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  • Politique – Polémique dans une intercommunale liégeoise. Rémunérations bidon chez Publifin: c’est fini!

    25 élus liégeois PS, MR et cdH auront touché en tout 2 millions € pour 7 à 8 réunions en 3 ans...

    L’affaire « Publifin », appelons-la ainsi, fait du bruit. Beaucoup de bruit. Il faut dire que des élus communaux qui touchent des sommes folles (nous parlons ici de 1.340 et 2.871 € brut/mois) pour assister à quelques réunions – 7 à 8 en trois ans –, où la présence n’est pas obligatoire, ça fait tache. Le président de l’intercommunale liégeoise, André Gilles (PS), a carrément décidé de supprimer les trois comités de secteurs en question. Le conseil d’administration de Publifin l’a avalisé formellement ce jeudi. 

    25 élus communaux au départ – 23 aujourd’hui – ont touché en tout, en trois ans, quelque 2 millions d’euros brut, versés par l’intercommunale Publifin, ex-Tecteo. Cette dernière compte en effet trois comités de secteurs (énergie, Liège-Ville, télécoms) sans aucun pouvoir décisionnel, un président pour chacun et des membres, tous élus communaux. Problème : tous touchent une rémunération fixe, non liée à leur présence aux réunions. Cela va de 1.340 € brut par mois à 2.871,73 €. Seules 7 à 8 réunions, selon le comité, se sont tenues.

    À tel point que si l’on fait le calcul, certains, comme le bourgmestre d’Engis, Serge Manzato (PS), touchaient 516 € brut par minute de réunion.

    L’affaire est remontée au Parlement wallon, qui a pris une mesurette dans la foulée en limitant la rémunération des comités de secteur au jeton de présence (150 € pour un membre, le double pour un président). Précisons que ces comités de secteurs étaient en sursis puisqu’un décret wallon prévoit leur disparition au 1 er juillet 2017.

    André Gilles a tranché

    Cela étant, André Gilles (PS), passablement agacé par cette polémique, a tranché. Le président de l’intercommunale, par ailleurs député provincial, président de la Province de Liège, a soumis ce jeudi après-midi au conseil d’administration de l’intercommunale, seul organe compétent en la matière pour trancher, la suppression des trois comités de secteurs. « Le conseil d’administration de Publifin de ce jour (lisez jeudi, NdlR) a décidé de dissoudre anticipativement les comités de secteurs tels que constitués en juin 2013 », détaille l’intercommunale par communiqué. Qui rappelle qu’elle s’est toujours « conformée aux diverses dispositions et a modifié ses statuts pour les mettre en conformité avec le prescrit dudit Code (de la démocratie locale, NdlR). » Enfin, Publifin rappelle qu’elle n’était pas preneuse de la prolongation de ces comités de secteurs, votée en 2015, jusque fin juin 2017. »

    Pour cet observateur avisé, cette décision est logique : « Tous ont dans la foulée réclamé leur suppression ». Mais cette huile de Publifin rappelle : « Il y a deux choses à ajouter dans ce débat. Premièrement, le décret qui a acté la prolongation des comités de secteurs dans les intercommunales a été voulu par Ores. Publifin n’a jamais été demandeur de rien là-dedans, jamais. Ensuite, le sommet des fédérations politiques liégeoises, tant au PS, qu’au MR, qu’au cdH, ont du coup tous voulu que l’on maintienne ces comités de secteurs, arguant qu’il fallait garder un lien avec les communes et qu’il fallait aussi des postes pour certains. Il ne faudrait pas qu’ils l’oublient… »

    Une thèse accréditée par les non-réactions des principaux leaders liégeois dont les élus siègent dans ces comités, à savoir le PS, le MR et le cdH. (Gaspard Grosjean La Meuse vendredi 23 décembre 2016)

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    PS. Nous reviendrons bientôt sur ce sujet devant un état de fait qui, à Bassenge, a suscité divers commentaires et réflexions sur Facebook (voir illustration ci-dessus)