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poneys glons

  • Accusations de maltraitance animale. Cinq poneys faméliques à Glons

    poneys 7.jpgL'article de Kathleen Wuyard dans La Meuse de ce mardi 27 octobre 2015.

    Ils sont forcés de vivre sur un terrain sans herbe et jonché de débris divers ! 

    Depuis quelques jours, c’est tout un village qui se mobilise pour sauver cinq poneys.  Selon les habitants de Glons qui nous ont alertés, les bêtes ne sont pas nourries et sont forcées de rester dans un pré boueux, rempli de déchets. Une vision insoutenable pour les riverains.

    Isabelle Camal est bouleversée.

    poneys 6.jpgPour cette infirmière de 42 ans amatrice d’équitation et habitante de Glons, il est inconcevable de traiter des animaux de la sorte. Déterminée à sauver les poneys, elle raconte.

    « C’est en me rendant à la salle située juste à côté de la prairie que j’ai découvert ces pauvres bêtes. Ma fille et moi faisons toutes les deux de l’équitation, et j’ai tout de suite remarqué que ces poneys étaient forcés de vivre dans des conditions horribles. »

    UNE PRAIRIE JONCHÉE DE DÉBRIS

    Et Isabelle de poursuivre, outrée : « la prairie dans laquelle ils se trouvent est truffée d’obstacles dangereux : le sol est recouvert de monticules de vieux bois dont dépassent des poneys 4.jpgclous sur lesquels les poneys pourraient se blesser. Il y a des débris partout : du plastique, de la tôle, des morceaux de tissu… C’est un vrai dépotoir, et c’est très dangereux pour eux ! »

    Et selon Isabelle, les mauvais traitements dont seraient victimes les poneys ne s’arrêtent pas là : en effet, elle l’affirme, ils n’auraient rien à manger !

    « Il n’y a aucune herbe au sol, juste des mauvaises herbes immangeables. Les poneys n’ont plus rien eu à manger depuis cinq jours, ils ont fini leur ballot de foin et on ne leur en a pas rapporté un nouveau. Non seulement ils n’ont rien à manger mais en plus, ils n’ont rien à boire. Il y a une baignoire qui se trouve à l’intérieur de l’abri et qui est visiblement vide ».

    Des conditions de vie difficile, qui commencent à sérieusement se répercuter sur les poneys.

    Ainsi que nous l’explique Isabelle, « leur ventre est tout gonflé, cela se voit que ces pauvres bêtes sont bourrées de vers. Ils ne sont pas entretenus, jamais brossés… Chez les plus jeunes poneys, le sabot file en avant. Cela cause une démarche bizarre, on voit que leurs membres postérieurs commencent à se déformer ».

    « J’AI PEUR QU’ILS SOIENT ABATTUS »

    Face à la détérioration de l’état des poneys, Isabelle s’est décidée à agir.

    « Je n’osais pas appeler la police, j’avais peur que les propriétaires décident de se débarrasser des bêtes et les conduisent à l’abattoir. J’ai tout de même contacté la SRPA qui, faute d’avoir pu entrer en contact avec la propriétaire, a mandaté une descente de police et d’un vétérinaire sur les lieux ».

    En attendant que ces derniers viennent constater les faits et décident ou non de prendre des mesures, les riverains se mobilisent.

    « On leur amène des carottes, des pommes. Ils commencent à nous reconnaître et à hennir quand on arrive » .

    XAVIER AFFIRME PRENDRE BIEN SOIN DES PONEYS

    « Cela me met en colère de lire ces fausses accusations »

    Étudiant en rhéto à Herstal, Xavier est le fils d’amis de la propriétaire des poneys. Incapable de s’en occuper elle-même pour des raisons de santé, cette dernière lui a demandé de prendre le relais. Il l’affirme : les accusations de maltraitance sont infondées !

    « Je me rends à la prairie un jour sur deux pour leur donner à manger et à boire. C’est complètement faux de dire qu’on les laisse sans rien dans leur prairie. Si les gens ne nous croient pas, ils n’ont qu’à se rendre au magasin où on achète un ballot de foin par semaine pour les poneys. »

    Si le jeune homme nie formellement que les poneys souffrent de la faim et de la soif, lui-même doit bien reconnaître que le terrain où ils se trouvent n’est pas des plus adaptés.

    « La propriétaire des bêtes se chauffe au bois et elle entrepose son bois de chauffage dans la prairie. L’année passée, j’avais remis tout le terrain en état, mais en un an, ça se dégrade. Il faut tondre tout le temps, et moi, je suis tout seul ». Face à ce constat, la propriétaire a décidé, à contre cœur, de se séparer de ses poneys. « Elle y est très attachée, mais c’est devenu trop difficile. Elle leur cherche une bonne famille »

    KATHLEEN WUYARD La Meuse mardi 27 octobre 2015