Google Analytics Alternative

banderole loyer

  • Bassenge-cocasse. « Une vengeance contre les locataires qui ne paient pas » Alain est l’auteur de la banderole de Bassenge

    loyer.jpgCe week-end, la photo de la banderole déployée sur une façade de Bassenge a fait un véritable buzz sur notre site internet (La Meuse.be), avec près de 200 commentaires et plus de 2.000 partages. Nous avons retrouvé l’auteur de cette pancarte – le papa du propriétaire de la maison – qui assume entièrement son geste. 

    « Mon locataire ne paie pas son loyer : je fais quoi ? » La pancarte, déployée par Alain Beskens sur une façade de la rue Neuve à Bassenge, a provoqué de vives discussions. D’abord, chez le principal intéressé : le locataire. Alain vit en fait au premier étage de ce bien, qui appartient à son fils. Le locataire récalcitrant occupe le rez-de-chaussée. « Cette banderole n’est finalement restée qu’une demi-journée sur la façade », précise l’auteur. « Quand le locataire est revenu de sa journée de travail, il a contacté la police. J’ai été obligé de la retirer sous peine d’un rapport en bonne et due forme. Je ne voulais pas risquer d’avoir des problèmes supplémentaires, je me suis donc exécuté. Mais sur les réseaux sociaux, ça a fait toute une histoire ! » Et sur notre site aussi… La photo, publiée ce samedi sur www.lameuse.be, a entraîné près de 200 commentaires et plus de 2.000 partages à l’heure de mettre cet article sous presse. Des commentaires, tantôt pour, tantôt contre. Mais sa banderole, Alain Beskens l’assume et la défend. « C’est la 3e fois qu’on loue cet appartement et on accumule les soucis. Le premier locataire est parti avec 7 mois d’arriérés. Le second payait, mais a rendu le bien dans un état déplorable et le 3e, et bien c’est celui-ci. La justice de paix est trop chère et trop lente. Je ne le cache pas, cette banderole, c’est aussi une vengeance. Et puis, ça servira peut-être à motiver le prochain locataire à payer régulièrement. »


    loyer bassenge 2.pngEn février, les locataires du rez-de-chaussée partiront. « Nous avons commis une erreur, celle de ne pas avoir fait de contrat de bail car les locataires traînaient pour le faire. Au final, ils sont restés un peu, avant de nous envoyer leur renon, et surtout de nous annoncer qu’ils ne paieront pas les derniers mois. Je me suis dit que cette fois-ci, je devais faire quelque chose ! »

    TAPAGE ET VÉTUSTÉ

    Au cœur du conflit entre les deux parties, la vétusté du bâtiment. Du côté du locataire – que nous n’avons pas pu avoir directement au téléphone – on parle d’insalubrité, de tapage à l’étage (où réside Alain Beskens) et du refus du propriétaire de faire les travaux. Il s’agit d’une maman avec deux enfants dont un est handicapé. Le problème se situerait, notamment et selon des proches de cette famille, au niveau du sol, des portes coupe-feu et du bruit.

    Des griefs dont le propriétaire a eu connaissance, mais qu’il réfute. « Avant que cette famille n’entre dans l’appartement, tout a été rénové : on a repeint, posé un nouveau WC, des nouvelles portes, refait la cuisine équipée. Alors oui, pour l’instant, on fait des travaux dans notre appartement, à l’étage. Mais c’est en journée, et pas tous les jours de plus. »

    Alain Beskens se dit soutenu depuis la diffusion de son histoire. « Le propriétaire de la maison, qui est donc mon fils, dit que j’ai bien fait. Des gens nous ont téléphoné pour saluer l’initiative. Sur toutes les réactions, il y a peut-être 20 % de personnes choquées. » ( Source La Meuse mardi 9 février 2016 )