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commémoration armistice

  • 11 novembre 1918, signature de l’Armistice dans un train. Que s’est-il dit exactement ? Quelle a été la teneur de la conversation ?

    Voici ce qu’on pouvait lire dans le journal Le Soir de l’époque.

    C’est le 6 novembre que le Maréchal Foch reçut un sans-fil du haut commandement allemand, lui demandant de fixer une rencontre avec ses plénipotentiaires pour qu’il pût communiquer à ceux-ci les conditions de l’armistice. La rencontre a eu lieu dans un train à Rethondes, non loin de Compiègne.

    Le Maréchal Foch : « Quel est l’objet de votre visite ? »

    Erzberger (qui conduit la délégation allemande » : «  Nous venons recevoir les propositions des puissances alliées pour arriver à un armistice sur terre, sur mer et dans les airs, sur tous les fronts et aux colonies »

    Le Maréchal Foch : « Je n’ai pas de proposition à faire »

    Le comte Oberndorff « Si monsieur le Maréchal le préfère, nous pourrions dire que nous venons demander les conditions auxquelles les Alliés consentiraient un armistice »

    Le Maréchal Foch : « Je n’ai pas de conditions »

    Erzberger « Notre gouvernement s’appuie sur la note du Président Wilson, disant que le Maréchal Foch est autorisé à nous communiquer les conditions de l’armistice… »

    Et il tire de sa poche un papier qu’il déplie comme s’il en allait donner lecture, sans doute le texte du Président Wilson. Le Marchal Foch faisant signe de la main que cette lecture est inutile.

    Le Maréchal Foch : « Demandez-vous l’armistice ? Dites-moi si vous le demandez et je pourrai vous faire connaître dans quelles conditions il pourra être obtenu »

    Le comte Oberndorff et Erzberger « Oui ! »

    Le Maréchal Foch : « Je vais donc vous faire donner lecture des conditions arrêtées par les gouvernements alliés »

    Le Maréchal Foch s’assied. Chacun en fait de même. Le Général Weygand lit les principaux articles de l’armistice. Chaque article est traduit à mesure par l’Officier-interprète Laperche de sorte que la lecture dure plus d’une heure. Dès les premiers mots, le général allemand Winterfeld tressaille. Ses traits s’altèrent. On devine qu’une profonde douleur l’étreint. Il comprend maintenant qu’il est venu à la conférence, non en négociateur, mais en vaincu.

    (Source Le Soir 100 ans d’actualités)

    Et le traité d'armistice au complet : http://mjp.univ-perp.fr/traites/1918armistice.htm

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