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abeilles wallonie

  • Mortalité inquiétante en Wallonie et à Bruxelles… 40 % des abeilles n’ont pas passé l’hiver !

    abeilles.pngL’hécatombe continue chez nos abeilles. Au sortir de cet hiver, près de 40 % des colonies sont décédées en Wallonie et à Bruxelles. Comme l’an dernier, nous devrions être le pays européen où le taux de mortalité est le plus élevé. Et toujours pas de solutions pour éradiquer le mal. Le Cari et la FAB ont d’ailleurs décidé d’établir une cartographie de cette mortalité.

    PARFOIS 90 % DE PERTES

    Un questionnaire a été mis en ligne à l’adresse des apiculteurs. Les premiers résultats confirment cette perte importante et révèlent que la mortalité ne se concentre pas sur une région précise. Dans une même province, des apiculteurs peuvent n’avoir aucun décès alors que leurs collègues, parfois installés à seulement 5 kilomètres enregistrent une mortalité pouvant aller jusqu’à 90 % de leurs colonies.

    C’est notamment le cas à Court-Saint-Etienne. Les éleveurs du Brabant wallon font état de 55 % de perte, alors que ceux du Brabant flamand de 31 % seulement. La mortalité est de 42 % à Bruxelles, 39 % à Namur, 35 % à Liège, 22 % dans la province du Luxembourg et 27 % dans le Hainaut, selon les chiffres de la FAB. Un hiver catastrophique. Et toujours pas de réelles explications : on pointe du doigt les pesticides, les fongicides, le manque de nourriture diversifiée, etc. Le Cari est en train d’étudier plus particulièrement les pollens ramenés à la ruche avant l’hiver et leur origine botanique. Pour vérifier qu’ils ne soient pas à l’origine de carences. L’étude tente aussi de déterminer que les pollens ne sont pas contaminés par des produits chimiques, même après septembre. En effet, les abeilles décèdent de plus en plus tôt en hiver, dès octobre, novembre. Autre facteur dérangeant pour les butineuses : les cultures de couverture pour lesquelles on utilise des plantes attractives pour les abeilles mais des plantes qui normalement ne devraient pas être là. Une façon de cultiver qui changerait le dynamisme des colonies. Les apiculteurs sont de plus en plus inquiets et espèrent que les études en cours finiront par aboutir.

    (Source La Meuse 22 mai 2015)