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cadeaux noël

  • Réfléchissez bien. « Un animal n’est pas un jouet », rappelle Di Antonio

    Sous le sapin, l’enfant déballe son cadeau. Un petit museau et une boule de poil apparaissent. Un chiot golden retriever ! Quel beau cadeau, l’enfant pleure de joie, grand moment d’émotion… Eh bien méfiez-vous de cette idée géniale. Car cette boule de poils va vous demander du temps (pour les promenades), de l’argent (nourriture, vaccins, etc.), de la place, de la disponibilité, des voisins conciliants, et des tonnes de patience. Bref, n’achetez pas un animal, sur un coup de tête, comme cadeau de Noël.

    Alors que l’on va assister cette semaine à la grande ruée sur les cadeaux de Noël, le ministre wallon du Bien-Être animal Carlo Di Antonio (cdH) souhaite rappeler que, chaque année, plus de 56.000 chiens et chats sont recueillis dans les refuges en Belgique. Pour éviter ce triste constat, le ministre insiste sur l’importance de réfléchir à l’acquisition d’un animal de compagnie. « Ainsi, si l’idée peut sembler originale, il y a sans doute mieux à faire que d’offrir un animal par surprise ! Plus qu’un cadeau, un animal est une responsabilité », insiste-t-il. Son département lance ce mardi une campagne d’affichage auprès des refuges, des commerces et des vétérinaires. Le slogan : un animal n’est pas un jouet ! Les pouvoirs publics n’ont cependant pas le pouvoir d’interdire les ventes en périodes de Noël.

    À la SRPA de Liège, on insiste. Pas question d’offrir à l’adoption des chiens et des chats, comme « cadeaux surprises ». « Le futur maître doit venir en personne voir l’animal au refuge » , insiste Fabrice Renard, inspecteur principal à la SRPA. « Si on apprend qu’une personne a cédé (ou donné) l’animal à autrui, elle s’expose à une amende de 500 €. »

    À la SRPA de Charleroi, une grande affiche placée à l’accueil met les candidats à l’adoption en garde toute l’année en ces termes. « L’animal n’est pas un cadeau ». « On n’accorde pas l’adoption si la personne qui s’occupera de l’animal n’est pas présente, insiste Nathalie Van Namen, la responsable adjointe. (Source La Meuse mercredi 21 décembre 2016)