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immatriculation mobylettes

  • Pour les mobylettes, les vélos électriques rapides et quadricycles légers. La mini-plaque cyclo est désormais disponible. Obligatoire dès le 11 décembre

    Ca y est ! La mini-plaque d’immatriculation pour équiper les vélos électriques rapides (speed pedelec), les voitures sans permis et les cyclomoteurs et scooters de classe A et B est enfin disponible !

    Elle était réclamée haut et fort car, jusqu’ici, la nouvelle législation exigeait une plaque d’immatriculation pour tous ces véhicules : mais elle n’existait qu’en format « moto » (21 cm x 14), pas du tout adapté à des véhicules plus légers. La nouvelle plaque mesure 12 cm sur 8, elle commence par la lettre « S » et affichera 7 caractères rouges sur fond blanc.

    Depuis plusieurs mois, tous les cyclomoteurs neufs doivent être immatriculés. Mais 200.000 cyclomoteurs en circulation, plus anciens, doivent l’être avant le 11 décembre prochain. Très peu se sont mis en ordre jusqu’ici (moins de 5.000) car tous attendaient qu’une nouvelle plaque d’immatriculation, plus petite, soit disponible. Ce qui est désormais le cas. Elle devra être fixée à l’arrière des cyclomoteurs et scooters de classe A et B, mais aussi des quads légers (moins de 25 km/h) et des petites voitures sans permis. Les vélos électriques les plus puissants devront en être équipés également (les speed pedelecs, pouvant aller jusqu’à 4.000 watts et 45 km/h) même si ces derniers ne sont pas toujours dotés d’un support pour les accueillir sur le garde-boue ou à l’arrière de la selle.

    MANNE FINANCIÈRE ET SÉCURITÉ

    Ces mini-plaques, obligatoires dès le 11 décembre, coûtent 30 euros (42€ s’il s’agit d’une régularisation). Elles ne seront pas personnalisables comme le sont, moyennant 2.000 euros, leurs grandes sœurs pour voitures et motos. En comptant 30 euros par plaque et 200.000 cyclomoteurs à équiper, cela rapportera 6 millions d’euros à l’État, dont il faudra évidemment déduire la fabrication des plaques et les frais d’envoi.

    Mais l’immatriculation de tous ces véhicules légers était réclamée depuis 2008 par les États généraux de la sécurité routière. « J’ai assisté un jour à un contrôle de vitesse à la sortie d’une école » , raconte Benoît Godart, porte-parole de l’IBSR. « Les deux premiers cyclomoteurs n’ont pas posé de souci mais le troisième a pris la fuite sans difficulté : il avait 10 mètres d’avance et s’est engouffré dans une petite rue étroite. Il était impossible de le rattraper. » La maniabilité de ces véhicules en ville et l’anonymat du conducteur, garanti par le casque, laissent peu de chance aux policiers qui les contrôlent ou aux personnes qui en sont victimes. Une griffe sur une voiture en passant dans une file à l’arrêt ou un rétroviseur accroché ? Si le cyclo veut prendre la fuite, il n’aura aucun mal à disparaître.

    Le ministre Wathelet, quand il était à la Mobilité, avait réclamé cette immatriculation, estimant que tout véhicule équipé d’un moteur doit être identifiable. Il n’avait pas tort car les accidents provoqués par les cyclomoteurs ne se limitent pas toujours à une griffe sur une portière.

    782 DÉLITS DE FUITE EN 2015

    « En 2015 », explique Benoît Godart, « 782 accidents corporels ont été provoqués par des scooters légers qui ont pris la fuite sans demander leur reste : 746 ont laissé sur place un blessé léger, 35 un blessé grave et le dernier a laissé… un tué ! On peut espérer une amélioration du comportement général des conducteurs de scooters dès qu’ils seront identifiables par leurs plaques. » (Source La Meuse mercredi 28 septembre 2016)

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