Google Analytics Alternative

assassiat thierry evrard

  • Assassiné à Eben. Moins d’un an après, le meurtrier est déjà sorti de prison. La famille de Thierry Evrard « ne comprend pas »

    assassinat eben.pngLe 17 juin dernier, Thierry Evrard, un Richellois de 49 ans, était tué de deux coups de couteau. Sa famille vient d’apprendre que Didier Boulanger, l’auteur des faits, a pu quitter la prison pour effectuer sa détention préventive à domicile. « Cela ne fait même pas un an, on ne comprend pas », confie la fille unique de la victime. 

    Il était 23 heures, le 17 juin dernier, et Thierry Evrard, employé dans une entreprise de téléphonie, buvait tranquillement un verre à la brasserie « Au PeliKan », à Eben-assassinat eben 2.pngEmael. Cela faisait un mois qu’il fréquentait la dame qui y travaillait. « Il venait d’avoir une promotion, il avait rencontré cette dame, il allait partir en vacances… Tout allait bien pour lui », explique sa fille Julie.

    C’est alors que Didier Boulanger avait surgi. Il avait eu une petite histoire, durant 3 mois, avec la dame qui désormais fréquentait Thierry. Dépressif et alcoolique, il avait regardé qui était dans le café, puis il était retourné vers sa voiture pour s’emparer de deux couteaux. Les témoins ont tous confirmé que les choses avaient été très vite : Didier Boulanger s’était rué sur Thierry avec ses couteaux, « tel un ninja », ne laissant aucune chance à sa victime.

    « HALLUCINANT »

    Julie Evrard et sa famille ont appris que Didier Boulanger avait quitté la prison de Huy il y a quelques jours pour effectuer sa détention préventive à domicile. Cela implique, leur a expliqué leur avocat Me Gilissen, qu’il ne pourra pas quitter sa maison et qu’il est tenu à respecter de strictes conditions. La famille estime que cela reste « beaucoup trop tôt, complètement hallucinant » : « J’étais enceinte quand une policière est venue en pleine nuit m’annoncer qu’on avait assassiné mon papa », explique-t-elle. « J’ai été tellement choquée que j’ai accouché prématurément. Ma grand-mère vit quant à elle complètement recluse depuis qu’elle a perdu son fils. Nous sommes à quelques jours de « l’anniversaire » de sa mort et de la fête des pères, et on laisse son assassin sortir de prison ! On pousse les gens à être révoltés avec des décisions pareilles ». Philippe Bartholémy, cousin de la victime, ajoute que certains témoins ont peur : « Une des personnes m’a confié qu’elle ne voulait plus dormir chez elle parce que c’est près d’où il reste », explique-t-il.

    Didier Boulanger est défendu par Me Reynders et Me Simonis : « C’est une mesure de surveillance électronique qui reste privative de liberté », rappelle ce dernier. « Plusieurs magistrats se sont penchés sur le dossier et ont estimé qu’il y avait des garanties suffisantes pour l’accorder ». Le dossier doit faire prochainement l’objet d’un renvoi devant une juridiction de fond. (Source La Meuse : Laurence Wauters 7 juin 2016)