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canettes contribuables

  • Bassenge - Atteinte environnementale : ok. Mais si on parlait autrement des canettes jetées dans la nature ? Qui paye les pots cassés ?

    canettes boirs.jpgIl faut tout d’abord savoir et se rappeler qu’avec un taux de recyclage de 100%, les canettes sont les objets rêvés pour l’environnement… à la seule condition d’être totalement collectées après usage !

    Mais il faut malheureusement constater qu’il y a encore un gros travail de sensibilisation et de répression à réaliser en la matière. Beaucoup d’automobilistes, et dans une bien moindre mesure, certains cyclistes et promeneurs, ont toujours le mauvais réflexe de jeter leur canette et autres déchets sans attendre une poubelle.

    Dans notre commune de Bassenge, on le sait, un groupement de citoyens « Volon’terres » arpente, chaque dimanche matin, les rues et les quartiers de nos villages animé d’un seul but : assainir notre environnement. L’énergie manifestée par le groupe, comme sa ténacité, porte aujourd’hui ses fruits. Ainsi, composé de quelques personnes bénévoles il y a quelques mois, il comptait une trentaine de personnes dimanche dernier à Boirs ! Rien que ça ! Leur initiative est saluée, reconnue et encouragée, les remerciements des citoyens fusent à leur adresse. Et, c’est bien légitime.

    Mais qui sont les gens qui jettent dans la nature ? Et que jettent-ils ?

    Parmi les chiffres récoltés à l’occasion des « Grands nettoyages annuels » initiés par la Wallonie, dans 74% des cas, les sacs PMC utilisés pour les collectes contenaient une majorité de canettes métalliques, tandis que les emballages divers et sacs plastiques dominaient dans la catégorie de sacs « tout-venant », avec respectivement 45% pour les premiers et plus de 18% pour les seconds. Le reste est composé d’autres types de déchets, tels que les mégots de cigarettes, ordures ménagères, mouchoirs (17%), les papiers/cartons (10%) et le verre (8%).

    Un déchet payé plusieurs fois par… le consommateur-contribuable.

    « Payé plusieurs fois par qui avez-vous dit ? » Ben, le consommateur-contribuable.

    Outre l’aspect d’atteinte à l’environnement, les coûts de ramassage sont importants : 20 millions d’euros pour la Wallonie rien que pour les voiries régionales et les autoroutes, mais aussi des centaines de millions pour les communes.

    Le coût du ramassage des déchets sauvages communaux est difficile à estimer mais in fine il est quand-même répercuté sur le contribuable via divers impôts ou taxes.

    Le consommateur participe aussi aux frais de gestion des emballages mis sur le marché belge de multiples façons : 1. lors de l’achat du produit emballé, 2. lors du paiement de sa taxe-redevance déchets annuelle, 3. lors de l’achat du sac bleu en tant que contribuable. Tout cela ne prend pas en compte le nettoyage des chemins, sentiers, voiries communales, berges de cours d’eau par les associations ou mouvements citoyens ou de jeunesse qui « font le ménage » de leur environnement ainsi dégradé.

    Reste enfin l’impact en termes d’insalubrité pour l’image des quartiers, des espaces verts et des espaces ruraux dont l’image en prend un coup quand les dépôts s’accumulent. Les nuisances visuelles et la dégradation du cadre de vie alimentent un sentiment d’impunité vu l’absence de contrôle et de sanction.

    La canette, quant à elle, est recyclable à 100 % sans que le métal dont elle est constituée, aluminium ou acier, ne perde ses propriétés mécaniques intrinsèques (malléabilité, solidité, aspect, etc.) et ce, indéfiniment, quel que soit le nombre de cycles de recyclage effectués. Une canette recyclée peut servir à tout…

    Regor

    D’après :

    http://www.sentiers.be/2017/09/22/une-bonne-canette-est-une-cannette-recyclee/  

    A lire aussi :

    http://www.uvcw.be/articles/33,109,227,227,5213.htm