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  • PMC. Carlo Di Antonio veut généraliser le test des sacs mauves à l’ensemble du territoire wallon en 2019

    En Wallonie, le sac PMC fait désormais partie des habitudes. Canettes, bouteilles en plastique, barquettes métalliques… Tous ces déchets vont directement dans nos célèbres sacs bleus pour être recyclés. Hélas, certains emballages en plastique en sont toujours exclus. Mais le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), veut changer les règles… 

    En matière de tri des déchets, le Belge figure dans le peloton de tête du classement mondial. D’ailleurs, les sacs bleus PMC, tous les Wallons les connaissent. Mais à Hannut, Marchin et Frameries, les habitants ont fait la connaissance, en janvier dernier, d’un nouveau sac : le mauve.

    Concrètement, il permet aux habitants d’ajouter, aux traditionnels PMC, les emballages en plastique rigide (barquettes, raviers et pots) et ceux en plast ique souple (films, sac s et sachets). Un projet nommé « P+MC ».

    Si ces trois communes wallonnes permettent actuellement de tester différents scénarios de collecte, le ministre de l’Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), voit déjà plus loin. Il veut généraliser ce concept à l’ensemble du territoire pour 2019. Il a dévoilé ce projet la semaine dernière au Parlement de Wallonie et nous a livré davantage d’explications. « Une conclusion retient mon attention, c’est que plus de 80 % de la population des communes concernées sont pour cette nouvelle approche », a lancé le ministre. « Elle permet de simplifier le message de tri, fort compliqué actuellement, et de développer des nouvelles filières de recyclage de plastiques spécifiques. Toutefois, il y a encore trop peu de quantités issues des projets pilote pour pouvoir offrir des lots suffisants et suffisamment représentatifs à des recycleurs qui pourront juger de la qualité et réfléchir à des investissements. » Et si le ministre Di Antonio veut aller plus loin, c’est aussi parce que l’Europe pourrait augmenter, à terme, le taux obligatoire de recyclage des plastiques d’emballage. Il est aujourd’hui de 22,5 % et pourrait atteindre demain les 55 %.

    D’ABORD AU PARC À CONTENEURS

    « J’ai déjà donné le signal aux intercommunales et communes, puisque dès le 1 er janvier, les parcs à conteneurs devront accepter les films plastiques d’emballage, en attendant le sac mauve, contenant le PMC et les plastiques rigides en porte-à-porte », précise Carlo Di Antonio. « Mon objectif est que Fost Plus mette en place rapidement un groupe de travail pour l’extension de ce sac mauve à tous les Wallons, sachant que la Région wallonne intégrera d’office cet élément dans la discussion du prochain agrément de Fost Plus, qui entrera en vigueur dès 2019 . »

    Dans les parcs à conteneurs, nous pourrons donc dès le 1 er janvier déposer aussi des plastiques durs. « Le citoyen qui démonte une grande serre en plastique pourra désormais la déposer », nous précise pour l’exemple Carlo Di Antonio. « Il ne devra plus la découper pour la mettre dans un sac-poubelle ou encore dans le conteneur des encombrants. Idem pour de gros jerricans . »

    UN PETIT GAIN D’ARGENT

    Si le traitement sélectif de ces nouveaux déchets coûte de l’argent, l’impact sera neutre pour le citoyen. « Ce coût sera pris en charge par les producteurs en vertu de l’obligation de reprise. Il faut rappeler que les cotisations actuelles permettent, sans problème, de prendre en charge ce coût supplémentaire. »

    Enfin, comme ces emballages en plastique n’iront plus dans les ordures ménagères classiques, la mesure pourrait avoir un impact direct sur la facture finale des ménages, surtout chez ceux équipés de poubelles à puces qui paient le traitement de leurs déchets au poids. « D’après nos calculs, l’élargissement de ce tri permettra de générer 9 à 10 kilos de déchets en moins par an et par ménage », nous explique Carlo Di Antonio. « Il faut savoir qu’aujourd’hui, un sac PMC contient 15 % de refus, à savoir des matières actuellement non recyclées par cette filière. Cela occasionne beaucoup de travail. En autorisant ces plastiques, nous pourrions faire disparaitre ces refus. Enfin, nous étudions les détails du dispositif, mais le principe de collecte généralisée est bien établi. Et nous visons la date du 1 er janvier 2019 pour la généralisation de cette collecte élargie. » (Source La Meuse mardi 11 octobre 2016)