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  • Juprelle. La prison de Lantin monopolise 2,5 policiers par jour. Et d’autre part, du côté des finances, la dotation annuelle de Bassenge s’élève à 912.101 euros !

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    La prison de Lantin ne fait décidément que coûter cher tant à Juprelle qu’à l’ensemble des communes qui composent la zone de police Basse-Meuse. Au lieu d’être sur le terrain, 2,5 policiers doivent s’y rendre chaque jour pour réaliser différents devoirs.

    À Juprelle, la réforme des polices a vraiment du mal à passer. Pourquoi ? Parce que depuis qu’elle a été mise en place, la dotation communale que Juprelle doit octroyer à la zone de police de la Basse-Meuse est exorbitante et ne fait qu’augmenter d’année en année.

    Pour 2016, Juprelle devra ainsi débourser 1.086.195 euros (+5,61 %). Si on compare avec une autre commune de la zone de police, qui a plus ou moins le même nombre d’habitants et la même superficie, Bassenge ne devra verser « que » 912.101 euros.

    LES PRISONS COÛTENT CHER

    Comment expliquer cette différence ? Par la présence de deux établissements pénitentiaires (la prison de Lantin et le centre de défense social de Paifve) sur le territoire juprellois. Une double présence qui doit être intégrée dans le calcul de la dotation communale et qui a du mal à être acceptée par la bourgmestre.

    D’autant qu’en plus de coûter cher à Juprelle, ça a une conséquence directe sur la présence policière sur le terrain pour l’ensemble de la zone de police. Car quotidiennement, la prison de Lantin monopolise, 2,5 policiers sur les 145 agents opérationnels que compte la zone. « Ce ne sont pas des policiers attachés à Juprelle, précise Christine Servaes, la bourgmestre de Juprelle. Mais ils doivent y aller pour faire des reconnaissances parentales, des papiers liés à la carte d’identité, réaliser des devoirs demandés par le parquet, mais aussi, acter des plaintes ».

    Ce que nous a confirmé Alain Lambert, le chef de la zone de police. « Nous avons effectivement l’équivalent de 2,5 temps plein qui ne font que ça. Aller à la prison de Lantin ou à Paifve pour s’occuper de traiter toutes les apostilles ou gérer les plaintes émanant des détenus ou des surveillants. Et tout cela représente une masse de travail considérable. »

    Et à ces 2,5 policiers quotidiens, il faut ajouter ceux qui doivent remplacer les gardiens lors des grèves. « Comme nous n’avons pas la capacité pour le faire seuls, nous recevons un renfort du fédéral et des autres zones de police, mais à chaque grève, la zone de police de la Basse-Meuse doit mettre à disposition 18 policiers par 24h », précise le commissaire. « Dix-huit policiers qui doivent alors mettre de côté leurs missions de base ».

    Avec, pour conséquence directe, une présence policière sur le terrain qui parfois fait défaut. (Source La Meuse. Aurélie Drion le jeudi 17 décembre 2015)