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  • Hygiène et santé. La maladie de la piscine guette… Les bactéries s’amassent dans les piscines de jardin non traitées

    piscine.jpgLa piscine qui fait le charme de votre jardin, peut être un vrai danger. Avec le temps maussade de ces derniers jours, vous ne l’avez peut-être plus entretenue. Elle peut alors très vite devenir un nid à microbes à l’origine de fièvres, de plaques d’eczéma, de troubles alimentaires…

    « Mon fils ne mangeait plus et avait des pics de fièvre dépassant parfois les 40 degrés. Il avait des boutons, des plaques rouges dans la gorge et sur tout le corps. Il pleurait de douleur. Le médecin nous a dit que c’était la maladie de la piscine », explique la mère de Thomas, 5 ans. « Nous avons une piscine autoportante dans notre cour depuis la fin juillet et sa maladie vient de là. La raison : nous ne l’avons pas entretenue. »

    La Montoise a fait le choix de ne pas traiter l’eau de sa piscine pour des raisons écologiques. Il y avait ni chlore, ni pompe… une prise de risque inconsidérée pour les professionnels du secteur.

    3 TYPES DE MALADIE

    La maladie de Thomas est un virus plutôt rare, mais elle touche les baigneurs belges aussi bien dans leurs piscines personnelles que dans celles présentes sur le lieu de leurs vacances.

    Pour la dermatologue Lauranca Toutous, spécialiste des maladies liées à la piscine, « trois catégories d’ennemis de la peau vivent dans ces milieux aquatiques : les bactéries, les virus et les champignons » .

    Les bactéries et les champignons ne créent que des plaques de boutons qui sont facilement traitables. « Par contre, les virus attaquent directement la peau et le système immunitaire des nageurs. Les enfants sont les plus vulnérables. Les Molluscum contagiosum, appelés plus communément la maladie de la piscine, restent l’un des virus les plus impressionnants. Ils causent des surélévations de la peau de 3 millimètres de diamètre, semblables à de petites perles. Chez les plus jeunes, ces pustules se placent au niveau du cou, du visage et des paupières. Non traité, ce virus peut conduire à de fortes fièvres. Les boutons peuvent être curetés ou disparaissent après 18 mois », affirme la dermatologue.

    GÉRER SON INSTALLATION

    Pour éviter ces soucis, il faut entretenir quotidiennement sa piscine par de petits gestes. Pour les professionnels du secteur, trois éléments sont obligatoires : le filtre, le chlore et l’anti-algue.

    Le filtrage permet d’aspirer aussi bien les déchets humains laissés par les baigneurs que les insectes et végétaux tombés dans la piscine. Il est recommandé de faire tourner la pompe trois à quatre heures par jour.

    Le chlore permet ensuite d’assainir l’eau des particules qui n’ont pas été filtrées. La chaleur et la fréquence d’utilisation de la piscine peuvent faire chuter rapidement le taux de chlore.

    Enfin, l’anti-algue, à mettre tous les 15 jours, permet d’éviter la prolifération des micro-algues. Si elles viennent s’y installer, il faut jeter l’eau de la piscine.(Source La Meuse vendredi 29 juillet 2016)