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métiers porteurs

  • Une étude du Forem dévoile les « métiers porteurs » Il s’agit par exemple de professions avec beaucoup d’offres d’emploi et peu de candidats

    métiers porteurs.pngDes « métiers porteurs », une autre façon d’envisager le marché de l’emploi quand on est étudiant ou en recherche d’emploi. Le Forem a mené une analyse originale. En voici les résultats.

    Voilà une analyse du Forem tout à fait originale et qui va plus loin que les habituelles études sur les métiers en pénurie ou les profils les plus demandés par les employeurs. « Le premier objectif est d’aller plus loin que les fonctions critiques ou les métiers en pénurie », explique Géry Choteau, l’un des auteurs de cette analyse. « Il s’agit en fait de voir les métiers où il y a du travail. » Parce que, les statistiques, ce n’est pas si simple. Si on reprend par exemple les métiers les plus demandés auprès du Forem, on trouve en première place les employés de ménage à domicile. Ce sont essentiellement des personnes qui travaillent en titres-services. Il y a des milliers d’offres pour ces métiers, mais s’il y a le double ou le triple de candidats pour le nombre de postes, on ne parlera pas de métiers porteurs.

    « Dans nos statistiques, il y a beaucoup plus que des top. C’est bien plus nuancé », explique Géry Choteau. « On utilise toutes les données pour dégager ce que nous appelons les métiers porteurs ».

    Les analystes ont donc croisé plusieurs types de chiffres : volume de l’offre d’emploi, volume des demandes, taux de satisfaction des offres, taux de sortie du chômage vers l’emploi. Il en ressort un tableau avec les métiers les plus porteurs. Bon à savoir pour les conseillers Forem quand ils se retrouvent face à un demandeur d’emploi, bon à savoir pour le public, quand il s’agit de choisir des études ou des formations.

    NOMBREUX MÉTIERS

    En tête de ces métiers porteurs, on trouve des technico-commerciaux, des techniciens d’installation de matériel électrique, des techniciens en chauffage ou système frigorifique, des plombiers, couvreurs, représentants à domicile, sans oublier les traditionnels infirmiers, bouchers, les mécaniciens auto, les instituteurs ou les opérateurs de call-center. Une remarque en passant : l’analyse ne juge pas la qualité des emplois. Citons encore les agents de surveillance, les tourneurs fraiseurs, les cuisiniers, les profs dans l’enseignement technique et général (comme nous le révélions encore à l’occasion de la rentrée scolaire), les comptables.

    TROP DE CANDIDATS

    Tous ces métiers font l’objet de beaucoup d’offres. Pour d’autres aussi, il y a de nombreuses offres, mais il y a aussi énormément de candidats : manœuvre en bâtiment, vendeur dans l’alimentation, réassortisseur, agent d’accueil ou encore technicien de surface.

    Un aspect intéressant relevé dans l’analyse : « La majorité de ces métiers porteurs proposent proportionnellement plus que la moyenne des contrats à durée indéterminée et à temps plein. Ce n’est toutefois pas le cas pour les métiers de l’enseignement (beaucoup de remplacements), les métiers industriels (maintenance ou métal) et les opérateurs call-center qui recrutent essentiellement via l’intérim. »

    Et puis il y a quelques métiers beaucoup moins porteurs. Peu d’offres, beaucoup de candidats. Citons les lamineurs, les tailleurs ou encore les ébénistes. (Source La Meuse jeudi 3 septembre 2015)

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