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braconnage bassenge

  • L'article complet ! Des animaux dépecés trouvés en Basse-Meuse. Plusieurs carcasses le long d’un chemin de balade à Bassenge !

    braconnage 2.pngDepuis plusieurs semaines, de nombreuses carcasses d’animaux ont été découvertes du côté de Bassenge. Des chevreuils, des sangliers et des blaireaux qui ont malheureusement croisé la route de braconniers.

    La Vallée du Geer est en émoi. Sur le chemin de promenade qui de Bassenge remonte vers Houtain-Saint-Siméon, plusieurs cadavres d’animaux y ont été découverts. Si la nouvelle se répand seulement maintenant, les premières découvertes datent de novembre dernier. « C’est une jeune fille de 19 ans qui m’en a parlé », nous rapporte une source fiable, qui préfère garder l’anonymat de peur de représailles. « Elle promène régulièrement son chien sur ce chemin et elle a vu des cadavres de chevreuils, de sangliers et même de blaireaux. Ils ont été dépecés. On a pris toute leur viande et laissé leurs restes sur place ». Mais ce n’est pas tout : des pièges ont également été trouvés. Des pièges dans lesquels des bêtes traquées peuvent se faire prendre mais aussi des chiens, des chats, voire de jeunes enfants.

    braconnage 2.pngDes pièges très cruels

    «Il s’agit vraisemblablement de pièges à blaireaux ou renards. Ce sont des barres de fer enfoncées dans le sol, auxquelles est fixée une sorte de collier. C’est un piège extrêmement cruel. Les bêtes qui sont ainsi attrapées peuvent avoir un membre sectionné car à force d’essayer de s’enfuir, le collier se resserre de plus en plus. Et la nuit, le braconnier vient relever ses pièges, achève les bêtes et les dépèce. Ce qui les intéresse, c’est uniquement la viande. Quand on voit le prix d’un kilo de chevreuil dans les supermarchés, ce genre de pratique est toute bénéfique. Ce qui me fait dire que ce sont des professionnels. Peut-être des bouchers». En attendant, notre source a décidé de tout mettre en œuvre pour que ces braconniers soient traqués et cessent leurs sordides méfaits : « J’ai averti la commune, la Direction anti-braconnage de la Région wallonne, ainsi que la Division Nature et Forêts. Il faut leur mettre la pression afin qu’ils agissent. Sinon, ils ne bougeront pas. On avait déjà eu pareil cas en 2009 du côté d’Eben et, en mettant ainsi la pression, les braconniers avaient été identifiés et jugés ».

    Jusqu’à 100.000 euros d’amende

    Pour notre interlocuteur, le temps presse. « Les blaireaux et autres animaux vont bientôt sortir de leur hibernation et il y aura encore plus de victimes». Contactée, la Direction de l’antibraconnage nous a confirmé avoir confié l’enquête à la Division Nature et Forêts de Liège, le phénomène étant localisé à Bassenge. S’ils sont identifiés, les braconniers pourraient encourir de 8 jours à 6 mois de prison, ou 100 à 100.000 euros d’amende pour le braconnage du blaireau, une espèce protégée. Quant aux autres chevreuils, sangliers et renards, seule une amende serait infligée. Celle pourrait aussi aller de 100 à 100.000 euros.

    (Source La Meuse mercredi 25 février 2015)

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