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  • Le poil à gratter. Bassenge et le couvre-feu : le non-article…

    couvre-feu bassenge,alteréchosLe poil à gratter du samedi…

    Un article de Cédric Vallet, journaliste à la Revue Alteréchos et qui titre :

    « Les couvre-feux anti-jeunes. L'article que vous ne lirez pas dans le prochain Alter échos*. Faute d'information ».

    Tout a commencé dans la torpeur estivale. Comme chaque année, les jeunes traînent. Ils boivent aussi. Ou pire, ils font du bruit. Les riverains protestent. Les tensions s'exacerbent.

    Cela fait belle lurette que les communes wallonnes ont trouvé la parade : les couvre-feux.

    Ils se répandent plus vite qu'un incendie en Espagne. On estime qu'une commune Wallonne sur dix interdit les rassemblements de jeunes à certaines heures, généralement en soirée. Hop, on efface le problème. Certains disent qu'on déplace le problème. A voir.

    Ces couvre-feux semblent être le lot de communes plutôt rurales où les activités pour les jeunes ne sont pas toujours légion. Pour la Ligue des droits de l'homme, ces règlements portent « atteinte aux droits à la liberté individuelle et à la liberté de rassemblement ». Une interdiction de rassemblement « disproportionnée par rapport au but poursuivi ».

    Pour illustrer cette tendance de fond, Alter échos souhaitait offrir au lecteur un éclairage concret. Bassenge fut choisie. La mesure y est ancienne et ne fait pas dans la dentelle…

    Le règlement communal a été adopté il y a plusieurs années pour une durée indéterminée et sur tout le territoire.

    La Ligue des droits de l'Homme avait en son temps introduit un recours en annulation auprès du Conseil d'Etat, visant expressément la Commune de Bassenge. Le règlement vise les « jeunes perturbateurs » et leurs « rassemblements bruyants de nature à troubler la tranquillité ou le repos des habitants ».

    Qu'en dit la commune ?

    Impossible d'avoir en ligne Josly Piette, le bourgmestre (CDH).  Ce que l'on nous dit, cependant, c'est que la Commune réfute catégoriquement le terme de « couvre-feu ». Quant à l'échevine de la Jeunesse, c'est silence radio.

    Côté associations dédiées à la jeunesse, le paysage est assez aride. Il y a bien l'asbl « Vivre-jeune », mais elle est directement liée à la Commune. On nous y répond d'ailleurs qu'une discussion à ce sujet serait « délicat ».

    Reste l'AMO Reliance, installée à Visée mais qui fut autrefois active sur Bassenge, notamment par du travail de rue. Christophe Parthoens, son directeur retrace l'historique de cette interdiction de rassemblement : « En 2005, il y avait des rassemblements de jeunes sur la place de Roclenge. Nous avions alors rencontré les jeunes. Suite à des plaintes de riverains, la Commune a décidé d'instaurer ce couvre-feu, toujours en place actuellement. » Il constate qu'à Bassenge, « il y a des choses mises en place pour les tout-petits ou pour l'emploi. Mais presque rien pour inclure la jeunesse ». Selon lui, « Rien ne justifie cette atteinte à la liberté. Surtout lorsqu'on s'attaque à des problèmes qui devraient être réglés par la prévention. Et des vrais problèmes il y en a : des problèmes familiaux, des problèmes d'alcoolisme, qui ne sont pas traités ».

    Rendez-vous est donc pris, l'été prochain, pour un reportage à Bassenge... ou ailleurs.

    Cédric Vallet

    couvre-feu bassenge, alteréchos

    http://www.alterechos.be/?p=breves&d=i&c=a&art_id=22619&listby=day&art_date=2012_08_29

    http://www.alter.be/fr/index.php

    *Alteréchos est un organe d’information soutenu par Wallonie.be, http://www.cocof.irisnet.be - La Commission Communauté française -, Culture.be Administration générale de la Culture et le Service d’éducation permanente de la Culture Fédération Wallonie Bruxelles.

     couvre-feu bassenge, alteréchosEt encore un petit peu de poil à gratter ici…

    Depuis la mise en ligne de Bassenge Blog Sudinfo, en octobre 2011, les autorités communales bassengeoises nous ont clairement signifié qu’aucune information de leur part ne nous parviendrait. Tout comme aujourd’hui le journaliste Cédric Vallet, nous n’en avons jamais compris la raison non plus.

    Regor