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interdiction sacs plastiques

  • Wallonie – Environnement. Le 1er décembre, c’est la fin des petits sacs en plastique à la caisse

    Les commerçants ne pourront plus distribuer ces sacs à usage unique 

    Dans les commerces wallons, on se prépare à la révolution. À partir du 1 er décembre, soit jeudi prochain, le sac de caisse en plastique léger à usage unique sera interdit. Des emballages qu’on retrouve trop souvent abandonnés dans la nature ou les océans. 

    Jeudi prochain, le consommateur et les commerçants wallons vont véritablement devoir changer leurs habitudes. Le 1 er décembre, l’interdiction des sacs de caisse en plastique léger entrera en vigueur en Wallonie. « Par sac de caisse, on entend celui utilisé pour regrouper et transporter les achats lors du passage à la caisse, qu’il soit gratuit ou payant, quel que soit le type de commerce et le lieu de vente », précise le cabinet du ministre Di Antonio. Que ce soit le cordonnier, l’épicier ou le maraîcher… tous devront respecter cette nouvelle règle et nul n’est censé ignorer la loi.

    Et les petits sacs biodégradables vendus à la caisse devront aussi disparaître. « L’utilisation d’un sac à usage unique doit sortir de nos habitudes », estime le ministre Di Antonio. « Nous souhaitons un remplacement de ceux-ci par les sacs réutilisables, les cabas ou encore les sacs en plastique rigide. »

    Du côté de la grande distribution, on accueille avec « fraîcheur » ces nouvelles règles. « Depuis 2004, les commerces alimentaires proposent des sacs réutilisables à la place des sacs à usage unique », lance Nathalie De Greve, head of product policy and sustainability chez Comeos, la fédération de la distribution. « Par contre, pour le non-alimentaire, c’est un peu plus compliqué. Les commerçants vont devoir s’organiser et proposer, par exemple, des sacs en papier qui coûteront plus cher. »

    Les sacs utilisés pour emballer les fruits et légumes ou les denrées humides au point de vente, qu’ils soient gratuits ou payants, feront aussi, dans le futur, l’objet d’une interdiction. Des négociations sont actuellement en cours entre le ministre et les représentants du secteur. « Ces emballages très légers sont nécessaires pour des raisons d’hygiène », affirme Nathalie De Greve de Comeos. « Pour les fruits et légumes, le sac en papier n’est pas une bonne alternative. Il n’est pas étanche, ni résistant aux déchirures. Enfin, il engendrera une perte de temps à la caisse, car le sac devra être ouvert par les caissières. Un acteur majeur de la distribution a calculé que cela lui coûterait 3,8 millions d’euros par an. Et à cela, il faut ajouter qu’il coûte 3,5 fois plus cher que le sac en plastique. »

    Du côté du ministre de l’Environnement, on se montre ouvert au dialogue. « Pour le cas des fruits et légumes, nous aimerions aller vers une interdiction totale, mais nous n’avons pas envie d’offrir une voie royale aux fruits préemballés dans un emballage en frigolite », explique Carlo Di Antonio. « Le secteur nous fait des propositions comme les sacs biodégradables. L’avantage de ces derniers est qu’ils sont fabriqués chez nous sur une base agricole. Les sacs en plastique traditionnels sont généralement fabriqués en Asie. » (Source La Meuse mercredi 23 novembre 2016)

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