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  • Les TEC au régime flamand. Fin des directions locales et baisse des dépenses « politiques »

    Révolution en vue dans les bus wallons. On se dirige tout droit, comme en Flandre, vers la suppression des cinq sociétés régionales (Charleroi, Liège-Verviers, Namur-Luxembourg, Hainaut et Brabant wallon) et la création d’une seule société wallonne. C’est l’un des scénarios proposés par l’audit visant à moderniser le fonctionnement des TEC. A priori, cela n’aura pas d’impact sur l’emploi. 

    Requiem pour les vieilles structures des TEC. Même si personne n’ose le dire ouvertement, on se dirige tout droit vers une rationalisation dans la gestion des bus wallons. Terminées les cinq sociétés locales et leurs lourdes structures, terminé aussi le nombre pléthorique d’administrateurs désignés par le monde politique.

    Pour bien comprendre l’ampleur du problème, il suffit de comparer les TEC et De Lijn, son équivalent flamand : six sociétés, 85 administrateurs, des directions à tous les étages côté wallon, contre une seule société et 11 administrateurs côté flamand. Vous avez dit gaspillage des deniers publics ?

    Bref, tout cet héritage du passé devient de plus en plus difficile à conserver, tant d’un point budgétaire qu’au niveau éthique.

    Dans les prochains jours, le ministre de la Mobilité Carlo Di Antonio (cdH) devrait présenter au gouvernement wallon les grandes lignes de la réforme des TEC.

    PAS D’IMPACT SUR L’EMPLOI

    En réalité, le ministre a dévoilé une partie importante de l’audit réalisé par la société EY à la demande du gouvernement wallon, pour améliorer l’organisation et le fonctionnement des TEC. À ce stade, a précisé Carlo Di Antonio en réponse aux questions des députés Geradon (PS), Hazée (Ecolo) et Jeholet (MR) 58 pistes d’amélioration ou d’évolution regroupées en 27 principes ont été proposées par le groupe de travail chargé d’analyser l’audit. Le consultant a lui-même ajouté 10 propositions. « Deux options se démarquent clairement », souligne Carlo Di Antonio. « Le scénario des six entités, SRWT et les 5 TEC », ce qui signifie qu’on ne change rien à la situation actuelle. L’autre piste privilégie « le scénario d’une seule structure et d’une organisation en métiers et business units, qui présente une attractivité plus élevée mais une faisabilité plus complexe ».

    ANCRAGE LOCAL

    Les deux pistes sont certes sur la table mais on sent bien, entre les lignes, que le ministre privilégie l’option du changement. La précaution qu’il prend pour rappeler l’engagement à « maintenir constant le volume d’emploi du groupe TEC en cas d’évolution structurelle » est un signe clair.

    De même, Carlo Di Antonio précise l’importance « d’attacher beaucoup de soin au contenu de la feuille de route et à son planning de mise en route, pour donner à chacun l’occasion de s’approprier cette évolution qui a pour but d’assurer la pérennité de l’entreprise ». Les jeux semblent clairement faits… sauf si le PS pose son veto.

    Pour le ministre, cette réforme vise à faire entrer les TEC dans la modernité tout en garantissant la proximité : maintien des dessertes locales, de l’ancrage dans les régions, développement de nouveaux modes de transport… « Les deux scénarios correspondent sans doute aux positions du PS et du cdH, mais l’important c’est le contrat de service public et le développement du réseau », souligne Stéphane Hazée (Ecolo).

    Quant au MR, il plaide depuis des années pour la rationalisation des TEC. (Source La Meuse mercredi 5 octobre 2016)