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déborah géradon

  • Epinglé. Parlement wallon : proposition du PS pour les invendus alimentaires. Invendus : la Wallonie doit donner, pas jeter !

    deborah geradon.jpgC’est une proposition de décret très attendue qui arrive en commission Agriculture du Parlement wallon, ce lundi. Celle qui vise à organiser la gestion et la distribution des invendus alimentaires et des produits agricoles non calibrés en Wallonie. Elle date de mars… 2015 et elle a été déposée par le PS.

    « C’est le bon moment pour avoir ce débat », explique Déborah Géradon, l’une des signataires du document. « Oui, cela a tardé car j’espérais que nous pourrions avancer sur ce texte et sur celui qu’avait déposé le cdH, la grande différence étant que celui du PS affichait un caractère contraignant. Comme cela n’avançait pas, comme la majorité des partis soutient cette thématique, comme les projets pilotes à Herstal et Seraing fonctionnent bien, que Carrefour a déjà intégré cette donnée sans y avoir été contraint, je pense donc que les temps sont mûrs pour un débat. »

    Un débat sur fond de recrudescence de la pauvreté en Wallonie et de population sensibilisée au gaspillage alimentaire. « Il faut généraliser et pérenniser les projets pilotes qui fonctionnent au niveau local », précise Mme Géradon, « mettre sur pied un système plus efficace de distribution des invendus alimentaires. Mais je ne m’arrête pas aux grandes surfaces. Il y a aussi le monde agricole et l’industrie agroalimentaire. Une partie de la production ne rentre pas dans la chaîne alimentaire, parfois à cause d’un mauvais calibrage. Cette production est parfaitement consommable, cela n’a aucun sens ! »

    L'article complet dans votre journal La Meuse de ce lundi 25 septembre 2017

  • 100.000 tonnes d’invendus jetés chaque année… Un décret contre le gaspillage des magasins. Les grandes surfaces de 1.000 m² concernées

    magasins.jpgEn Belgique, 100.000 tonnes d’aliments invendus sont jetés chaque année par les grandes surfaces. La députée wallonne PS Déborah Géradon va déposer dans quelques semaines une proposition de décret qui a pour but d’obliger les supermarchés de plus de 1.000 m 2 à faire don de leurs invendus, sous peine de se faire retirer leur permis d’environnement. 

    « D’ici 15 jours, nous allons expliquer les gros points de notre décret en commission » s’enthousiasme la députée. « Nous avons eu beaucoup de débats avec les associations alimentaires, les communes, le ministre de l’Environnement Carlo Di Antonio, d’autres acteurs du secteur. Nous sommes prêts. »

    Pour que les dons se fassent de manière optimale, une gestion informatique devra être mise en place comme c’est déjà le cas pour le site Web « bourse aux dons » qui met en contact le donateur et le receveur.

    « Le magasin devra d’abord scanner ses invendus pour qu’un listing détaillé se mette en place sur une plateforme en ligne », explique Déborah Géradon. « Les associations qui redistribuent la nourriture pourront donc se faire une idée en temps réel de ce qui est disponible. »

    100 € LA TONNE DE DÉCHETS

    Le logiciel devrait être conçu par la Région wallonne et les supermarchés devront sûrement payer le produit fini.

    « Vous savez, les grandes surfaces paient 100 € par tonne de déchets, ce qui représente une économie annuelle de 10 millions d’euros quand même ! » affirme la députée.

    De plus, les supermarchés profitent, depuis 2013, de la suppression de la TVA sur les dons d’invendus.

    Un décret similaire avait été voté en mars 2015 à l’initiative de la députée Isabelle Simonis mais Déborah Geradon veut aller plus loin.

    « Le décret initial était positif mais il prévoyait seulement pour les nouvelles grandes surfaces, l’obligation de donner les invendus. Or, il y en a très peu qui se construisent. »

    À l’étude depuis plus d’un an dans les communes de Herstal et Seraing, les premières conclusions sont positives. « Le projet pilote mis en place au Carrefour de Seraing a permis d’augmenter la redistribution des invendus alimentaires de près de 20 %. Je suis donc rassurée avant le débat qui m’attend » conclut la députée wallonne. (Source La Meuse mercredi 2 mars 2016)