelderen moutons mergelland.jpgL’Hélianthème est une jolie petite fleur jaune typique des pelouses calcaires, appelée aussi la  « fleur du soleil » (du grec Helios = soleil et de Anthos = fleur). Une deuxième espèce d’hélianthème, l’Hélianthème des Apennins,  se trouve chez nous en limite nord de son aire de distribution.

Quel meilleur emblème aurait-on dès lors pu trouver pour un projet visant les coteaux calcaires et les rochers ensoleillés, habitats pour de nombreuses espèces « rares » et en limite septentrionale de leur aire ?

Quelle responsabilité aussi que d’assurer à ce type d’espèce une viabilité à long terme dans nos contrées !

moutons mergelland.jpgDe Marche-en-Famenne à Visé, en passant par Bassenge, Theux, Huy, Durbuy et Aywaille, les vallées inférieures et moyennes du bassin mosan abritent encore de remarquables fragments de pelouses calcaires, pelouses rupicoles (sur rochers) et éboulis calcaires, extrêmement riches en plantes et animaux. D’autant plus remarquables que de nombreuses espèces y atteignent la limite nord de leur aire de répartition en Europe.

Afin de maintenir, restaurer et valoriser ce vaste réseau de pelouses sèches et rochers, Natagora et Natuurpunt se sont lancés dans un ambitieux projet largement soutenu par l’Union européenne et la Région wallonne via le programme LIFE +.

C’est ainsi un réseau de quelques 150 ha de pelouses calcaires et de pelouses sur rochers qui sera reconstitué…

Quels seront les moyens utilisés ?

C’est une pièce qui se jouera en trois actes.

Premier acte – la phase de restauration : élimination de broussailles, abattage de peuplements résineux plantés sur d’anciennes pelouses calcaires, fauchage, étrépage… L’objectif ? Redonner un nouveau départ à ces terres vaines et vagues, largement tombées en désuétude aujourd’hui…

Deuxième acte – la mise en place de la gestion récurrente : les pelouses calcaires ne se maintiennent pas toutes seules. Partout où cela sera possible, les pelouses restaurées seront confiées à la dent de gestionnaires hors du commun : les moutons et les chèvres. Historiquement, en effet, c’est grâce au broutage par ces animaux que les pelouses calcaires ont été créées et maintenues…

Troisième acte – l’implication et la sensibilisation du public : la découverte de ces milieux exceptionnels et la sensibilisation du public à la conservation de la nature ne sera pas en reste ! Balades guidées, conférences, manifestations et sentiers didactiques seront organisés pour favoriser l’implication du public dans la protection des pelouses calcaires et l’amener ainsi à découvrir et profiter de ce fabuleux patrimoine commun*.

Le projet LIFE a démarré le 1er février 2009 pour une durée de 5 ans. C’est donc en 2014 que les chargés de missions rangeront leur filet à papillons et leurs bottines de marche.

Qui soutient Hélianthème ?

Visant 3 types d’habitats prioritaires au sens de la directive européenne 92/43/CEE, le projet LIFE Hélianthème bénéficie d’un co-financement de l’Union Européenne de 75%. La Région wallonne finance le projet à raison de 21% de son budget total.

*Il est clair que, se rattachant à la dynamique touristique engendrée depuis plusieurs années à Bassenge, ce projet axé sur la découverte de son Patrimoine Naturel ne saurait qu’amplifier fortement ce secteur dont, à court ou moyen terme, les retombées économiques pour la Vallée du Geer paraissent évidentes.

Voir aussi le magnifique film réalisé par la Société Spalywood :

http://www.spalywood.be/video_orchismaster2.html

Et les différentes sources de documentation qui ont permis la rédaction de cette chronique.

http://www.life-heliantheme.eu/index.php?id=484

http://www.montagnesaintpierre.org/

http://www.agrinature-wallonie.be/concours-photos.php?lg=fr&rub=sons-images&pg=concours-photos&spg=2010

http://www.rosacanina.be/crbst_5.html

La photo du chapeau est de Chantal Vangelderen de Temploux, une photo sélectionnée au concours 2010 organisé par Agrinature.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cotourisme 

 

Commentaires

  • Superbe article de synthèse qui replace bien notre problématique bergerie au sein de ce vaste projet à dimension européenne.

    merci pour ce soutien et merci aussi à ceux qui soutiennent notre projet dans la vallée du Geer : ils sont plus nombreux qu'on ne pense !

    Nous arrivions enfin à un niveau professionnel capable de remplacer l'amateurisme et le bricolage au quotidien que nous devions mener faute de moyen jusqu'il y a peu.

    Mais, un niveau professionnel dans cette gestion précise est impossible sans bergerie. L'agriculteur bio qui s'est impliqué avec nous dans l'aventure se retrouve bien démuni devant la tournure inattendue des évènements...

    Pourtant, en effet, Bassenge s'est lancé depuis quelques années dans une dynamisation du tourisme vert en participant activement à la mise en place d'un ambitieux réseau de balades (projet Interreg entre Geer et Meuse) et plusieurs réserves naturelles ont été créées dans la vallée au début des années 2000. Réserves naturelles reconnues bien au delà de la vallée et même des frontières... La bergerie est la dernière pièce de ce complexe puzzle...

    En espérant pouvoir continuer ce travail de longue haleine, visant la préservation et de restauration du patrimoine naturel local, initié il y a bientot 40 ans, par Charles Tihon...

    rudi vanherck
    natagora asbl

  • Je relaye cet article et ne comprends pas l'action de Monsieur Piette.

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