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bassin de rétention bois

  • Boirs. Une solution contre les inondations : la commune va aménager un bassin de rétention des eaux

    inondations boirs août 2014 6.jpgDans les semaines ou mois à venir, un bassin de rétention va être creusé à l’angle des rues des Bannes et d’Once. Il pourra retenir des milliers de litres d’eau. Et s’il devait ne pas être la solution définitive pour endiguer définitivement les inondations dans le quartier des Bannes, il devrait fortement les contenir. À chaque forte pluie ou presque, le quartier des Bannes, à Roclenge (Bassenge), est touché par des inondations. Situé dans une cuvette, il accumule plusieurs phénomènes qui expliquent la montée rapide des eaux dans les rues, jardins et caves. Il y a d’abord le Geer, non curé depuis des années, qui déborde. Viennent ensuite les eaux de IMG_7373.JPGruissellement en provenance des hauteurs. Mais il y a aussi les égouts qui refoulent les eaux. Depuis longtemps, la commune cherche à solutionner ce problème récurrent qui empoisonne la vie des habitants.

    Bientôt une convention…

    Et une piste a été votée lors du dernier conseil communal. Une convention va en effet être signée entre la commune, le propriétaire de deux parcelles jointives et le locataire de ces dernières. Sur un de ces deux terrains, situés au coin des rues des Bannes et d’Once, la commune va y aménager un grand bassin de rétention qui pourra accueillir plusieurs centaines de m3 d'eau. « Il y a deux parcelles. inondations boirs août 2014 4.jpgUne de 0,34 hectare et l’autre de 0,54 hectare », précise Fabienne Heptia, échevine en charge des Rivières et de l’Agriculture. « Le bassin de rétention sera aménagé sur la plus petite des parcelles, celle qui forme une pointe, et devrait l’occuper totalement. Dans quelques semaines, les ouvriers communaux y creuseront sur 40 cm de profondeur.

    Quant à l’autre parcelle, en principe nous n’en aurons besoin que pour accéder au bassin de rétention. Donc, l’agriculteur pourra continuer à y faire paître des animaux, comme c’est le cas actuellement. »

    inondations boirs août 2014 3.jpgCompensation pour l’agriculteur.

    Et si l’agriculteur recevra bien une compensation annuelle de 500 euros pour la petite parcelle, il ne pourra réclamer les 700 euros supplémentaires que s’il ne sait pas utiliser la grande parcelle. « La convention qu’on va signer aura une durée de 5 ans. Alors évidemment, je ne sais pas qui sera au pouvoir en 2020, mais je suppose que si ce système permet d’endiguer une grande partie des problèmes d’inondations, la future majorité prolongera la convention ». Car si Fabienne Heptia a bien conscience que le inondations boirs août 2014 2.jpgbassin ne solutionnera pas les débordements à 100 %, elle espère quand même que ça les réduira très fortement. Ce qui aura aussi un impact positif sur les finances communales. Car si l’occupation de ces parcelles coûtera annuellement de 500 à 1.200 euros à la commune, on peut logiquement supposer que ce montant sera largement inférieur à celui lié à l’occupation d’ouvriers communaux, durant de nombreuses heures, pour venir à bout des inondations. 

    (Source La Meuse 13 février 2015)

    Il n’en demeure pas moins que plusieurs inconnues subsistent. 3.400 m2 que les ouvriers vont creuser sur 40 cm de profondeur, cela donne 1.360 m3 de terre : à enlever gratuitement ? Un don des RNOB ? Combien de camions faudra-t-il à raison de 10 tonnes par camion (communal) ? Nous aurons l’occasion d’y revenir dans un futur article après avoir pris différents renseignements.

    Regor