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carrosserie mievis ans

  • A proximité. Escroquerie à Ans. Ils provoquaient des faux accidents ! 46 personnes ont été reconnues coupables !

    carrosserie.pngPas moins de 47 personnes étaient poursuivies devant le tribunal correctionnel de Liège pour faux et usage de faux, escroquerie et tentative d’escroquerie pour avoir provoqué des accidents de voitures avec la complicité d’un carrossier d’Alleur. Un seul acquittement a été prononcé ce lundi, tous les autres prévenus ayant été reconnus coupables des faits.

    La plupart des 115 préventions, examinées en plusieurs audiences avant les grandes vacances, concernaient 38 sinistres qui auraient été provoqués puis surévalués. Les propriétaires des véhicules et le garagiste-carrossier d’Alleur, principal condamné, y trouvaient ainsi soit un bénéfice, soit une occasion de changer de véhicule sans rien avoir à débourser. Des préventions de recel et d’association de malfaiteurs ont également été retenues, et le principal prévenu était aussi poursuivi pour une scène de violence à l’encontre d’un de ses coprévenus, qui l’avait « balancé », et qu’il avait croisé dans la discothèque l’Alhambra à Vreren-Tongres au début 2012.

    Le premier accident « organisé » date de fin 2005 et le dernier remonte à février 2011. C’est l’assureur Allianz qui avait alerté la justice après avoir remarqué que le nombre de voitures accidentées réparées chez le garagiste-carrossier établi rue de Lantin était en augmentation. D’autres compagnies d’assurances avaient investigué sur ces dossiers et avaient remarqué que les circonstances des accidents étaient parfois très semblables : le même arbre, situé rue de Waroux à Juprelle, avait été percuté par plusieurs véhicules, tous envoyés ensuite vers le même réparateur !

    Désigné comme instigateur de l’escroquerie, le carrossier, âgé d’une bonne trentaine d’années, écope de la peine minimale, deux ans, qui n’est pas assortie du sursis car il est en récidive. Les autres prévenus sont en majorité de la région d’Ans, âgés de 30-40 ans, travaillant et sans antécédents judiciaires. Ceux qui étaient concernés par au moins deux accidents sont tous reconnus coupables d’association de malfaiteurs ; les quelques-uns qui étaient en aveux bénéficient d’une suspension du prononcé. Pour les autres, les sanctions varient de la peine de travail (avec un maximum de 80 heures) à une petite peine de prison (maximum 4 mois) avec sursis. C’est financièrement que les sanctions seront lourdes, ainsi que l’a rappelé la juge Sadzot : au total, l’addition devrait se chiffrer à 5 à 600.000 euros… Certaines des personnes condamnées prévoient d’interjeter appel. (Source La Meuse 22 septembre 2015)