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chaise roulante sur remorque

  • Mystère résolu. L’homme dans la remorque voulait voir le mariage princier. Mais impossible d’installer Marc dans la voiture

    chaise roulante remorque, chaise roulante sur remorqueCe mardi, nous vous relations l’histoire d’une personne âgée en chaise roulante transportée en remorque. Bien que consciente de la dangerosité du geste, la famille a tenu à réagir. « Nous ne sommes pas des criminels », précisent les frères et sœurs de l’intéressé. 

    La photo prise, samedi, par des témoins de la scène a fait grand bruit. Il faut dire que véhiculer une personne en remorque est aussi rare que dangereux. « La personne dans le fauteuil n’était pas une dame, mais notre frère de 59 ans », expliquent Annie et Linda Mestdagh. « Il souffre d’un handicap moteur depuis sa naissance. »

    Ayant toujours habité Beloeil avant de déménager en home à quelques kilomètres de là suite au décès de sa maman, Marc Mestdagh voulait absolument assister au mariage de la princesse de Ligne. « Si l’aller s’est effectué en navette, une partie du retour était prévue à pied, afin de retourner chez moi », précise Linda. « La navette n’étant réservée qu’en soirée. Mais il a commencé à pleuvoir des cordes et nous ne pouvions rester sous la pluie. Puisqu’il est impossible d’asseoir mon frère sur un siège de voiture, mon mari a décidé d’aller chercher la remorque. »

    Le trajet était long de quatre ou cinq kilomètres. « Nous avons roulé à du 20 km/h et il ne s’est rien passé. Puisque c’était sur notre chemin, nous nous sommes même arrêtés à l’écran géant de Tourpes parce que notre frère désirait voir les Diables rouges. Ensuite, une fois de retour à la maison, la navette est venue chercher Marc afin de le reconduire à son home. »

    « BONS SENTIMENTS »

    La famille est très affectée par la tournure des événements. « Nous savons que ce transport en remorque est dangereux, nous ne le faisons d’ailleurs jamais. Nous avons commis une erreur et nous en sommes désolés. Clairement, ce n’était pas légal. Par contre, nous ne sommes pas des criminels pour autant, comme beaucoup de commentaires le disent. Nous sommes taxés de famille indigne. Or, c’est tout le contraire. Nous aimons profondément notre frère et faisons tout pour lui faire plaisir. Si tout le monde avait une famille aussi soudée que la nôtre, les personnes âgées ou handicapées seraient bien plus heureuses. »

    Annie et Linda Mestdagh sont, malgré tout, contentes. « Nous n’avions aucune mauvaise intention. Notre geste partait d’un bon sentiment et le trajet s’est déroulé sans encombre. À présent, notre vie va reprendre son cours, malgré la méchanceté des gens. L’essentiel est que Marc ait passé une bonne journée. Il était très heureux samedi soir. »

    Du côté de la Zone de police Beloeil-Leuze, David Deladrier, le chef, se montre compréhensif tout en assurant que le travail a été fait. « La situation de ce monsieur est douloureuse. Il souhaitait juste assister au mariage de la Princesse. Évidemment, le transport en remorque n’était pas du tout approprié et la famille en est bien consciente. Disons qu’elle a agi dans la précipitation à cause de la pluie qui s’est abattue sur Beloeil samedi après-midi, sans trop réfléchir. Même si elle n’était pas adéquate, leur réaction était humaine. Ce mardi, nous avons rappelé à cette famille les règles à suivre. Conformément à la loi, nous avons également dressé un avertissement. Nous avons fait comprendre que ça ne pouvait plus se reproduire. Par contre, nous n’avons pas verbalisé. Nous comprenons la situation et savons qu’il ne s’agit en aucun cas de maltraitance. À présent, notre boulot a été fait. Le parquet est évidemment libre de réagir. S’il nous demande de dresser un p.-v., nous le ferons. » (Source La Meuse mercredi 22 juin 2016)

  • Incroyable et surtout hyper-dangereux ! Transportée en remorque, dans sa chaise roulante !

    remorque dame âgée.jpgÇa ne s’est pas passé en Vallée du Geer, mais le fait mérite tout de même d’être signalé. Samedi après-midi, un couple n’en a pas cru ses yeux après avoir croisé un convoi très spécial. Dans la commune de Leuze-en-Hainaut, à Tourpes précisément, une dame, visiblement âgée, avait été installée, dans sa chaise roulante, sur une remorque ! Les témoins, la police et Benoît Godart n’en reviennent pas.

    On aurait pu croire à un « fake » ou à une blague de très mauvais goût. Il semble pourtant qu’il n’en soit rien. « Samedi, en fin d’après-midi, nous avons croisé cette voiture à Tourpes », confie un témoin, un habitant de Beloeil. « Dans la remorque, il y avait une dame âgée, assise dans sa chaise roulante. Choqués, ma femme et moi avons décidé de faire demi-tour afin d’arrêter le véhicule. Mais en vain… Le fauteuil était attaché à la remorque à l’aide de cordes assez fines. Je suis certain que, au moindre freinage brusque, ces dernières n’auraient pas tenu le coup. »

    Malheureusement, le couple n’a pas pu prévenir la police. « Nous n’avions pas nos téléphones. Impossible de faire quoi que ce soit. De plus, nous devions aller chercher nos enfants et n’avons donc plus suivi la voiture en cause. Je ne sais donc pas si le trajet était long ou non, mais quelle inconscience ! C’est la première fois que je vivais pareille situation, mais c’était choquant. »

    « JAMAIS VU ÇA ! »

    La zone de police Beloeil-Leuze n’en revient pas. « Après quelques recherches, nous savons que le propriétaire de la remorque est un citoyen de Beloeil. Pour ce genre d’infraction, il n’y a pas de tarif préétabli, tellement c’est rare. C’est donc le magistrat qui décidera de l’amende. Par ailleurs, il convient de faire une différence entre le transport de personnes et celui de choses. Une remorque ne peut que transporter des choses, même pas des animaux. Transporter une personne dans une remorque est donc tout bonnement interdit. Pour véhiculer des personnes, il faut des sièges et des ceintures. Concernant le transport d’une personne à mobilité réduite, il faut même répondre à certaines conditions techniques », confie David Deladrier, le chef de la zone.

    Enfin, Benoît Godart, le porte-parole de l’IBSR, s’est dit interpellé. « En 18 ans de boulot à l’IBSR, je n’ai jamais vu ou entendu une telle chose. C’est évidemment interdit et très dangereux. Je parlerais même d’inconscience. Tomber, en chaise roulante, d’une remorque à l’arrêt doit déjà faire très mal, alors imaginez à 50 km/h… Étant donné que la dame n’était protégée par aucun habitacle, les conséquences auraient pu être dramatiques en cas d’accident. Quand on sait qu’on retrouve parfois des objets à plusieurs dizaines voire centaines de mètres d’un accident… Les cordes utilisées pour attacher le fauteuil à la remorque n’auraient rien changé. En cas de freinage sec, le tout aurait lâché ! »