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google street view

  • Révélation. Google a aussi espionné les Belges : Google Street View lui a servi à voler des données via wifi

    Un membre du gouvernement révèle que la Belgique a été concernée par un incroyable scandale. Lors de ses prises de vue réalisées pour mettre sur pied le site Google Street View, le géant américain piratait les données de citoyens, via leur wifi mal protégé. Le géant américain a accepté de dédommager notre pays. 

    Google Street view, vous connaissez ? Exact : c’est ce site très pratique qui permet de se promener dans n’importe quelle rue de nombreux pays, presque comme si on y était. Un outil parfois précieux, qui permet par exemple de repérer un endroit, avant de s’y rendre. Mais le procédé cache un incroyable scandale, passé jusqu’à présent un peu inaperçu, en Belgique. Car les véhicules utilisés à l’époque par le géant américain pour nourrir son site n’ont pas servi qu’à filmer nos villes et communes à 360º. Ils ont aussi allègrement « pompé » une kyrielle de données privées de milliers de personnes. Comment ? Tout simplement en les récupérant via leurs réseaux wifi ouverts et pas assez sécurisés, lorsque la voiture ou la camionnette Google passait à côté.

    En 2010-2011, une série de scandales avaient éclaté aux États-Unis, mais également dans des pays européens, comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne.

    Surprise : de tels agissements ont également eu lieu en Belgique ! C’est le secrétaire d’État à la Protection de la vie privée, Philippe De Backer (Open VLD) qui en a fait la révélation ce mercredi, à la Chambre.

    ÉLÉMENTS PROBANTS

    Il a dévoilé que la commission de la vie privée avait elle aussi mené une enquête à ce propos, en 2011. Avec visiblement des éléments probants à la clé. « Ils ont transmis le dossier au parquet qui a proposé à Google une transaction sous condition de détruire les données » , a expliqué M. De Backer. Et le géant américain l’a pris au sérieux : « Le parquet a confirmé en 2012 le versement de la transaction et la destruction des données » ainsi récoltées le plus illégalement du monde.

    Selon le secrétaire d’État, la commission de protection de la vie privée, avant d’agir ainsi, s’était coordonnée « avec les autorités de protection des données des autres États membres » .

    Sur combien porte cette transaction versée par Google à la Belgique ? Une somme de 150.000 euros est évoquée. À titre de comparaison, en 2013 en Allemagne, une amende de 145.000 euros lui avait été infligée pour des agissements similaires commis entre 2008 et 2010, selon l’Autorité de protection des données de Hambourg.

    SEXUALITÉ ET SANTÉ

    Deux ans plus tôt, en France, la facture avait été de 100.000 euros. Aux États-Unis, 38 États avaient porté l’affaire en justice, obtenant 7 millions de dollars de dédommagement.

    Dans tous les cas, Google s’était aussi engagé à détruire les données collectées, qui consistaient notamment en des mots de passe ou des emails contenant notamment « des informations sensibles sur l’orientation sexuelle ou la santé des personnes ». Le géant avait asséné ne les avoir « jamais utilisées ni même regardées », plaidant de simples « tests sans conséquence ». (Source La Meuse samedi 29 octobre 2016)