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  • Bassenge. L’icône, chemin de vie… Rencontre avec Marie-Jeanne Honhon ce jeudi à la salle Yalla

    icône Cambrai,_Cathédrale_Notre-Dame_de_Grâce.jpgCe jeudi 16 mai à Bassenge, une rencontre vous est proposée avec la peintre Marie-Jeanne Honhon qui vous emmènera à la découverte de l’Art de l’icône et de sa signification. Cette rencontre, qui est placée sous le titre «  Icône, chemin de vie », aura lieu à la salle Yalla à Bassenge et la soirée débutera dès 20h00. Côté didactique, différentes œuvres seront exposées et les explications du peintre vous permettront d’en découvrir la signification profonde.

    L’occasion de reprendre ici le texte du peintre Léonide Oupsensky, qui de l’icône en fit aussi son expression, et qui s’attacha à rechercher le sens des plus anciennes. Ses recherches l’amèneront plus tard à fonder une théologie de l’icône.

    icône illustration.jpgL'icône : fenêtre ouverte sur l'invisible. Texte de Léonide Oupsensky :

    Dès les premiers siècles de notre ère, les chrétiens ont gardé chez eux des icônes (du grec eikona, «image ») du Christ, de la Vierge, des premiers saints et des martyrs. Les premières icônes ont été peintes par les apôtres et l'évangéliste Saint Luc a lui-même peint la première icône de la Vierge.

    Au VIème siècle, les icônes sont présentes partout dans l'empire Byzantin. Elles sont alors peintes à l'encaustique (cire chaude) comme l'étaient les peintures funéraires d'Égypte-Romaine telles que nous les connaissons par les Portraits du Fayoum. La technique évolua ensuite vers la tempera (peinture à l'œuf), encore utilisée aujourd'hui.

    Se définissant comme un art sacré, l'icône ne cherche pas à traduire des sentiments humains ou subjectifs mais une autre beauté, spirituelle et intérieure. Elle traite l'espace et le temps avec une totale liberté, déjoue les règles de perspective pour se placer sur le plan de l'atemporel, du mystère, de l'infini. Sa facture plate vient exprimer ce qui n'est pas soumis aux lois de la pesanteur.

    L'icône s'exprime à travers des symboles jusque dans sa technique : les premières couches sont très sombres et progressivement les couleurs s'éclaircissent, pour marquer le passage des ténèbres vers la lumière de la Résurrection.

    Alors qu'en Occident « l'art religieux » s'est orienté vers l'humanisme et l'esthétisme dès la fin du Moyen-âge, l'icône, en Orient, est demeurée fidèle à sa vocation première : exprimer la transcendance.

    « Loin d'être pour nous un objet de délectation esthétique ou de curiosité scientifique, l'icône a un sens théologique très net : de même que l'art profane représente la réalité du monde sensible et émotionnel tel qu'il est vu personnellement par l'artiste, l'icône représente la réalité du Royaume qui n'est pas de ce monde, telle que nous l'enseigne l'Église. Autrement dit, elle représente, à l'aide de symboles, ce même monde sensible et émotionnel, délivré du péché, transfiguré et déifié. »

    Léonide Ouspensky

    Note : De 1929 à sa mort, Léonide Oupsensky résida à Paris où il fut artiste-peintre à Montparnasse puis peintre et restaurateur d'icônes. Il rechercha le sens des icônes anciennes et institua la théologie de l'icône.

    Photo prétexte Wikipedia. Source Bulletin paroissial Bonne Nouvelle Bassenge