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établissement de défense sociale paifve

  • A proximité. Juprelle – projet contesté. L’établissement de défense sociale de Paifve en danger

    paifve.jpgLa députée fédérale aqualienne Vanessa Matz craint pour l’avenir de l’établissement de défense sociale (EDS) de Paifve. Selon ses informations, le ministre de la Justice planche en effet sur un projet de transformation de l’EDS en centre de psychiatrie légale.

    « Or, l’établissement de défense sociale a deux fonctions, confie la députée fédérale : soigner les patients, mais également protéger la société des patients dangereux. La sécurité à Paifve est d’ailleurs assurée par des agents pénitentiaires. Mais dans un centre de psychiatrie légale, on ne fait que soigner. Il dépend d’ailleurs de la Santé publique, et non plus de la Justice. Si cette transformation aboutit, on ne remplira donc plus les objectifs de la loi sur la défense sociale. »

    Or, ces patients dangereux seront toujours « détenus » à Paifve. Et d’autres devraient d’ailleurs venir les y rejoindre, le ministre envisageant d’augmenter la capacité de 208 lits actuellement à 400 à l’horizon 2020 en vue de désengorger les prisons, dans lesquelles sont actuellement détenues un millier de personnes présentant un trouble psychiatrique. « Augmenter la capacité, c’est évidemment très bien, continue Vanessa Matz, mais le souci, c’est qu’il n’y aurait plus à Paifve de régime carcéral, ce qui fait craindre le pire au personnel et aux syndicats. » Qui redoutent également des dérives lorsqu’il s’agira d’envisager la libération d’un de ces patients : « Dans un tel centre, axé uniquement sur les soins, il appartiendra uniquement aux médecins de décider des mesures de sortie. Les spécificités de la population internée sur le plan de la dangerosité et de la protection de société ne seront plus prises en compte. »

    Enfin, dernière crainte, celle de voir l’exploitation du futur centre de psychiatrie légale de Paifve confiée à un exploitant privé, comme c’est déjà le cas pour celui de Gand et comme ça va l’être pour celui d’Anvers. Vanessa Matz interrogera donc prochainement le ministre de la Justice à ce sujet.

    (Source La Meuse mardi 6 octobre 2015)