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  • Bassenge – Inondations. Pour en finir avec les inondations. Une étude propose des travaux à réaliser pour sortir les Bannes de l’eau. Coût ? 2,6 millions d’ €

    inondations boirs août 2014 3.jpgÀ chaque forte pluie ou presque, c’est le même topo. Le quartier des Bannes est touché par des inondations. Plusieurs centimètres d’eau recouvrent les routes et s’infiltrent dans les maisons provoquant, à chaque fois, des dégâts dont les riverains se passeraient bien. Mais une étude indépendante vient d’être réalisée. Elle en explique les raisons, mais surtout avance des solutions, finalement peu coûteuses au regard du problème. Mais il y a un mais… 

    Les inondations en Vallée du Geer et plus précisément dans le quartier des Bannes n’avaient, jusque-là, jamais fait l’objet d’une étude poussée et indépendante. En 2015 néanmoins, après les inondations répétées d’août 2014, le conseiller communal PS Christopher Sortino, avait pris le taureau par les cornes.

    Entouré de spécialistes, il avait réalisé un travail de terrain et avancé, déjà, certaines solutions. Des solutions que la majorité cdH n’avait pas voulu prendre en compte, préférant mandater Arcadis, un bureau indépendant, pour réaliser une étude.

    inondations boirs août 2014 7.jpgCette étude est terminée et sera présentée lors du conseil communal de jeudi. Arcadis s’est penché les deux types d’inondations qui touchent le quartier des Bannes. Des inondations par le débordement du Geer et des inondations par le refoulement à travers le réseau d’égouttage. C’est d’ailleurs ce type d’inondations qui est le plus fréquent ces dernières années. Après analyses sur le terrain, Arcadis a également proposé trois solutions qui doivent permettre d’enrayer les inondations dans le quartier de Bannes. Des solutions qui, il faut le souligner, rejoignent celles émises par le conseiller socialiste. Les voici :

    Deux « diguettes ». La construction de deux « diguettes » afin de rehausser de 40 cm les berges du Geer. Cette solution doit permettre d’éviter les débordements du ruisseau. Coût des « diguettes » : 6.000 euros HTVA.

    Les clapets anti-retour. Pour éviter les remontées d’eau dans le réseau d’égouttage, Arcadis conseille l’installation de clapets anti-retour ainsi que la remise en état des fossés récoltant les eaux de pluies et usées en provenance du quartier des Bannes. Coût 75.000 euros HTVA.

    L’égouttage. Solution indispensable, la réalisation d’un réseau d’égouttage indépendant, détaché du Geer. Ce nouveau réseau serait chargé de récolter les eaux usées et de pluie mais aussi d’éviter le refoulement du Geer par le réseau actuel. Le nouvel égouttage serait envoyé vers une station de pompage, située en aval de la place de l’Union, avant de rejoindre la station d’épuration de Wonck. Coût des travaux : 2.500.000 euros HTVA.

    2.600.000 euros HTVA de travaux seraient donc à prévoir pour enrayer les inondations dans le quartier des Bannes. S’il n’est pas dit que toutes les solutions seront retenues (voir ci-contre), le groupe PS se réjouit déjà de l’avancée du dossier sur lequel il a beaucoup travaillé ces dernières années : « E n l’espace de 2 ans, nous sommes passés d’une situation non résolue par le cdH, au pouvoir depuis 20 ans, à des pistes de solutions », commente-t-il d’ailleurs dans un communiqué.

    LE BOURGMESTRE

    « Le prochain tronçon d’égouttage sera à Roclenge » 

    Pour Josly Piette, les pistes d’Arcadis sont une bonne base de travail. Néanmoins, le groupe de travail « inondations », constitué des chefs de groupe, a déjà demandé la réalisation d’une autre étude. « Il faut être réaliste », explique le bourgmestre. « L’étude Arcadis ne se concentre que sur le quartier des Bannes. Et nous ne voulons pas que les solutions reportent le problème ailleurs. Voilà pourquoi nous avons refusé la réalisation des « diguettes » : nous n’avons pas la certitude que le Geer ne débordera pas ailleurs. Pour les clapets, c’est pareil. Où vont aller les eaux de ruissellement ? Il reste la solution massue à 2,5 millions d’euros. Nous réalisons notre réseau d’égouttage entre Wonck et Glons. Notre logique était de suivre la route. Nous avons décidé que le prochain tronçon réalisé serait à Roclenge. Pour lui donner un ballon d’oxygène et voir l’impact que ça aura sur les inondations. »

    (Source La Meuse Aurélie Drion mercredi 12 octobre 2016)