Google Analytics Alternative

castors boirs

  • Vallée du Geer. Ils abattent les saules : les castors vont-ils défigurer le paysage ?

    castors 1.jpgEn cette période de fin d’année, l’activité des castors est intense. Le long du Geer, les abattages d’arbres se succèdent. L’essence préférée de l’animal : le saule, dont il se nourrit du cambium et grâce auquel il permet au rongeur d’imperméabiliser son pelage tout comme d’attirer des congénères*. En ce mois de décembre 2013, les dégâts du castor ont été constatés à Boirs, entre la Brouck et la rue de l’île. Plusieurs arbres ont été abattus, d’autres présentent des premières incisions.

    Le castor s’est bien implanté en Vallée du Geer et chaque année, le castors 2.jpgphénomène est récurrent en plusieurs endroits. De nombreux arbres y passent et, c’est irréversible.

    Alors, le long des berges du Geer, avant que le paysage ne soit totalement défiguré, la nécessité de protéger la base des troncs des vieux saules et de replanter de jeunes plants là où les arbres ont été abattus par les castors ne s’imposerait-elle pas ? Ou risque-t-on à plus ou moins long terme de ne plus voir les berges du Geer bordées de saules que sur les anciennes cartes postales ? Une situation préoccupante.

    * L'écorce interne, ou cambium, du saule blanc est comestible. Dans les pays nordiques, elle a servi à faire du pain.

     

    castors 3.jpgTous les castors ont deux paires de glandes étranges à la base de la queue. L’une produit une huile spéciale, l’autre du castoréum, sécrétion aromatique à l’odeur forte mais nullement incommodante. Ces deux liquides permettent entre autres choses à l’animal d’imperméabiliser son pelage et d’attirer des congénères. Le castoréum sert également à l’homme, qui l’utilise dans l’élaboration de parfums.

    (photos Regor prises à Boirs le 13 décembre 2013)

  • Boirs. Comment se débarrasser d’un castor ? Utiliser un bulldozer.

    castor boirs 1.jpgCoucou, le revoilou !  Cette semaine, le castor a fait sa réapparition en Vallée du Geer. Ses traces ont été repérées à Boirs sur la rive droite du Geer près de la rue aux Crameux. Pour mieux situer l’endroit, c’est une petite zone boisée, de caractère agreste qui ne manque, certes, pas de charme et qui est coincée entre le petit pont de la rue des crameux et l’autoroute (lieu dit Sous les bois). Elle doit  faire une bonne centaine de mètres de long sur une trentaine de mètres de large.

    Un coin pittoresque digne d’une vue de carte postale de la Vallée du Geer à la Belle époque…

    Pour la suite de la chronique, utilisons l’imparfait car la zone vient d’être défigurée par le passage d’un bulldozer.

    castor à Boirs.pngLà, la nature y était restée intacte. Sauvage. En friche, en quelque sorte. Mais accessible. Un petit sentier, serpentant, permettait de traverser cette zone verte où nombreux étaient les canards et foulques à s’ébrouer sur les berges du Geer tandis que d’autres espèces d’oiseaux trouvaient refuge dans les vieux arbres, des ancêtres majestueux, dont le diamètre des troncs eurent fortement intéressé les étudiants et autres chercheurs en dendrologie locale.

    Mais voilà. Tout récemment, un castor a trouvé refuge à cet endroit.

    Et un castor, ça construit des barrages. Du moins, c’est ce qu’a dû se dire celui qui, ne connaissant pascastor boirs 3.jpg les comportements de cette espèce européenne, a décidé de se débarrasser de ce dangereux trouble-fête en prolongeant son raisonnement par : « Plus d’arbres, plus de buissons, plus aucune végétation : plus de castor.. ! ». Et son Bulldozer est entré en action.

    Comment se débarrasser d’un castor ? Utilisez un bulldozer.

    C’est ainsi que la semaine dernière, cette zone verte a été totalement ratiboisée. Et qu'un magnifique petit écrin de verdure a disparu.

    Remarque : invoquer la nécessité d'abattre les arbres parce qu'ils présentaient un danger pour les usagers de l'autoroute s'avèrerait non fondé. En effet, les arbres situés en surplomb de la zone et tout proches de l'autoroute ont été préservés. Ils n'ont fait l'objet d'aucun élagage ni abattage.

    castor boirs 15.jpg

    Traces des chenilles de bull a l'entrée de la zone.

    castor boirs 10.jpg

    castor boirs 7.jpg

    castor boirs 12.jpg

    castor boirs 14.jpg

    castor boirs 6.jpg

    En face, sur l'autre berge, les dégâts du castor

    castor boirs 3.jpg

    Cette chronique a été écrite sur base d’observations, de constats, de suppositions et de déductions.

    Elle a été écrite à l’instar des  chroniques « Il était une fois… » publiées dans le journal « Le courrier du Geer » dans les années 1900 et dont le bulletin paroissial Bonne Nouvelle fait aujourd’hui régulièrement écho en ses pages.

    La rédaction d’une chronique locale, qui certes se caractérise par son point de vue subjectif, repose toutefois sur des faits constatés chronologiquement (avant-après), sur des recueils d’avis, des témoignages, des examens…

    Si elle soulève des questions, son but premier n'est nullement de porter atteinte à quiconque mais de prendre conscience d'une réalité.