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maltraitance mouton

  • Maltraitance animale. Un mouton trouvé dans un coffre sauvé in extremis. Il allait être égorgé illégalement pour fêter l’Aïd

    mouton sauvé.jpgDénouement heureux pour un mouton ce lundi. Découvert dans le coffre d’une voiture par la police des autoroutes, il échappe de justesse à la mort… Et ne courra plus jamais le risque d’être mangé. 

    C’est une histoire qui ne manquera pas de ravir les défenseurs des animaux. Ce lundi, un mouton en route vers un abattage illégal a en effet échappé à la mort de justesse… grâce à un contrôle autoroutier !

    Arrêtée en bord d’autoroute, la voiture de ceux qui le transportaient pour être égorgé a en effet attiré l’attention de la police des autoroutes.

    Et quand ils ont procédé à une inspection du véhicule, quelle ne fut pas leur surprise de découvrir un mouton vivant dans le coffre de la voiture ! Immédiatement saisi, l’animal a été amené à la police des autoroutes d’Awans, où il a été pris en charge par la SRPA.

    Pour Fabrice Renard, inspecteur principal de la SRPA de Liège, transporter un animal de la sorte est tout bonnement inadmissible. Ainsi qu’il l’explique, « la voiture était arrêtée en plein soleil, c’est inadmissible. Cela me fait d’autant plus réagir que souvent, la communauté musulmane dit ne pas vouloir étourdir les moutons avant de les abattre parce que cela leur cause de la souffrance… Transporter un animal de la sorte, sans air ni lumière, ce n’est pas correct ».

    D’autant plus que l’animal ne portait pas d’identification, laissant penser qu’il était destiné à un égorgement illégal au domicile d’un particulier.

    « Si l’animal ne porte pas d’identification, rien n’indique que sa viande est propre à la consommation. En plus, comme il n’est pas identifié, l’abattage ne peut avoir lieu qu’à domicile, ce qui est parfaitement illégal »

    L’Aïd el-Kébir, également appelé « fête du sacrifice », commémore le sacrifice d’Abraham, dont le fils, destiné à être égorgé en preuve de foi, fut remplacé in extremis par un mouton.

    S’il n’est pas plus cruel d’abattre un mouton que les vaches ou les cochons qui remplissent les abattoirs du pays, c’est la méthode qui pose problème. En effet, les abattages sans étourdissement sont désormais interdits en Flandre et en Wallonie sous certaines conditions. Une mesure qui a poussé certains fidèles à la clandestinité ce lundi. « Nous avons reçu une dizaine d’appels pour dénoncer des abattages à domicile dans la région liégeoise » nous dit Fabrice Renard.

    Qui se réjouit du sauvetage de ce lundi : « Comme le mouton a été pris en charge par une association, il ne pourra plus jamais être destiné à l’abattage ». (La Meuse mercredi 14 septembre 2016)