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  • Bassenge, la ruée sur l’or bleu : la récolte des pommes de terre est mise en péril par la sécheresse et les agriculteurs pompent dans le Geer pour arroser leurs cultures

    Selon le Sillon belge, la sécheresse exceptionnelle qui sévit actuellement dans le nord-ouest de l'Europe compromet la récolte des pommes de terre en Belgique. Elle risque d'afficher le rendement le plus faible de ces 15 dernières années, comme l’a averti ce mardi 4 octobre 2016 la filière wallonne de la pomme de terre (Fiwap).

    La sécheresse actuelle rend quasi impossible tout arrachage à moins de pouvoir irriguer ou arroser les parcelles. "Les mottes de terre dures et sèches endommagent les tubercules sur l'arracheuse et lors de la mise en stockage, ce qui compromet la qualité des tubercules et leur conservation dans les hangars", explique la Fiwap dans un communiqué.

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    camion hollandais pompe 4 bis.jpgEn Vallée du Geer, c’est la raison pour laquelle, depuis une huitaine de jours, les tracteurs tirant citerne et autres camions, citernes eux aussi, se sont rués sur les bords du Geer pour pomper l’eau dans la rivière et s’en aller ensuite la déverser sur leurs champs. Un va-et-vient incessant et des milliers d’hectolitres.

    A titre d’exemple, parmi d’autres, ce camion immatriculé en Hollande photographié en train de pomper l’eau rue crameux à Boirs ce lundi matin 10/10/2016, et qui s’en est allé ensuite la répandre sur des cultures de pommes de terre situées à… Val-Meer près de Millen, soit à plusieurs kms du point de pompage.

    camion pompe geer.jpgUne levée de boucliers du côté des défenseurs de l’environnement

    En effet, plusieurs se sont élevés contre cette pratique et les pompages intempestifs qui, selon eux, ne font l’objet d’aucun contrôle ni de supervision au niveau du volume d'eau capté dans la petite rivière estimant qu’il y va du respect du Geer, de son niveau, de la faune et de la flore. Et ces mêmes d’avancer des règlements interdisant de telles pratiques tout en évoquant l'alternative que présente la proximité d'un grand fleuve comme la Meuse.

    Renseignements pris auprès de Monsieur Guillaume Philippe, Directeur du service des eaux non navigables du SPW (Le Geer est un cours d’eau de la catégorie 1), au regard de la loi, aux seuls agriculteurs qui ont des propriétés contiguës aux rivières bénéficient du droit d’exploiter cette ressource mais dans un cadre bien établi et selon des règles et devoirs bien précis (privilèges de riveraineté). En tout état de cause, pomper dans une rivière est subordonné à l’introduction d’une demande aux instances concernées (SPW) qui, après étude, sera suivie ou non d’une autorisation. Le Directeur de préciser qu’à ce stade (lundi 10/10/2016), aucune demande ne lui est parvenue, ni du chef des agriculteurs locaux et les autres, ni de la commune de Bassenge.

    camion hollandais pompe 5.jpgIl apparaît dès lors que le camion-citerne, parmi d’autres engins, qui effectue des pompages et des va-et-vient entre Boirs et Val-Meer se serait bien mis en infraction au regard de la loi. Le Bourgmestre a été mis au courant dimanche mais jusqu’ici aucun communiqué ne fuse. Hier, la Police de la zone Basse-Meuse a été vue plusieurs fois sur le lieu de pompage en dessous du viaduc de Boirs.

    A Bassenge, on assiste à une véritable ruée sur l’or bleu

    La pluie qui est tombée ce lundi et celle qui est attendue en seconde moitié de cette camion hollandais pompe 3.jpgsemaine devraient apporter un soulagement aux agriculteurs de la région mais aussi aux riverains proches des lieux de captage qui se plaignaient du bruit occasionné par certains pompages opérés très tôt le matin ou la nuit.

    Quant au prix des pommes de terre, il risque bien de subir les conséquences de cette sécheresse.

    Regor