Google Analytics Alternative

Nature

  • Plus de 28.000 plantes ont des propriétés médicinales

    Plus de 28.000 espèces de plantes sont actuellement répertoriées comme ayant un usage médical, révèle un rapport publié jeudi par le centre de recherche botanique des Kew Gardens de Londres.

    Au total, le rapport, qui a pour ambition de dresser un état des lieux des plantes dans le monde et dont c’est la deuxième édition, recense 28.187 plantes aux propriétés médicinales, un chiffre en progression de 59% par rapport à 2016 et «probablement très prudent».

    Parmi les nouvelles variétés découvertes figurent neuf espèces d’une plante grimpante appelé Mucuna, utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson. «Ce rapport souligne l’énorme potentiel des plantes dans des domaines comme le diabète et le paludisme», a expliqué à l’AFP Monique Simmonds, directrice scientifique adjointe des Kew Gardens.

    L’artémisinine et la quinine, deux substances issues des plantes, «sont parmi les armes les plus importantes dans notre arsenal pour lutter contre la malaria, dont 214 millions de cas et 400.000 décès ont été recensés en 2015», rappelle le rapport. Malgré leur potentiel, moins de 16% des espèces utilisées dans des remèdes sont citées dans des publications médicales, note le rapport.

    Au total, 128 scientifiques de 12 pays différents ont travaillé à l’élaboration de cette publication, qui souligne la découverte de 1.730 nouvelles espèces par rapport à l’année dernière. Parmi elles figurent cinq nouvelles espèces de manihot, une variante du manioc, découvertes au Brésil et qui «ont le potentiel d’augmenter les récoltes de manioc en les diversifiant», constituant ainsi «une nourriture du futur».

    Le rapport a aussi suivi la destruction de plantes en analysant des images satellites. Les chercheurs ont ainsi découvert qu’au cours des 16 dernières années, «une moyenne de 340 millions d’hectares de la planète brûlent chaque année», soit grosso modo «la taille de l’Inde», a précisé à l’AFP le docteur Sarah Wyse, qui a contribué au rapport. Mais si ce chiffre semble alarmant, Mme Wyse a souligné que certaines plantes ont besoin de ces incendies «pour se régénérer». «Ces feux ne sont pas en soi une mauvaise chose pour de nombreux écosystèmes, parce que la plupart des plantes s’adaptent au feu», a-t-elle dit.

    Le rapport a également calculé que «le coût potentiel pour l’agriculture mondiale si la propagation de parasites invasifs et pathogènes n’est pas stoppée» est de «540 milliards de dollars (492 milliards d’euros) par an». Il souligne la nécessité de «mesures de biosécurité plus strictes», notamment pour le commerce des plantes vivantes. La mondialisation du commerce et les voyages internationaux facilitent, par exemple, la dissémination des criquets et autres chenilles légionnaires, particulièrement destructrices pour le maïs. Le domaine des Kew Gardens, installé à l’ouest de Londres, abrite l’une des plus importantes collections de plantes de la planète dans ses serres et ses magnifiques jardins. C’est également un centre de recherche botanique mondialement connu qui veut faire de son «State of the World’s Plants» un outil de référence. (Source Le sillon belge et Belga)

  • La Nature en fête ces 20 et 21 mai. Activités autour des 25 ans de Natura 2000 et du programme LIFE

    Notre nature Européenne est en fête. Natura 2000 et les projets LIFE célèbrent leurs 25ème anniversaire ce 21 mai 2017. Pour mettre cet événement en lumière, des dizaines activités nature sont organisées à travers toute la Belgique

    En 1992, la Directive "Habitat" est adoptée. Elle vient complémenter la Directive "Oiseaux" en vigueur dans l'Union européenne depuis 1979. Ensemble, elles définissent les fondements du réseau Natura 2000, un vaste réseau international de sites protégés. Les deux directives comprennent une liste d'espèces et d'habitats d'intérêt communautaire à préserver au niveau européen. Chaque Etat Membre est responsable du maintien des habitats et espèces dans un bon état de conservation. En Wallonie, les 240 sites du réseau Natura 2000 couvrent une surface de 221 000 ha (13% du territoire).

    Un fond pour les actions en faveur de la nature, de l'environnement et du climat

    Depuis 1992 également, le programme LIFE (L'Instrument Financier Européen) soutien les projets de conservation de la nature au sein de l'Union européenne. Grâce à ce fond, de nombreux projets ont pu contribuer à la restauration d'habitats naturels menacés et à la conservation d'espèces protégées en Belgique, dont plusieurs coordonnés par Natagora. Initié en 2015, le projet Belgium Nature Integrated Project (BNIP) rassemble les principaux acteurs de la conservation de la nature en Belgique. Son objectif est de développer un cadre opérationnel, d’apporter une expertise et de soutenir les projets Natura 2000 sur le terrain.

    Nature en fête

    Pour célébrer l'anniversaire de ces piliers de la protection de la nature européenne, les nombreux partenaires du LIFE Intégré (BNIP) proposent un large panel d'activités gratuites. De la randonnée en zone humide à la visite d'un écoduc, en passant par la gestion de réserves naturelles, elles permettent au grand public de découvrir de façon ludique et festive le réseau Natura 2000 et ses implications dans nos régions.

    Le programme des activités proposées le week-end des 20 et 21 mai 2017 est disponible sur www.nature-en-fete.be

    Le programme complet à découvrir ici :

    Nature en Fete 18 mai au 4_juin_2017.pdf

  • Le magazine NEST de ce mois d’avril consacre un dossier de 6 pages à Ali Aghroum de Wonck, passionné de nature

    ali chouettes chevêches.jpgC’est en effet sous l’intitulé « Un paradis pour les hirondelles » que la journaliste Isabelle Masson-Loodts consacre un dossier complet à Ali Aghroum, figure bien connue en Vallée du Geer, dans le magazine NEST de ce mois d’avril (Le Vif – L’express). Elle y aborde, d’abord, l’intérêt porté par Ali pour les hirondelles puis, elle retrace l’histoire de ce garçon venu de Bruxelles qui a choisi de poser ses pénates en Vallée du Geer et, ensuite, développe comment il est passé de la réflexion à l’action. Le dossier se clôture sur la tour en bois qu’il a réalisée et placée en sa propriété afin de sensibiliser les promeneurs et les passants à la cause de la nature et dont le symbolisme s’ancre dans la notion de « Pari tourné vers l‘avenir.»

    Un article de 6 pages, couleurs sur papier glacé, illustré de splendides photos de Frédéric Pauwels.

    ali abeilles.pngPrésentation du n° d’avril du magazine Nest

    « Avec le soleil qui fait déjà plus que pointer le bout de son nez, nous aspirons tous à profiter du grand air. Dans ce numéro d'avril, vous ne serez pas en reste!

    Nous vous proposons une escapade en Irlande pour y admirer des paysages à couper le souffle et savourer une cuisine traditionnelle agréablement revisitée. Pour les adeptes de jardin, nous avons concocté un dossier mobilier & accessoires pour en profiter en toute saison. Pour ceux qui aiment plonger leurs mains dans la terre, nous vous invitons à découvrir le potager de Marc, qui cultive ses légumes sous cloches. Enfin, le printemps, c'est aussi le retour des hirondelles. Justement, dans la vallée du Geer, Ali Aghroum a décidé de participer activement à la préservation de cet oiseau emblématique. »

    ali aghroum,magazine nest,magazine nest ali aghroum,hirondelles aliPour faire la connaissance de la journaliste Isabelle Massons-Loodts, un article à découvrir ici :

    http://bassenge.blogs.sudinfo.be/archive/2014/12/13/journaliste-a-la-rtbf-madame-nature-en-visite-a-glons-adopte-133300.html

    Source :

    http://weekend.levif.be/lifestyle/nest/maison/votre-nest-d-avril-vous-attend-des-ce-vendredi/article-normal-638171.html

  • Spectaculaire ! A l’approche d’un danger, cette plante a le pouvoir extraordinaire de recroqueviller ses feuilles… Nous avons découvert le Mimosa Pudica près de la Vallée du Geer – VIDEO -

    Mimosa Pudica.gifLe mimosa pudique (Mimosa pudica) est une plante rampante de 10 à 40 cm de haut (pouvant atteindre dans la nature un peu plus d'un mètre), appartenant à la famille des Fabaceae (et anciennement aux Mimosaceae), originaire d'Amérique tropicale et largement naturalisée à travers le monde.

    Thigmonastie

    Les feuilles alternes ont la particularité de se replier au moindre choc (le vent, la pluie, le toucher...), ce qui en jargon botanique est appelé thigmonastie. Il s'agit de l'un des mouvements les plus spectaculaires du règne végétal, dû à de petits renflements à la base des feuilles et des folioles. Ces renflements, appelés pulvinus, sont composés de cellules « motrices » spécialisées et sont gonflés d'eau. Au moindre attouchement, cette eau est évacuée dans les tissus avoisinants. La rétraction des feuilles touchées commence dans le 10e de seconde après le contact, et se déroule en deux temps selon l'importance du contact. Tout d'abord, les folioles touchés se replient et "disparaissent à la vue" en environ 3 à 4 secondes. Un choc plus fort induit le repli des feuilles voisines, et s'il est plus fort encore le mouvement de repli atteint toutes les feuilles d'un même côté puis est suivi du repli des feuilles du côté opposé de la plante. Il y a donc deux transmissions distinctes : la première rétractation des folioles qui se propage à environ 2 mètres par minute, et dans un deuxième temps la rétractation des feuilles, quatre fois plus lente, atteignant toute la plante. Le tout est en trois mouvements : les folioles, les feuilles, puis toute la plante.

    Une fois le calme revenu, les feuilles reprennent leur port.

    Ce mouvement est réalisé même lors de longues sécheresses. Des hypothèses plausibles sont émises quant à la raison de ce camouflage : protection contre les intempéries et contre les prédateurs herbivores (un rameau sans feuilles, voire replié sur lui-même, serait moins appétissant). Reste à savoir pourquoi cette stratégie n'est pas employée par d'autres plantes si elle est aussi efficace qu'il y paraît.

    Nous avons découvert le Mimosa pudica, en Hollande, dans une jardinerie proche de la Vallée du Geer.

    Regor

  • Vallée du Geer – Invitation. S’investir pour la nature

    natagora, gestion natagora, natagora vallée du GeerCet article est paru dans La Meuse ce lundi 6 février 2017

    « Envie de vous investir pour préserver et valoriser le patrimoine naturel de la Vallée du Geer? Envie de dépenser un peu de temps libre pour une bonne cause? La commission de gestion des réserves naturelles de la Basse Vallée du Geer vous propose de la rejoindre.

    « Une bonne dizaine de réserves naturelles à notre actif, plus d'une dizaine de journées de gestion par an. Sans compter les balades et autres activités. Des réunions permettant l'échange d'idées sur l'avenir de la nature dans la vallée du Geer », dit-elle dans un communiqué publié sur notre blog de Bassenge. Infos sur bassenge.blogs.sudinfo.be » (Source La Meuse lundi 6 février 2017)

  • Natagora organise son recensement des oiseaux les 4 et 5 février

    L'association de protection de la nature Natagora invite le public à recenser les oiseaux présents dans les jardins, le week-end des 4 et 5 février. L'équivalent néerlandophone, Natuurpunt, organise l'opération une semaine avant, les 28 et 29 janvier.

    Natagora propose son recensement des oiseaux de jardin depuis 2004.

    "Grâce aux observations fournies par les dizaines de milliers de participants, nous en apprenons plus sur les mœurs des oiseaux et pouvons mieux les protéger", soutient l'association.

    Toute personne disposant d'un jardin est priée d'observer les oiseaux au moins une heure sur le week-end. Les participants, qui doivent s'inscrire en ligne, peuvent ensuite tenter d'identifier les oiseaux, à l'aide de divers outils renseignés par Natagora. Les observations doivent par après être introduites sur internet: http://www.natagora.be/index.php?id=devine_qui_oiseaux0.

    Les espèces les plus observées lors des précédentes éditions étaient les merles noirs, rouge-gorges, mésanges bleues et mésanges charbonnières.

    (Source Belga)

  • Glons. Elles fleurissent en hiver !

    viola cornuta.jpgEn ce mois de janvier à Glons, chez le blogueur de Bassenge Sudinfo, des petites fleurs, délicates, s’expriment en étalant leurs couleurs bigarrées. Ce sont des « viola cornuta », ou en français «  Pensées à cornes », une espèce de plante vivace qui provient des Pyrénées et dont la particularité est de fleurir tout l’hiver. C’est ainsi que cela fait plusieurs mois qu’elles offrent leurs couleurs. Par moins 10°, tels qu’on a connu récemment, les tiges et les fleurs se recroquevillent sur elles-mêmes comme si elles se blottissaient les unes contre les autres pour affronter le froid. Durant la journée, lorsque le thermomètre remonte, elles se redressent alors à nouveau pour aller chercher la clarté. Autre particularité, cette fleur est comestible et vient accompagner les mets les plus délicats.

    Mais nous nous abstiendrons de les consommer, considérant qu’en hiver, leur vue vient égayer chacune de nos journées.

    Regor

    http://www.jardiner-malin.fr/fiche/viola-cornuta.html

    viola cornuta.2jpg.jpg

    viola cornuta wikipedia.jpg

    (ci-dessus : photo Wikipedia)

    viola cornuta.3jpg.jpg

  • "Mise au vert", pour réintégrer la nature dans les espaces publics et privés

    nature ville.jpgLe 13 janvier dernier, le ministre wallon de la Nature, de la Ruralité et du Tourisme, René Collin, a présenté un nouveau programme intitulé « Mise au Vert ». Son but: réintégrer la nature dans les espaces publics et privés. 

    Depuis le lancement en mai 2015 du « Réseau Wallonie Nature », communes, écoles, entreprises, associations et citoyens ont été sensibilisés  au rôle essentiel de la biodiversité au quotidien. La mise en œuvre de projets tels que « Cimetière Nature », « 110 kms haies » ou encore « Ose le vert, recrée ta cour », a permis à différents publics de découvrir qu’il était possible de faire mieux coexister nature et activités humaines. 

    Ce nouveau programme se décline en 3 actions concrètes qui seront développées en 2017 : « Prime’Vert », « Le Week-end des Parcs et Jardins de Wallonie » et le concours des « Villes et villages fleuris de Wallonie ».

    Prime'Vert, pour les communes

    Prime’Vert est un appel à projets destiné aux administrations communales. Elles sont invitées à concevoir un projet de création d’espaces verts dans leurs zones urbaines et semi-urbaines.

    L’objectif est de « revégétaliser » ces zones pour favoriser le bien-être des citoyens avec des aménagements bien pensés au cœur des villages ou des villes au travers, par exemple, d’une toiture végétale, d’un hôtel à insectes, de verdurisation des abords des bâtiments publics, etc.

    A la clôture de cet appel à projets, prévu le 20 avril, 35 projets seront sélectionnés par un jury multidisciplinaire. Les lauréats seront proclamés fin mai. Les dossiers retenus pourront bénéficier jusqu’à 15.000 euros de subside.

    Week-end des Parcs et Jardins de Wallonie

    Mis en œuvre par l’asbl « Valorisation des Parcs et Jardins de Wallonie » en collaboration avec le Commissariat Général au Tourisme et la Dgo3, la première édition du « Week-end des Parcs et Jardins de Wallonie» se déroulera les 10 et 11 juin prochains. Le fil conducteur de cette première édition sera la Gourmandise, de quoi rejoindre un des objectifs majeurs du tourisme wallon en 2017.

    Ce week-end fera l’objet d’un appel à candidatures, ouvert jusqu’au 1er mars, à destination des parcs publics et des jardins privés qui souhaitent, pour l’occasion, ouvrir leurs portes au grand public. Les lauréats pourront disposer d’une aide de 500 euros maximum pour les jardins privés et de 2.000 euros maximum pour les parcs et jardins publics pour concrétiser leurs projets : création de potager durable, pose de nichoirs, création, achat de plantes,…

    Plus d’infos et formulaires : www.jardins.tourismewallonie.be .

    Villes et Villages fleuris de Wallonie

    René Collin a également annoncé un prochain concours des « Villes et Villages fleuris de Wallonie » qui viendra compléter le programme « Mise au Vert ».

    "En 2017, la nature et la biodiversité vont se propager davantage, de quoi contribuer à améliorer sensiblement nos cadres de vie et par ailleurs, à en renforcer l’attractivité", vante le ministre. (Source Sillon belge)

    jardins concours.jpg

  • Règlementation de la pêche en Wallonie, détaillée pour le sous-bassin Meuse Aval, à partir du 1er janvier 2017

    La nouvelle règlementation de la pêche en Wallonie est publiée sur le blog « Le franc pêcheur ». Elle est à découvrir en suivant ce lien :

    http://www.lefrancpecheur.be/2016/12/reglementation-de-la-peche-en-wallonie.html

    Présentation du franc pêcheur. Le Franc Pêcheur est le blog de la revue du même nom. Il est également l'organe de communication de la Fédération Meuse Aval ASBL. Celle-ci comprend actuellement 5 sociétés fondatrices : la Société Royale des Pêcheurs à la Ligne de la Basse-Meuse Liégeoise (SRPBML, anciennement FRPBML et FPBML), les Amis de la Mehaigne, les Pêcheurs du Bas-Geer, Ambresin et Noville. Ces sociétés se battent pour certaines depuis plus de 50 ans pour la protection de la faune aquatique et des droits des pêcheurs. Les eaux que nous gérons couvrent la Meuse, de l'aval du pont d'Andenne jusqu'à la frontière avec les Pays-Bas (Lanaye), le canal Albert sur tout son parcours en Wallonie, la Mehaigne, la Berwinne et ses affluents, la Gueule, ainsi que la darse de Cheratte et la gravière Brock à Hermalle-sous-Argenteau (les 2 dernières dépendent de la Basse-Meuse), soit le sous-bassin de la Meuse aval !

  • Nature – Projet de décret. Pies et corneilles bientôt au tableau de chasse en Wallonie ? Et d’autres espèces au banc des accusés

    Un projet de décret veut faciliter la destruction d’espèces accusées de causer des dégâts. Des espèces emblématiques dans le viseur. Et un front des associations environnementales en prévision.

    Les temps pourraient devenir assassins pour les pies et les corneilles. Et, au-delà, pour les blaireaux, castors, hérons et cormorans, accusés de nuire aux activités humaines. Un avant-projet de décret adopté par le gouvernement wallon prévoit que les deux premières, actuellement « protégées », soient ajoutées à la liste des « gibiers ». Et que les autres pourront plus rapidement et plus facilement être détruits à la demande d’un propriétaire, pisciculteur ou agriculteur se disant victime de dégâts. Le texte a été transmis au conseil wallon de la nature qui dispose d’un petit mois, vacances comprises, pour donner son avis. La pie bavarde et la corneille noire seraient, dit le texte, à l’origine « de nombreuses plaintes soit pour des dégâts aux cultures, soit pour des dommages à la faune et à la flore ». Ces deux volatiles font régulièrement l’objet de demandes de destruction. 26.000 pies et 50.000 corneilles ont été trucidées en 2013 ; 24.000 pies et 43.000 corneilles en 2014. Il serait plus logique, dit le texte, de sortir du système de dérogation individuelle et de permettre aux chasseurs de « réguler » les pies et les corneilles. C’est-à-dire de les chasser toute l’année, sauf pendant les périodes de reproduction, nidification et de dépendance des jeunes.

    Destruction de la petite faune

    Le projet de décret émanant du cabinet du ministre de la Nature René Collin (CDH) souligne le mauvais état de conservation de la petite faune de plaine en Wallonie (perdrix grise, alouette des champs, vanneau huppé, lièvre…). Il note que malgré les mesures prises pour améliorer l’habitat et la disponibilité de nourriture, les populations « continuent à régresser ». La chasse n’en serait pas responsable, ne représentant que 5 à 10 % des prélèvements. En revanche, la prédation serait « une cause importante de mortalité ». La pie et la corneille sont, dit le texte, dans un « état de conservation très favorable ».

    Le viseur ne s’arrête pas sur les deux volatiles. Il est braqué sur des espèces « devenues plus communes » connaissant « par endroits une réelle expansion » et générant « de plus en plus souvent des problèmes de cohabitation tant avec les activités humaines qu’avec d’autres espèces menacées ». Accusés : grand cormoran, héron cendré, blaireau, castor qui, à en lire le descriptif, causeraient des dégâts considérables et répétés. La solution : frapper plus vite et plus facilement les coupables. On se passerait de l’avis du conseil supérieur de la nature. Un avis consultatif que les destructions n’attendent souvent même pas. A l’avenir, les autorisations de destruction seraient données non plus par le patron du département de la nature et des forêts, mais par les directions régionales. La transparence (très) relative d’aujourd’hui deviendrait une parfaite opacité.

    Énervement en vue

    Les organisations de protection de l’environnement et les naturalistes se seraient bien passées de ce Noël. « Le signal est clair : ces espèces gênent. Il faut tirer dedans », dit le patron d’une association. L’analyse de la situation simplifie à l’extrême. En réalité, le problème des perdrix, des lièvres, des alouettes des champs, c’est le «nettoyage» des cultures. Les campagnes et les grandes cultures sont de plus en plus propres, plus lisses, sans être nécessairement toxiques. On a complètement détruit tout ce dont l’avifaune a besoin. Dans un champ optimal aujourd’hui, il n’y a plus rien d’autre que la plante cultivée. Dire qu’on va régler l’avenir de la perdrix ou du lièvre en détruisant les corneilles, c’est scientifiquement faux ».

    « C’est le retour au XIXe siècle », réagit-on à plusieurs sources dans le milieu naturaliste. « Clair : cela correspond à la demande de certains groupements de chasseurs de pouvoir tirer sur ce qu’on appelle les «becs droits». Pour le sport ».

    Pas de prolifération

    Les espèces en question prolifèrent-elles ? « Pour la pie, dit un expert, la situation est stable depuis des années. Les effectifs de corneilles sont en augmentation. Les populations de hérons diminuent. Idem pour le cormoran : on a perdu 60 % en Meuse en 3-4 ans et il n’y a pas eu de report sur les rivières. La seule augmentation se marque dans le Hainaut. L’impact sur les rivières à salmonidés n’a jamais été démontré ». Les dégâts ? Possibles localement pour les corneilles qui forment parfois des « gangs » non-territoriaux. « On ne peut pas nier qu’il y a une influence sur certaines espèces, mais la principale raison de leur baisse, c’est la perte des habitats ».

    Les dégâts dus aux castors et aux blaireaux ? « Dans 90 % des cas, c’est une tempête dans un verre d’eau, dit un habitué des expertises Et en tout cas, il ne sert à rien d’éradiquer : l’animal revient après. A moins que l’intention ne soit de supprimer toute l’espèce… » Le clash est assuré avec les environnementalistes. Et un des responsables de promettre « des conflits frontaux à propos d’espèces aussi emblématiques que le castor et le blaireau ».

    Bis repetita

    Ce n’est pas la première fois qu’on tente de s’en prendre à certains animaux accusés de causer des dégâts aux activités humaines (piscicultures, étangs, champs…). La précédente tentative, derrière laquelle certains identifient la même plume, date de fin juillet 2013, à la veille des vacances, une fois encore. Il s’agissait alors d’un projet émanant du cabinet de Carlo Di Antonio (CDH), ministre de la Nature de l’époque. Les arguments étaient les mêmes (les dégâts), les espèces identiques (mais on y retrouvait le goéland argenté). Le projet avait récolté un avis cinglant du conseil de la Nature, le jugeant faible, « basé sur des lieux communs et des données pour les moins obsolètes ou non fondées ». Cette fois, la version est plus étayée. Elle cite notamment des études et des articles scientifiques à l’appui de ses thèses. Reste à voir d’où elles viennent. Un argumentaire certes plus étoffé, mais non moins contesté. (MdM) (Le Soir vendredi 23 décembre 2016)

    On l’aura compris : dans les mois qui viennent les débats risquent d’être tempétueux.

    Regor

  • Wallonie. Vache à canule (hublot): le ministre Di Antonio n’en veut plus !

    vache hublot_2.jpgL’image est forte et n’en finit pas de susciter le débat. La canule, c’est cette technique scientifique qui permet d’avoir accès aux entrailles d’une vache vivante en lui plaçant une sorte de « hublot ».

    Concrètement, on vient greffer un « goulot » sur l’abdomen de la vache et la canule permet d’étudier de l’intérieur les micro-organismes qui se développent sur le rumen, le premier estomac des ruminants et dont le rôle est de dégrader les matières végétales avant leur transformation en viande. Mais cette méthode de recherche, menée depuis 2008 aux facultés des sciences agronomiques de Gembloux (ULg) ne plaît pas à tout le monde.

    Voici peu, l’ASBL « Animaux en péril » avait dénoncé l’existence de ces tests, même si les chercheurs assurent que le processus est totalement indolore pour les vaches. Du côté du ministre wallon du Bien-être animal, Carlo Di Antonio (cdH), on n’apprécie pas beaucoup plus la méthode des vaches à canule. « Cette technique doit être parfaitement maîtrisée et réalisée par un vétérinaire spécialisé dans les grands animaux », souligne le ministre. « C ela est permis pour l’amélioration des conditions de production des animaux élevés à des fins agronomiques » .

    D’AUTRES MÉTHODES SVP !

    Le ministre a également rappelé que le système digestif des bovins est très sensible, et qu’il convient d’évaluer les nouveaux fourrages, pour assurer la productivité en lait et en viande. « Il en va de l’avenir de notre agriculture, qui doit devenir plus durable et à l’impact environnemental de cette agriculture » .

    Mais Carlo Di Antonio conseille aux chercheurs d’utiliser d’autres méthodes. « Selon mes services, il existe d’autres méthodes permettant ce type de recherches et même si rien d’un point de vue scientifique ne justifie d’interdire cette pratique, je souhaite que soient privilégiées des méthodes alternatives plus respectueuses du bien-être des animaux. » (La Meuse jeudi 17 novembre 2016)

    A VOIR AUSSI SUR ESTAIMPUIS SUDINFO :

    http://estaimpuis.blogs.sudinfo.be/archives/2013/12/index-42.html

  • Festival Nature de Namur. Une photo de Regor de Bassenge Sudinfo dans le livret du colloque du Festival !

    Cette année le Festival Nature de Namur prendra place du 14 au 23 octobre 2016. Le festival, c’est 300 films en compétition, 40 expos photos etc… Prise en Vallée du Geer, à Bassenge plus exactement, une photo de Regor (rempoissonnement du Geer) a été choisie pour illustrer le livret du colloque du Festival Nature Namur. Sur la photo, au premier plan, Francis Leenaerts de Wonck.

    Pour tout savoir sur le festival :

    http://www.festivalnaturenamur.be/agenda 

    festival nature namur,festival nature namur 2016,photo regor

  • C’est l’époque de la récolte des graines d’orties !

    graines orties.jpgC’est plutôt au printemps qu’on se rappelle les bienfaits et vertus de l’ortie pour notre santé. Sur base des jeunes feuilles, soupes, tisanes et autres préparations font alors le bonheur des palais les plus délicats. Puis, l’utilisation des feuilles de ce légume sauvage qui abonde dans nos jardins et campagnes s’arrête quand ses fleurs éclosent.

    Mais, à la fin de l’été, c’est le moment de récolter les graines.

    Les étonnantes propriétés de la graine d’ortie.

    graines d'orties.jpgComme le relève le site Urticamania «  Les graines possèdent des vertus dépuratives. Mais elles montrent aussi des effets comme anti-infectieux, diurétique, éliminateur de l’acide urique, draineur hépatique, anti-diarrhéique, stomachique, anti-anémique, antirachitique… »

    Toujours selon Yves Tissier d’Urticamania «  Les rares analyses faites sur la graine d'ortie ont permis de mieux connaître sa composition : acides gras insaturés (linoléique et linolénique), des vitamines C, E, B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 (niacine), B6 (pyridoxine), et de nombreux minéraux : fer, zinc, cuivre, calcium, phosphore, magnésium, manganèse, sodium, potassium, et sélénium. Ce qui en fait un cocktail d'anti-oxydants. (Les éléments en caractères gras sont contenus en forte quantité). »

    Comment récolter les graines d’ortie? Tout d’abord, il convient de choisir des orties dans un endroit préservé (à l’abri des pulvérisations et des rejets des pots d’échappement). Coupez des tiges lourdement chargées de graines, et mettez-les à sécher dans des cageots tapissés de papier ou de tissu, puis passez-les au tamis et conservez-les dans des bocaux étiquetés. Elles peuvent aussi être consommées fraîches: pas besoin alors de les faire sécher!

    Très friands de graines d'ortie à l'automne, les oiseaux ont bien compris l'intérêt de cet alicament, qui va leur permettre de mieux résister aux rigueurs hivernales.

    Pour tout savoir sur les graines d’orties ( Attention bien s'en référer aux quantités mentionnées dans l'article URTICAMANIA ):

    http://urticamania.over-blog.com/article-32128266.html

    Photos Regor Photography

    Source autre photo des graines :

    http://www.breizh-oiseaux.fr/forum/viewtopic.php?t=479

  • Bassenge. Les colchiques d’automne en pleine floraison !

    colchiques 2.jpgEn Belgique, on ne trouve plus guère ces magnifiques fleurs qui autrefois étaient assez répandues en nos régions. On les trouve encore dans l’Est de la France mais il est très rare de les rencontrer en nos contrées, et donc le fait est suffisamment particulier pour le signaler.  En ce début septembre, à Bassenge, dans la réserve naturelle Natagora « Derrière Lavaux » (derrière le bâtiment du Tec), les colchiques abondent et sont en pleine floraison. Dans cette zone prairiale, ces fleurs légères, fragiles, avec leurs pétales vibrant au gré du vent, offrent un délicat camaïeu de tons violets passant parfois vers le rose ou le blanc immaculé. Un spectacle magnifique. Un réel festin aussi pour les abeilles solitaires qui en sont friandes.

    La visite du lieu s’impose tout naturellement…

    Voir aussi cet article écrit il y a un an, jour pour jour…

    http://bassenge.blogs.sudinfo.be/archive/2014/09/09/rare-les-colchiques-d-automne-en-pleine-floraison-en-vallee-123336.html

    colchiques.jpg

    colchiques 4.jpg

    colchiques 3.jpg

  • Dans les prochaines semaines, vous risquez de voir des araignées débarquer dans vos maisons

    Vous n’aimez par les araignées ? Voici un moment difficile pour vous qui arrive. La fin de l’été amène souvent les araignées à rentrer dans les maisons et appartements. Elles se montrent en effet car, pour elles, la saison des amours commence.

    http://www.sudinfo.be/1662736/article/2016-09-06/dans-les-prochaines-semaines-vous-risquez-de-voir-des-araignees-debarquer-dans-v

    araignées,saison amours araignées,araignées