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  • Glons. Des ralentisseurs non conformes. Ils sont installés à un endroit où la pente fait plus de 6 %. Illégal

    rue provinciale signal glons4.jpgAprès les chicanes, ce sont les coussins berlinois du Thiers de Glons qui font parler d’eux. Si les riverains directs se plaignent des nuisances sonores qu’ils engendrent, leur non-conformité a été mise en avant lors du dernier conseil communal. S’il reconnaît qu’il ignorait que les dispositifs n’étaient pas conformes, le bourgmestre se justifie toutefois.

    Il y a un an, la commune faisait installer des chicanes dans le bas du Thiers de Glons afin de ralentir la vitesse des véhicules. Rapidement décriées par les riverains et les habitués de cette route, et après une période de test non probante, une partie de ces chicanes a été remplacée, le mois dernier, par des coussins berlinois. Mais comme l’a fait remarquer Christopher Sortino (PS) lors du dernier conseil communal, ce nouveau dispositif n’est pas conforme.

    Comme le stipule une circulaire ministérielle, des coussins berlinois ne peuvent pas être implantés sur des routes où la pente fait plus de 6 %. Or, là où ils sont installés, on est à 8 %. « De plus, lors de la pétition remise par les riverains demandant qu’on fasse quelque chose pour réduire la vitesse dans cette rue, on demandait un dispositif de type radar. Donc ni chicane, ni coussin berlinois, s’indigne le socialiste. Non seulement ils n’écoutent pas la population, mais en plus, ces coussins rendent la vie impossible aux riverains qui sont proches, les empêchant de dormir. »

    Et de signaler qu’une pétition demandant le retrait des dispositifs ralentisseur a déjà récolté 385 signatures. Si Josly Piette reconnaît qu’il n’était pas au courant de la non-conformité des coussins berlinois, il se justifie : « Nous avons demandé l’avis de différentes autorités, dont la police, qui nous ont dit que tout était OK. Si ces coussins berlinois causent un accident et qu’on nous attaque sur leur non-conformité, nous nous défendrons. Et il y aura un débat juridique là-dessus. »

    Le bourgmestre rappelle le fond du problème : « Les gens ne respectent pas les règles. Il y a 80 % de véhicules en excès de vitesse dans le Thiers de Glons, ce qui engendre donc de l’insécurité. Ma responsabilité est de faire respecter au minimum la vitesse et de veiller à la sécurité des plus faibles. Alors oui, on peut chicaner sur les petites choses, mais si les gens respectaient le code de la route, nous n’en serions pas là. Puisque nous n’avons pas le choix, il faut trouver une solution. Pourquoi pas un radar ? Parce qu’il coûte 80.000 euros, que nous n’avons aucun retour sur les amendes qui sont perçues et que dans plus de 80 % des cas, le Parquet classe sans suite les p.-v. qui lui sont envoyés. » (Aurélie Drion La Meuse de ce mercredi 18 mai 2016)

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  • Conseil communal Bassenge du 14 avril 2016. Dispositifs de la rue provinciale : toujours le flou le plus complet

    coussin berlinois rue provinciale glons.2jpg.jpgLe compte rendu du Conseil communal du 14 avril 2016, vient d’être publié sur le site Bassenge.be.

    On y apprend que les Conseillers (PS) René Deckers et Christopher Sortino ont interpellé le Bourgmestre sur le placement de coussins berlinois dont la rue provinciale de Glons a fait l’objet. Trois questions lui ont été posées.

    1. Avez-vous connaissance des prescrits de la circulaire ministérielle du 3 mai 2002 ?
    2. Si oui, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amené à vous écarter de celle-ci ?
    3. Dans votre toute-boite de juin 2015, vous annonciez que les dispositifs ralentisseurs sont des dispositions provisoires en test pendant une période de 6 mois au terme de laquelle vous établiriez un bilan. Pouvez-vous expliciter ce rapport d’évaluation et nous le communiquer ? »

    Si le Bourgmestre s’est répandu en explications diverses (à découvrir ici), aucune réponse n’a été donnée à ces trois questions.

    Sur Facebook, Christopher Sortino insiste sur l’engagement de la responsabilité des membres du Collège communal en cas d’accident devant un dispositif qui ne respecterait pas le cadre évoqué.

    La circulaire : circulaire-coussins-berlinois (1).pdf

  • Glons - Rue provinciale. Les coussins berlinois remplacent les chicanes : le test n’était pas concluant

    coussin berlinois rue provinciale glons.2jpg.jpgL'article de La Meuse de ce mardi 12 avril 2016, signé Aurélie Drion. Nous y reviendrons dans une prochaine chronique.

    Il y a un an, la commune installait des chicanes dans une partie de la rue Provinciale à Glons. L’objectif était d’y faire baisser la vitesse des véhicules, souvent en infraction. Des aménagements qui ont rapidement été contestés par certains, et c’est peu dire, mais aussi régulièrement dégradés. Ils sont en cours de remplacement. 

    La saga des dispositifs ralentisseurs de la rue Provinciale touche-t-elle à sa fin ? En mai 2015, la commune faisait installer des chicanes pour y faire diminuer la vitesse. Des bornes en béton qui ont très vite été décriées. Certains se sont inquiétés des accidents qu’elles pourraient provoquer, d’une mauvaise signalisation ou encore de la présence d’une de ces chicanes sous le pont du chemin de fer et donc de son manque de visibilité. La contestation a été telle que, quelques jours après leur installation, des graffitis aux noms fleuris ont été peints sur la route. Une pétition a même été lancée sur le net, demandant le retrait du dispositif.

    Et si des adaptations ont été apportées au dispositif par la suite, celles-ci n’ont pas convaincu. Et en premier la police puisque cette dernière a conseillé d’enlever les chicanes pour installer des coussins berlinois. Ce qui est en cours de réalisation. Josly Piette, bourgmestre de Bassenge, explique toutes ces modifications. « En 2014, alors que la route n’était pas encore devenue communale, nous avions reçu une pétition des riverains qui demandaient que des aménagements soient faits pour sécuriser l’endroit. La Province n’a jamais rien fait, pas même abaisser la vitesse à 50 km/h au lieu de 70 km/h. Quand la route est devenue communale, nous avons d’abord décidé de limiter la vitesse à 50 km/h et, voyant que ça ne suffisait pas, nous avons décidé d’aménager des dispositifs ralentisseurs. On a demandé conseil au service Mobilité de la Région wallonne qui a préconisé les chicanes. Celles-ci ont donc été installées pour une période probatoire de 6 mois. À l’issue de celle-ci, la police a conseillé leur retrait et le placement de coussins berlinois. Ils sont en cours d’aménagement. Il y en aura juste après la sortie du radar et juste après le pont. Et on a veillé à ne pas les placer à hauteur des habitations pour éviter les nuisances liées à ce genre d’aménagement ».

    Pour ne pas couper totalement la circulation, l’installation de ces coussins est réalisée par demi-voirie. Une fois que l’autre côté de la route sera terminé, et donc le dispositif 100 % opérationnel, une signalisation adéquate sera installée.

    (Source La Meuse mardi 12 avril 2016 - Aurélie Drion)

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