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Vallée du Geer : le castor refait parler de lui…

castor, castor vallée du geer, castor bassenge, dégâts castorsDébut des années 2000, je constatais avec un certain effroi les dégâts occasionnés par les castors à l’ancienne frayère de Lanaye. Peu de temps après, c’était au tour d’Emael de les subir. Puis ce fut Glons, ensuite Sluze. En 2005, mes observations comme mes questionnements firent l’objet d’un dossier assez complet que je consacrais à l’étude du castor en notre Vallée. Le premier réalisé sur le sujet. Un dossier qui intéressa à la fois la commune de Bassenge, Natagora et certains médias comme feu le quotidien liégeois « Le Jour » qui y consacra une page entière.

(Mon dossier est disponible sur demande).

Force est donc de constater, qu’en 2012, l’espèce (réintroduite illégalement)  a pris définitivement ses quartiers chez nous. Comme en Belgique d’ailleurs.

Quelques individus réintroduits. Quelques familles. Quelques colonies. Et, aujourd’hui, on recense plus de cinq cents individus en notre pays. Une expansion croissante.

Et le castor est une espèce protégée.

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Mais surtout pas de panique…

Alertée par une bassengeoise : « Le castor a dévoré plusieurs de mes arbres et est en train de détruire complètement 2 pêchers de 15 ans qui commençaient enfin à donner des fruits !

Il ne nous reste plus qu'à regarder nos arbres disparaître les uns après les autres... et les déchets s'accumuler là où les troncs bloqueront leur passage sur le ruisseau ».

Je me suis rendu sur les lieux. Voir photos dans l’album ci-contre.

En tant qu’observateur devenu « spécialiste » de la question (j’ai également repris certains contacts), je répondrai à cette dame comme j’informerai les lecteurs de Bassenge blog sudinfo en écrivant:

« Animal farouche, le castor ne se déplace que la nuit et affectionne les saules (il se nourrit du cambium et cette substance le soigne - principe actif la salicine-) même s’il prend plaisir à goûter à d’autres essences. Les jeunes castors se feront les dents sur de jeunes éléments et les petites branches coupées par les adultes.

Le castor ne s’échinera pas à forcer les clôtures et sa zone d’alimentation se limitera à quelques arbres et arbustes qui bordent le Geer. Si les traces de son passage son bien visibles sur les berges, son habitat est installé en zone éloignée de toute activité humaine, le plus souvent aux abords d’un champ de maïs et les travaux de labours comme une culture alternée le forceront à se déplacer ailleurs pour trouver de la nourriture. Pour protéger les arbres auxquels vous tenez, entourez-les d’un treillis de poules à la base du tronc. Compte tenu du débit rapide du Geer, le castor n’y construira jamais de barrages. Depuis plus de dix ans, il n’en a d’ailleurs jamais construit ».

Beaucoup de spécialistes font état de l’intérêt du Castor comme régulateur efficace de la faune et de la flore. D’où l’acte, illégal mais controversé de sa réintroduction qui a fait et fera probablement encore couler beaucoup d’encre.

 Regor

 

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Le dossier complet obtenable sur simple demande à rog.wauters@gmail.com 

 

Commentaires

  • Il faut relativiser les dégats occasionnés par un habitant ancestral de nos régions (comme en témoignent les nom de certaines localités comme Bièvres, Beveren...) et ceux occasionnés par nos politiciens ou des citoyens peu civiques.

  • Au début des années 2000, j'ai constaté avec un grand plaisir le retour du castor dans nos régions. A cette époque, je fréquentais très régulièrement "la frayère" et "la gravière" de Lanaye. Quelle ne fut pas ma joie la première fois où j'ai vu un tronc rongé, puis d'autres, l'apparition de la première hutte... On s'est bien douté qu'il s'agissait d'un coup de ce cher Olivier, que le castor n'était pas descendu de l'expresse de Cologne en gare de Visé ou de Maastricht. Oui, le transport de cet animal est strictement interdit, mais maintenant qu'il est installé, il est protégé. Je vais vous faire une confidence : dans la frayère, on a découvert des dizaines de tortues de floride, vous savez, ces jolies petites choses aux joues rouges qu'on offre aux enfants. Eh bien celles-là, rejetées à l'eau par leurs propriétaires, mesuraient environ 50 cm de diamètre, et n'ayant pas de prédateur naturel, elles en avaient profité pour "bouffer" tous les alevins des espèces locales. Laissez le castor tranquille, tentez plutôt de l'observer, et avec de la patience, de le photographier. Cela adoucira plus que certainement votre courroux devant quelques arbres rongés.

  • Au début des années 2000, j'ai constaté avec un grand plaisir le retour du castor dans nos régions. A cette époque, je fréquentais très régulièrement "la frayère" et "la gravière" de Lanaye. Quelle ne fut pas ma joie la première fois où j'ai vu un tronc rongé, puis d'autres, l'apparition de la première hutte... On s'est bien douté qu'il s'agissait d'un coup de ce cher Olivier, que le castor n'était pas descendu de l'express de Cologne en gare de Visé ou de Maastricht. Oui, le transport de cet animal est strictement interdit, mais maintenant qu'il est installé, il est protégé. Je vais vous faire une confidence : dans la frayère, on a découvert des dizaines de tortues de floride, vous savez, ces jolies petites choses aux joues rouges qu'on offre aux enfants. Eh bien celles-là, rejetées à l'eau par leurs propriétaires, mesuraient environ 50 cm de diamètre, et n'ayant pas de prédateur naturel, elles en avaient profité pour "bouffer" tous les alevins des espèces locales. Laissez le castor tranquille, tentez plutôt de l'observer, et avec de la patience, de le photographier. Cela adoucira plus que certainement votre courroux devant quelques arbres rongés.

  • Je pense que vous avez mal lu mon article et que vous n'en avez pas perçu le sens. Cordialement, Roger

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