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vélos électriques

  • Des vélos électriques gratuits ! Des vélos seront proposés aux citoyens pendant un mois. Carlo Di Antonio veut les multiplier en Wallonie

    C’est une grande première que le ministre wallon de la Mobilité prépare pour le printemps : il va mettre 76 vélos à assistance électrique gratuitement à la disposition des citoyens à travers toute la Wallonie. Son idée : encourager ce mode de transport et soutenir les marchands de vélos du sud du pays.

    On sait que le vélo à assistance électrique est en plein boum dans notre pays. En 2015, 150.000 exemplaires ont été vendus, majoritairement à des femmes. Et 50.000 d’entre eux ont été achetés par des cyclistes de moins de 50 ans.

    AUSSI EN WALLONIE

    Le ministre cdH de la Mobilité veut désormais encourager ce mode de déplacement en Wallonie, convaincu que le vélo à assistance électrique est approprié au sud du pays, malgré le relief. Et qu’il convient aussi bien à la ville et à la campagne, pour les déplacements professionnels ou privés, pour les déplacements quotidiens ou les loisirs. Pour permettre aux Wallons de tester le vélo électrique avant, éventuellement, d’en acheter un, Carlo Di Antonio a débloqué un budget pour trois ans, histoire de permettre à chacun de tenter sa propre expérience. Dès le printemps prochain, 76 vélos à assistance électrique seront proposés gratuitement aux Wallons. Les modalités d’inscription ne sont pas encore définies, mais 38 « vélocistes » (des marchands de vélos) participeront à l’expérience, à raison de deux vélos par boutique. Répartis à travers toute la Wallonie, les vélocistes bénéficieront tous d’un budget de 5.000 euros pour mettre deux vélos électriques à la disposition de ceux qui en auront fait la demande. À ce prix-là, il devrait évidemment s’agir de vélos de très bonne qualité. « Les bénéficiaires pourront tester le vélo à leur guise durant un mois », explique Marie Minet, porte-parole de Carlo Di Antonio. « Certains l’utiliseront sans doute pour se rendre au boulot, d’autres pour aller au marché, pour faire les courses ou pour d’autres déplacements privés ou leurs loisirs. S’ils l’utilisent déjà une ou deux fois par semaine pour le tester en situation réelle, dans leur univers, qu’il soit urbain ou rural, plat ou accidenté, cela leur permettra d’apprécier au quotidien les avantages d’un vélo à assistance électrique. Et de conclure si ce moyen de déplacement leur convient ou non. Le partenariat avec les vélocistes de Wallonie vise aussi à encourager le retour des clients dans les boutiques de Wallonie. »

    POUR 2.700 WALLONS

    Avec 76 vélos mis à la disposition des Wallons pendant un mois, cette grande première devrait permettre à 900 Wallons de tenter l’expérience du vélo à assistance électrique durant la première année, soit 2.700 sur les trois ans. « De telles initiatives dans d’autres secteurs ont déjà montré un taux de satisfaction très élevé de la part des utilisateurs et un transfert de mode de déplacement au terme de la période de test », insiste le ministre Di Antonio.

    CHANGER LES HABITUDES

    « Aujourd’hui, en Wallonie, la majorité des déplacements utilitaires à vélo sont toujours effectués avec un vélo classique ou pliant et les trajets effectués restent généralement courts », analyse Marie Minet. « Le vélo classique ne répond donc pas forcément aux besoins de personnes devant se déplacer sur des distances moyennes ou lorsque le relief est accidenté. Le vélo à assistance électrique est un mode de transport complémentaire que le ministre entend soutenir, pour des navettes domicile-travail ou pour des déplacements privés. » D’ici peu, le ministre communiquera sur la manière de s’inscrire à cette expérience.

    Source : Michel Royer Sudpresse

  • On va contrôler la vitesse des vélos électriques. Des échantillons de vélos seront prélevés dans les magasins

    Une enquête vient d’être lancée afin de vérifier la conformité des vélos électriques par rapport aux normes officielles. Mais aussi par rapport aux nouvelles règles de vitesse, que certains fabricants pourraient être tentés de contourner… 

    La réglementation a récemment évolué, en matière de vélos électriques. Depuis le 1 er octobre, ceux capables de dépasser les 25 km/h doivent obligatoirement être munis d’une plaque d’immatriculation. De même, pour les piloter, il faut disposer d’un permis de conduire, et le port du casque est devenu obligatoire.

    Mais le gouvernement ne s’arrête pas là. Car il a décidé de ne pas faire confiance aux fabricants, en matière de normes de vitesse. Ou, si vous préférez, de vérifier si les vitesses maximales qu’ils déclarent pour chaque engin sont bien conformes à la réalité.

    Échantillons

    Une vaste campagne de contrôles vient ainsi de démarrer, selon des propos tenus à la Chambre par le ministre des Consommateurs, Kris Peeters (CD&V). En quoi consistera-t-elle ? « Des échantillons de vélos seront prélevés auprès de différents points de vente », explique M. Peeters. « Ensuite, ils seront testés au niveau technique par un laboratoire externe. Le contrôle administratif sera réalisé par l’administration elle-même, après quoi, le cas échéant, des mesures seront imposées aux fabricants ».

    Différentes choses vont être testées, selon le ministre. C’est le cas de la sécurité des roues, de celle des freins, mais aussi des batteries, de la vitesse ainsi que de la puissance maximale autorisée pour ces engins.

    Procédure excessivement tatillonne ? Il semble plutôt que M. Peeters veuille remettre un peu d’ordre dans un secteur en pleine expansion, qui a vu l’arrivée massive sur le marché belge de vélos ne répondant pas forcément aux normes de sécurité. C’est le cas de la vitesse maximale déclarée par le fabricant, qui pourrait être tenté de la sous-évaluer afin que le vélo échappe aux nouvelles règles plus contraignantes.

    Incendie ou explosion

    Ce l’est tout autant de la protection de la batterie contre tout risque d’explosion ou d’incendie, ou de la protection contre la vitesse excessive qui mettrait la vie du conducteur en danger.

    Une étude du SPF Économie réalisée en 2014, indiquait en effet qu’aucun des vélos électriques contrôlés ne répondait aux normes administratives requises. Raison pour laquelle une enquête technique plus fouillée a cette fois été décidée.

    C’est d’ailleurs aussi tout l’intérêt des usagers. Car s’ils provoquaient un accident avec un vélo s’avérant trop rapide, ils risqueraient de se voir infliger une amende, mais aussi de devoir prendre certains frais de la victime directement à leur charge… (Source La Meuse mardi 27 décembre 2016)