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  • Bassenge – Judiciaire. Des dizaines de milliers de litres de carburant volés à l’OTAN

    voleur carburant.jpgYves, un militaire à la retraite âgé de 52 ans et originaire de Saint-Nicolas, avait trouvé un bon plan pour rentrer facilement de l’argent : il avait conservé la clé d’un cabanon d’où il y avait un accès à la vanne d’un pipeline de l’OTAN, du côté de Bassenge. Il lui suffisait d’ouvrir cette vanne et de pomper du mazout, dont il avait fini par se servir, avec la complicité de son ex-femme, pour monter un véritable commerce parallèle.

    C’est parce que les usagers officiels de ce pipeline avaient remarqué une baisse de pression qu’une petite enquête interne avait été ouverte. Une surveillance avait été menée avec la police, et c’est ainsi que le 16 mars 2011, Yves et son ex-femme Chantal (50), ont été pris en flagrant délit. Ils avaient immédiatement reconnu les faits.

    Cela faisait un an et demi, ainsi qu’en ont attesté une série de clients qui n’ont étonnamment pas été poursuivis pour recel, que ce petit commerce parallèle avait été lancé. Les enquêteurs avaient ainsi constaté que l’ancien militaire avait loué deux entrepôts pour son activité qui lui a valu d’être reconnu coupable, tout comme son ex, de participation à une association criminelle. Dans l’un des entrepôts, il avait installé de l’outillage, un bureau et du matériel informatique, tandis que dans l’autre il avait stocké des cubis de 1.000 litres marqués aux noms de clients, un coffre-fort, une pompe avec compteur et un fût métallique.

    La vente de ce mazout volé avait rapporté, rien qu’en 2010, 89.625 euros. Le mazout était vendu à +- 65 % du prix officiel. Le tribunal a, pour estimer le montant dû aux parties civiles, en l’occurrence le ministère de la Défense, établi une règle de trois : le duo vendait, en se basant sur 2010, pour environ 1723,5 euros de mazout par semaine. On a pu établir une activité de vente pendant 78 semaines, ils sont donc tous deux condamnés à rembourser près de 135.000 euros.

    À la défense, Me Delbouille avait plaidé le sursis ; ses clients écopent respectivement de trois ans de prison pour lui et 20 mois pour elle, avec sursis pour ce qui excède leur détention préventive.(Source La Meuse mercredi 25 janvier 2017)