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incendie bassenge

  • Glons. Depuis que leur immeuble a brûlé, Guy et Serge cherchent un logement.

    sans toit.jpgGuy Malchair et Serge Fivet sont bien dépourvus depuis le 3 février dernier lorsque le rez-de-chaussée de leur petit immeuble de deux étages était ravagé par les flammes. Cela fait maintenant 18 jours et, alors qu’ils en ont fait la demande directement après le sinistre, aucune solution de relogement à long terme n’a été trouvée pour eux.

    “ L’appartement du rez-de-chaussée, d’où le feu est parti, était occupé par un locataire, commence Serge Fivet. On ne sait pas pour quelle raison l’incendie s’est déclaré mais l’appartement a été complètement détruit comme vous le voyez (les murs sont couverts de suie, les fauteuils sont brûlés, la télévision a fondu, etc. NDLR). Et celui qui l’occupait, même s’il n’était pas assuré, a retrouvé un logement social directement. Alors que nous, nous attendons depuis le 3 février et on ne voit rien venir. ”

    Car voilà, Serge et Guy, deux amis, cohabitent à l’étage situé juste au-dessus de l’appartement détruit. Si, au premier abord, leur domicile ne semble pas avoir été touché par l’incendie, il n’est en réalité plus du tout habitable. “ Plus rien ne fonctionne, assure Serge. Nous n’avons plus d’eau, plus de chauffage et plus d’électricité. Et, en plus de cela, une couche de suie a tout recouvert. De la table du salon jusqu’aux habits qui étaient enfermés dans les armoires. Il est impossible de vivre ici. Et, de toute façon, on nous l’aurait interdit puisque l’immeuble a été déclaré sinistré et insalubre. ”

    Du coup, les deux amis se sont retrouvés à la rue. Dans un premier temps, le frère de Guy les a accueillis. “ Mais mon frère a une famille, des enfants... Nous ne pouvions pas rester, c’était une situation inconfortable pour eux. Une de mes tantes a alors proposé de nous abriter. C’est chez elle que nous sommes pour le moment. Mais elle a... 85 ans et insiste pour dormir dans le canapé le temps que nous sommes là. Cette situation est invivable, il nous faut un nouveau logement. ”

    Le problème c’est que les deux hommes n’ont pas beaucoup d’argent. Serge est vendeur dans un grand magasin du centre de Liège. Guy est pensionné et est handicapé. Il doit d’ailleurs subir de lourdes interventions chirurgicales dans les prochaines semaines.

    Vers une solution?

    “Cet appartement appartenait à mon frère, continue Guy. Et nous ne lui payions pas de loyer. Maintenant nous n’avons plus rien et nous n’avons pas la possibilité de louer un appartement à 700€ par mois. C’est pour cette raison que nous voudrions bénéficier d’un logement social. Mais nous ne voyons rien venir du côté de la commune. On nous a laissé tomber... Nous souhaitons simplement retrouver un petit logement mais personne ne nous aide alors que nous sommes des sinistrés.”

    Hier, Serge et Guy apprenaient qu’une esquisse de solution allait peut-être se mettre en place. “ Une dame du CPAS, très compétente, a pris notre dossier en charge. Elle pourrait peut-être nous trouver un logement... Mais pour combien de temps? ”

    La Meuse : « Nous avons contacté le bourgmestre de Bassenge, Josly Piette, afin de savoir pourquoi une solution de relogement n’avait pas encore été trouvée. “ Il existe des listes d’attente au niveau de l’attribution de logement social, et ces deux personnes y sont inscrites ”, explique le maïeur.

    “ Mais actuellement, tous les logements sociaux de la commune sont occupés. Dès qu’une place se libère, ils pourront en bénéficier. ”

    La Meuse : « Mais vu la situation d’urgence, n’y aurait-il pas une autre solution?

    “ Il existe des logements sociaux de transit », continue Josly Piette. Mais ils sont également tous attribués. Dans le cas de ces deux personnes, nous savons qu’ils ont de la famille qui peut les héberger. Ils ont un endroit où loger, donc. ”

    (Source La Meuse du 21/02/2012)