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peupliers abattus wonck

  • A Wonck, les abattages de peupliers se poursuivent… La Vallée du Geer complètement défigurée.

    abattages peupliers wonck.jpgAu mois de mars 2013, votre blogueur poussait un gros coup de g…. devant l’hécatombe.

    http://bassenge.blogs.sudinfo.be/archive/2013/04/10/abattages-massifs-d-arbres-en-vallee-du-geer-l-hecatombe.html

    Mais depuis cette date, la situation n’a fait qu’empirer car, cette année 2015 encore, les abattages ont repris de plus belle. De 10 ha au moins, la surface des déboisements n’a cessé de croître. Je vous invite à vous
    remémorer la situation en lisant, ci-desous, l’extrait de l’article que je consacrais à cette problématique en 2013.

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    C’est donc un fait avéré : nos peupliers de la Vallée du Geer sont abattus et partent pour la Chine…

    Et en Chine, il n’y a pas de peupliers ? Ou alors, qu’en font-ils ? Ils les protègent ou les abattent ?

    Non, ils ne les abattent pas. Au contraire, leur plantation est encouragée et les peupleraies protégées car : « Le rôle des peupliers et des saules dans le piégeage du carbone et l’énergie renouvelable suscite l’intérêt d’un grand nombre de pays.  L’emploi des peupliers pour l’absorption de
    polluants à base de nitrates provenant de l’agriculture et d’autres affectations des terres fait aussi l’objet d’une certaine attention.»

    Faits et tendances. (Source FAO.org.)

    D’après les rapports de pays membres de la CIP, la superficie des plantations de peupliers et, dans une moindre mesure, de saules s’accroît au plan mondial. Au niveau régional, elle diminue ou demeure stationnaire en Europe, augmente ou reste stable en Asie, s’accroît en Amérique du Nord et croît ou demeure stationnaire en Amérique du Sud (tableau 5). A l’échelle mondiale, la culture et l’utilisation du saule paraissent se développer.

    La culture des peupliers et des saules n’est plus considérée seulement comme une utilisation forestière des terres. Les espèces de ces genres servent de façon croissante à restaurer les paysages, à remettre en état les terres dégradées et à combattre la désertification, notamment au Proche-Orient, en Asie occidentale et centrale et en Afrique du Nord. Elles sont cultivées de plus en plus souvent comme élément du paysage rural, et intégrées à l’agriculture (y compris l’élevage et la production de cultures de rente), à l’horticulture et à la viticulture, contribuant ainsi aux moyens d’existence durables et au développement rural intégré. La plantation de peupliers et de saules dans les bois des petits propriétaires et dans les systèmes agroforestiers favorise de plus en plus l’utilisation
    des terres en Asie (notamment en Chine et en Inde) et en Amérique du Sud.

    L’utilisation des peupliers et des saules tend à se diversifier, embrassant un large éventail de produits tirés du bois massif et reconstitué et des fibres. Le rôle des peupliers et des saules dans le piégeage du carbone et l’énergie renouvelable suscite l’intérêt d’un grand nombre de pays. La phytoremédiation à partir de peupliers et de saules passe du stade de la mise au point à celle de la réalisation dans plusieurs pays, notamment en Europe et en Amérique du Nord. L’emploi des peupliers pour l’absorption de polluants à base de nitrates provenant de l’agriculture et d’autres affectations des terres fait aussi l’objet d’une certaine attention.

    La valeur des peuplements naturels diversifiés de peupliers et de saules aux fins de l’amélioration des arbres est désormais reconnue. Les programmes de conservation des peuplements naturels de peupliers sont nombreux en Europe (sic : sauf à Bassenge)

    http://www.fao.org/docrep/008/a0026f/a0026f02.htm

    Regor

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  • Wonck. Abattages massifs de peupliers : nous avons voulu en savoir plus…

    cohout 3.jpgLa chronique de Regor.

    Voulant en savoir plus sur ces abattages massifs, nous avons rencontré un professionnel de l’industrie du bois afin de recueillir son avis. Avec lui nous étions sur les lieux à Wonck. Ce spécialiste a toutefois préféré garder l’anonymat.

    « Comme vous pouvez le constater, le bois des peupliers abattus qui se présentent devant nous est sain et les grumes sont exploitables. Une étiquette cohout étiquette.jpgidentifie chacune d’elle. Entre autres informations, ces étiquettes mentionnent clairement le nom de l’entreprise qui les a acquises et qui s’est également chargée de l’abattage des arbres tout comme elle se chargera des opérations suivantes. En effet, à ma connaissance, la Société Cohout de Nieuwerkerken exerce ses activités en Belgique depuis plusieurs décennies et, depuis, elle les a largement développées dans les différentes étapes de transformation du bois.

    Il faut savoir que la Société acheteuse d’une peupleraie l’acquiert tel un lot pouvant présenter des arbres d’âges différents et donc de diamètres différents, temps de croissance oblige. On admet généralement qu’un peuplier (populus) à une longueur de vie de 100 à 150 ans voire plus pour certaines espèces, mais si, selon moi en ce cas qui nous préoccupe, la circonférence moyenne des arbres entre dans les conditions d’exploitation de leur bois, les arbres qui se présentent devant nous n'ont pas atteint ce grand âge…

    cohout 1.jpgOn retrouve ici, en l’occurrence, des premières culées dont certaines, à vue de nez, doivent faire plus de 70 cm de diamètre, tandis que d’autres, des arbres plus jeunes, doivent en faire au moins 50. Outre une quantité importante de premières culées (1ère culée = tronc exempt ou présentant peu de nœuds sur une longueur déterminée), une majorité de gros diamètres composent ce lot et les grumes de peuplier devraient être destinées au déroulage en vue de la fabrication de panneaux. Quant à celles aux diamètres inférieurs, elles devraient rejoindre d’autres filières comme la scierie (ouvrages en bois-caisseries) ou encore, pour les plus petites et les branches, entrer dans la fabrication de pâte à papier. En tout cas,  je peux comprendre que cette peupleraie de Wonck ait suscité l’intérêt d’une société comme Cohout dont on connaît la croissance des exportations de bois belges qu’elle effectue vers l’étranger ces dernières années. Le peuplier, cette essence dite « pauvre », était tombé quelque temps en désuétude, mais depuis quelques années, une demande de grumes de qualité existe bel et bien : elle émane principalement des pays de l’Est et de l’Asie.

    Que dire de plus si ce n’est que, légitimement, le propriétaire de la peupleraie tout comme la Sté Cohout, auront profité de cette demande venant de l’étranger pour saisir l’opportunité et en tirer profit ».

    cohout 2.jpgRencontre avec un agriculteur propriétaire de peupleraie à Wonck.

    Après avoir recueilli l’avis de ce professionnel du bois, nous avons rencontré, toujours à Wonck, un agriculteur propriétaire de parcelles boisées (peupliers) qui viennent de faire l’objet d’abattages. Il confirme.

    « On peut parler d’opportunité, effectivement. Ici, à Wonck, nous sommes plusieurs propriétaires à l’avoir saisie. C’est donc probablement la somme des différents abattages qui, au niveau de la modification du paysage comme vous dites, a interpellé certains wonckois. Mais, comme tout cultivateur, même si nous devons parfois nous conformer à certaines règles ou règlements, nous sommes propriétaires des parcelles et il n’appartient qu’à nous de déterminer quand tirer au mieux profit de nos cultures ou plantations ».

    Et à la question de savoir comment les propriétaires ont été contactés…

    « Il n’y a aucun secret : Cohout NV s’est enquis auprès des services de l’urbanisme à Bassenge afin de connaître les noms des propriétaires de peupleraies réparties sur la commune. Après en avoir pris connaissance, un de leur délégué a pris contact ensuite avec tous les propriétaires concernés. Les peupliers, étaient en pleine maturité et exploitables. Cette Société nous a fait une offre intéressante. Il se trouve que nous sommes plusieurs agriculteurs wonckois à avoir saisi la balle au bond. Mais il entre, bien sûr, dans nos intentions de procéder à des replantations»

    Quant à la destination finale des peupliers abattus à Wonck… Ce propriétaire rejoint l’avis du professionnel du bois.

    « La Société Cohout nous a parlé d’une opération de déroulage des grumes afin de réaliser des panneaux de multiplex avec des placages de peuplier. Pour se faire, les grumes de peupliers de Wonck vont être exportées en Chine… ! »

    Les peupliers de la Vallée du Geer achetés en Chine ?

    Tiens, tiens… Serait-ce une revanche prise sur les chapeaux de paille ?

    Voir aussi article précédent paru dans La Meuse et sur ce même blog:

    http://bassenge.blogs.sudinfo.be/archive/2013/01/11/wonck-abattage-massif-de-peupliers-les-explications-du-bourg.html 

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    Regor 11 janvier 2013

  • Wonck. Près de 100 peupliers abattus… et des citoyens indignés.

    1 (2).jpgIls étaient arrivés en fin de vie, mais d’autres arbres vont les remplacer.

    Depuis quelques jours, certains habitants de la Vallée du Geer s’indignent de voir que des dizaines de peupliers sont abattus dans des prairies, à Wonck. Et que les propriétaires des terrains ont obtenu l’accord de la commune pour le faire.

    Mais le bourgmestre rassure: « Ces peupliers arrivent en fin de vie et seront remplacés par d’autres arbres ».

    La suite de l’article dans votre journal La Meuse d’aujourd’hui…

    Ou ici :

    http://pdf.lameuse.be/pdf/index.php

    Les photos d’Ali Aghroum

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