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pièges à pies

  • En Vallée du Geer, la découverte d’un piège à Corneilles et à Pies agite les réseaux sociaux… Pourtant, l’utilisation de tels procédés est légale (+ Vidéo : âmes sensibles s’abstenir).

    piège.pngDernièrement, lors d’une promenade sur les hauteurs d’un village de la Vallée du Geer, un couple de promeneurs a découvert par hasard, au détour d’un chemin en rase campagne, une structure revêtue de treillis faisant penser à une grande volière. A l’intérieur, des corneilles se débattaient. S’étant approchés de « la grande cage », ils constatèrent qu’il s’agissait, en fait, d’un piège…

    Il n’en fallait pas plus pour que les photos atterrissent sur les réseaux sociaux (groupes locaux) et que les commentaires commencent à fuser… « Choquant ! Archaïque, méthode digne du moyen âge… Cruel ! Pauvres bêtes… »

    Explication en Vidéo (attention âmes sensibles s'abstenir...!)

    Et pourtant, l’installation de tels pièges est tout à fait légale.

    Mais alors, que justifie leur installation ? Selon «  La chasse belge » une régulation des corvidés s’impose.

    D’après ce que nous dit le site internet de «  La Chasse belge », la population de corneilles et de pies est en constante augmentation. Ces corvidés s’en prennent aux jeunes lapereaux, faisans et autres…

    Le site internet en dit plus :

    http://www.chasseacrw.be/Reglementation/DestruCorPie.asp

    Extrait : « Sur les différentes espèces de corvidés vivant sur notre territoire, deux posent réellement des problèmes tant la prédation opérée sur l’ensemble de la petite faune ailée chassable ou protégée peut être importante. Il s’agit de la pie bavarde et de la corneille noire. La prédation sur les oeufs et les oisillons que peut prélever une pie ou une corneille noire chaque année tant parmi les espèces de passereaux protégés que parmi les « espèces gibiers » (pigeon ramier, perdrix grise, faisan, colvert) est impressionnante. Il faut donc engager une lutte quotidienne et parfaitement ciblée contre ces prédateurs ailés qui peut s’effectuer soit sous forme de tir, soit sous forme de piégeage, les deux méthodes étant complémentaires. La pie et la corneille sont deux espèces en pleine expansion. »

    Parmi les obligations, retenons : «  Les trébuchets ou nasses doivent être contrôlés quotidiennement.

    Tout oiseau piégé appartenant aux espèces dont la destruction a été autorisée doit être tué immédiatement par le titulaire de l’autorisation et son cadavre doit être détruit sur place.

    Tout oiseau piégé n’appartenant pas aux espèces dont la destruction a été autorisée doit être immédiatement relâché. »

    En conclusion, si le propriétaire est tenu de déclarer l’installation d’une telle structure – placement d’un piège au principe relativement simple – il est tenu de veiller à la présence d’un abreuvoir rempli d’eau et doit procéder à l’abattage des corvidés dans le plus bref délai suivant leur capture.

    La régulation de la population des corneilles et des pies est donc liée au domaine de la Chasse belge.

    Mais la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux (LRBPO) n’est pas du tout du même avis. (source site internet de la LRBPO)

    « Corneille noire et Pie bavarde sur le banc des accusés ! » février 2013.

    Pour elle, corneilles et pies ne sont pas les oiseaux de mauvais augure comme on les décrit: «Une revue récente démontre que leur impact sur les populations d’autres espèces est négligeable. Et si de nombreuses espèces sont en déclin, c’est dû à la dégradation de l’environnement: agriculture intensive, destruction des haies, des mares, des vergers, la présence anormalement élevée de chats…»

    Et d’avancer des chiffres: 39 000 couples de corneilles et 25 000 couples de pies nichent en Wallonie. On en éliminerait chaque année une part importante et, donc, le problème n’est pas là. Il faudrait s’attaquer aux vraies atteintes qui dégradent notre environnement.

    http://protectiondesoiseaux.be/corneille-noire-et-pie-bavarde-sur-le-banc-des-accuses/

    Et donc, un sujet qui oppose et dont on n’a pas certainement pas encore finir de parler…

    Regor