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entreprise val du geer

  • Ans habille l’armée grand-ducale. L’entreprise de travail adapté « Le Val du Geer » compte quelques clients prestigieux…

    val du geer.pngÀ l’origine, l’entreprise de travail adapté « Le Val du Geer » accueillait une petite dizaine de personnes handicapées qui collaient des timbres sur des enveloppes. Aujourd’hui, elle emploie 250 personnes sur quatre sites, en Basse-Meuse et à Ans, et confectionne notamment les uniformes de l’armée luxembourgeoise.

      Niché le long de la rue des Français, à Ans, le Val du Geer n’est pas sur le podium des entreprises les plus connues de la région liégeoise. Pourtant, cette entreprise de travail adapté compte parmi ses clients quelques noms prestigieux. Dont l’armée luxembourgeoise, qui a opté pour les doigts de fées liégeois pour la confection de ses costumes de cérémonie notamment…

    Une prouesse d’autant plus grande quand on sait que le personnel de cette entreprise est constitué à 83 % de personnes handicapées.

    « Le Val du Geer a été créé en 1964 par des parents d’enfants souffrant de problèmes moteurs ou cérébraux, explique Henri Erpicum, le directeur général du Val du Geer. La première activité a débuté avec sept ou huit personnes, à Liège. Il s’agissait de coller des timbres et des enveloppes. Puis d’autres activités sont venues se greffer, comme la fabrication de confitures. » Mais l’Afsca a demandé à la petite entreprise de se mettre aux normes, ses responsables ont décidé de changer leur fusil d’épaule en lançant un atelier de couture. Le début d’une expansion toujours en cours aujourd’hui. Après avoir repris dans les années 90 un atelier protégé actif dans la confection textile, le Val du Geer vient en effet de s’adjoindre les services d’une partie du personnel du tailleur bien connu Charles Antoine, qui a cessé ses activités fin 2014.

    val du geer.pngDes renforts qui ont amené avec eux l’expérience et le savoir-faire, mais aussi quelques clients prestigieux.

    « Au départ, nous étions surtout sous-traitants, mais maintenant, nous travaillons de plus en plus en direct avec les clients », précise M. Erpicum.

    L’armée luxembourgeoise fait ainsi confiance à l’entreprise ansoise pour ses costumes de cérémonie, tout comme TNT pour ses pilotes et les parlements européen et wallon. « Nous allons sur place, nous prenons les mesures des personnes qu’il faut habiller et nous réalisons ensuite les costumes sur-mesure », détaille Maria Dortu, la responsable de la fabrication textile.

    Un souci du détail qui permet également à cette entreprise de travail adapté de fournir nombre de magistrats ou d’avocats liégeois. C’est dans l’atelier ansois en effet que sont confectionnées la plupart des toges liégeoises.

    « Avant, la majorité de ce marché allait à Bruxelles, confie Henri Erpicum. Mais grâce au bouche-à-oreille, de plus en plus d’avocats et de magistrats viennent ici. »

    Et c’est grâce également à ce bouche-à-oreille que le Val du Geer a hérité récemment d’une commande un peu particulière : « Un jockey de la région ne savait pas où faire faire sa casaque, termine Mme Dortu. Avant, il les faisait venir de France. Puis il a entendu parler de nous. Normalement, on ne travaille pas pour les particuliers, mais ici, on s’est dit que ça pourrait nous ouvrir une porte… »

    D’AUTRES ACTIVITÉS

    Ils travaillent aussi pour Techspace

    Le Val du Geer est réparti sur quatre sites. Celui de Boirs est spécialisé en conditionnement pharmaceutique et travaille principalement pour les hôpitaux. Le siège de l’entreprise est également

    installé sur la commune de Bassenge. Un autre site, toujours situé à Bassenge, est spécialisé en travail du bois. Enfin, Ans accueille l’atelier textile, mais également celui de sérigraphie et la fabrication métallique. « Dans ces deux derniers secteurs également, nous travaillons pour de gros clients, précise Henri Erpicum. En fabrication métallique, nous travaillons ainsi notamment pour Techspace, les Forges de Zeebruges, Intradel… Et en sérigraphie, nous avons collaboré avec les vainqueurs de Got to dance, dont nous avons floqué tout l’équipement. » Le tout avec du personnel constitué à 83 % de personnes handicapées : « Ce sont surtout des handicapés moteur ou sensoriels, ainsi que des personnes qui souffrent d’une maladie les empêchant de trouver un emploi. »

    (Source La Meuse 9 septembre 2015)