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  • Liège – Commerce. Humblet ferme ses portes après 125 ans. C’est la fin d’une institution

    L’enseigne était connue et quel est celui ou celle d'entre nous qui ne s'y est rendu au moins une fois ! Mauvaise nouvelle pour les amateurs d’animaux : Humblet, l’animalerie incontournable du centre-ville, annonce sa fermeture. Plus que la fin d’un commerce, c’est véritablement une page de l’histoire liégeoise qui se tourne. Ouvert depuis 1890, le magasin Humblet était une institution. 

    Des rayons remplis de marchandise au flot incessant des clients, rien ne laisse présager la fermeture prochaine du magasin Humblet. Une fermeture qui a fait l’effet d’un choc, tant l’animalerie fait figure d’incontournable dans le paysage du commerce liégeois.

    Il faut dire qu’en 125 ans d’existence, le magasin Humblet a vu défiler des générations de Liégeois, curieux d’admirer les animaux proposés dans ce qui fut longtemps le supermarché des animaux exotiques.

    Chauves-souris, reptiles, singes, canards… Sans oublier chiens, chats, rongeurs et poissons. Avant que la réglementation ne change, c’est une véritable ménagerie qu’on retrouvait ici.

    Un commerce auquel la loi sur le bien-être a mis fin, entraînant avec elle une partie de la clientèle.

    3200 CHIENS ET CHATS PAR AN

    Ainsi que le propriétaire Raymond Humblet l’a confié à nos collègues de L’Avenir, « fut un temps où notre boutique était la plus grande spécialisée d’Europe. Les gens venaient d’Amérique pour la voir ! Nous vendions jusqu’à 1.200 chiens et 2.000 chats par an. Puis il y a eu l’arrivée des Tom & Co. Les ventes ont commencé à diminuer. De 42 employés, nous sommes passés à 6 aujourd’hui. Nous avons ouvert un département dédié aux vêtements récemment… Mais là aussi, avec le commerce en ligne, les ventes ont rapidement diminué. »

    La fermeture du magasin ? Une fin naturelle, selon lui.

    « J’ai 72 ans et je gère ce magasin seul… C’est une fin naturelle. Nous allons progressivement liquider les stocks. Et la fermeture se fera au plus tôt fin 2016 ; au plus tard en juin 2017. »

    Si pour le moment, aucun repreneur éventuel ne s’est manifesté, Raymond Humblet tient à prévenir les intéressés : « il y a le commerce, d’une part. Et le bâtiment, de l’autre. Il faudrait sans doute quelqu’un qui soit prêt à reprendre l’ensemble… ». (Source La Meuse jeudi 14 juillet 2016)