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Histoire locale

  • Fort d’Eben-Emael. Ce weekend, grande reconstitution 1944

    fort eben emael reconstitution 2018.jpgCommuniqué

    Samedi et dimanche, nous vous proposons de vous faire revivre la fin des combats de la libération du Fort d’Eben-Emael en septembre 1944. Le tout avec un grand campement militaire américain des années 40 et la présence de plus de 80 figurants, issus de 10 associations belges, néerlandaises et allemandes

    US Army Camp '44

    Pour maintenir les événements de la Seconde Guerre mondiale en vie, les samedi 29 et dimanche 30 septembre 2018, l'esplanade du fort se transforme en un grand camp militaire américain, en 1944. Dix associations de reconstituteurs, plus de quatre-vingts figurants fort eben emael reconstitution 2018 2.jpgoriginaires de Belgique, des Pays-Bas et d'Allemagne, ainsi que de nombreux véhicules militaires seront présents à cet événement d'histoire vivante. L'entrée au camp militaire US '44 est gratuite.

    Simulation de bataille

    Les samedi 29 et dimanche 30 septembre, une simulation de bataille, basée sur les dernières escarmouches pour la libération du fort, aura lieu à proximité de l'entrée du fort, entre 13h00 et 14h00. Les soldats blessés seront soignés à l'hôpital de campagne.

    Affichage et démonstrations

    Entre 10h et 18h (avec une interruption entre 13h et 14h), vous pourrez vous familiariser avec le matériel roulant, la cuisine sur le terrain, l'hôpital de campagne, les connexions radio et téléphoniques, l'aumônier, ... et des démonstrations de déminage.

    Visiter le fort

    Vous pouvez visiter le fort de 10h à 16h (départ dernier tour). Les frais d'admission normaux s'appliquent.

    Associations de "reconstituteurs" actuels

    Remplacements - Etats-Unis et "The Army Nurse Corps"

    Deuxième division blindée - Infanterie américaine

    SuperSixth - Infanterie américaine

    The Black Watch - Véhicules américains

    82ème groupe de reconnaissance - US para

    Der Windhund - La Wehrmacht

    Régiment de Fallschirmjäger 6

    Die Fallschirmpioniere

    Ceux qui Veillent "Mouvement National Belge"

    Heritage Guild - Rijkswacht / Gendarmerie 1935-1945

    www.fort-eben-emael.be

  • Une histoire invraisemblable ! L’historien glontois, Eugène Devue, restitue à la Ville de Tongres un élément dérobé à la statue d’Ambiorix il y a 50 ans !

    aigle romain statue ambiorix tongeren tongres eugène devue ville de tongres.jpgCe jeudi 28 juin dernier, Eugène Devue, un glontois passionné d’histoire, s’est présenté au Centre Administratif de Tongres pour remettre officiellement aux représentants de la Ville un oiseau en bronze qui, dans des conditions jusqu’ici restées obscures, avait été soustrait de l’ensemble monumental dédié à Ambiorix trônant sur la Grand Place de Tongres. Cet oiseau de bronze faisait partie intégrante de la statue que l’on doit au sculpteur Jules Bertin et qui fut érigée sur la Grand Place de la Ville en 1866 et qui représente l’aigle romain vaincu par Ambiorix qui le foule à ses pieds.

    Cette pièce en bronze, pesant un peu moins de 5 kilos, figurait sur le dolmen à la aigle romain statue ambiorix tongeren tongres bureau.jpgdroite du chef des Eburons. Mais, cela faisait cinquante ans qu’il avait disparu !

    Voici l’histoire mirobolante que nous raconte l’historien glontois Eugène Devue :

    Un souvenir d’un demi-siècle refait surface…

    « L'histoire paraît invraisemblable. Elle est pourtant authentique.

    Un soir de janvier 2017, Gogri, le Cercle archéo-historique de la Commune de Riemst, organisait une conférence sur l'histoire d'Ambiorix. Frits Berckmans y exposait par le menu détail ses recherches sur la statue. Il y fit remarquer entre autres la disparition, aigle romain statue ambiorix tongeren tongres bureau 2.jpgpassée inaperçue de la plupart, de l’aigle et du glaive.

    Ce détail provoqua ce soir-là chez moi un déclic. Un souvenir lointain me revint en mémoire.

    C’était en octobre ou en novembre 1970, à Leuven, dans un kot d'étudiant au numéro 17 de la Parkstraat. (Certaines facultés francophones n’avaient pas encore déménagé à Louvain-la-Neuve suite au « Walen buiten » de 1968-69 et j’avais eu la chance de pouvoir y achever mon cursus universitaire).

    statue ambiorix delcampe.5 jpg oiseau entouré.jpgCe soir-là, des étudiants au retour d'une guindaille se racontaient leurs exploits plus ou moins "éthylisés", plus tonitruants les uns que les autres. Certains en rajoutaient sans doute un peu.

    Dans ce contexte, l'un d'eux narra une histoire que personne ne prit très au sérieux car, vantardise aidant, réalité et fiction se mêlaient dans un même brouillard alcoolisé. Aussi n’avais-je accordé aucune crédibilité à l'histoire que narrait l'étudiant éméché. Je prenais ces racontars  pour de la simple vantardise et les oubliai complètement.

    Pourtant le narrateur improvisé n'avait pas menti. Il n'avait rien inventé…

    Je ne peux garantir le détail précis, puisque les vérifications que je fus amené à entreprendre l’ont été 46 ans après les faits. Je n’ai pu me baser d’ailleurs que sur ce que j’ai pu recueillir comme témoignages auprès des personnes impliquées. Certaines n’étaient pas particulièrement bavardes ; d’autres avaient la mémoire défaillante. Les témoignages divergeaient quelques fois. Ces témoignages, je les ai recoupés tant bien que mal et j’ai tenté de les vérifier, sans pouvoir garantir l’absolue exactitude des détails, mais globalement la trame est correcte.

    La nuit du rapt …

    C’était presque certainement un samedi, à la nuit tombée. Ce jour-là avait eu lieu l’inauguration d’un dancing bien connu dans le Limbourg et dans la région liégeoise proche, le « Real », à la sortie de Tongres, le long de la chaussée vers Liège. Il devrait s’agir de l’année 1970…

    Un groupe d’une douzaine de jeunes gens avait largement profité des festivités organisées et des libations qui s’y étaient déroulées. Ils s’y étaient rendus avec 3 voitures bien remplies et avaient décidé de prolonger leur sortie nocturne dans le centre-ville. C’était déjà quelque peu « imbibés » qu’après l’inauguration du Real, ils avaient poursuivi la ronde des cafés de Tongres. La soirée avait été plus qu’ « arrosée ».

    Aux petites heures, ils étaient repassés par la place du marché où Ambiorix trônait sur son dolmen depuis septembre 1866, bien seul d’ailleurs, dans la fraîcheur de la nuit. Certains eurent l’idée de lui tenir compagnie sur le socle.

    On tenta l’escalade, qui en rebuta plus d’un, mais il se trouva un « mâle grimpeur » plus téméraire qui réussit, presque, à grimper à côté du chef des Éburons. Il s’était agrippé à l’aigle scellé dans un support métallique aux pieds d’Ambiorix. L’oiseau ne résista pas à la traction opérée par le grimpeur qui chuta du dolmen et se retrouva par terre avec l’aigle dans les bras. Le grimpeur inconscient aurait pu s’empaler sur le grillage en fer forgé qui entourait le dolmen et trouver une lamentable et douloureuse issue, pire que celle que réservait César à son ennemi juré. Le grimpeur improvisé échappait par chance au pire.

    Mais l’aventure ne s’acheva pas là. Le groupe, remis de sa première frayeur, poursuivit sa balade nocturne en emportant tout simplement la proie inattendue. L’oiseau d’airain accompagna donc les garçons dans leur tournée des estaminets qui allait durer jusqu’à la fermeture du dernier bistrot tongrois, ce qui à l’époque ne devait tout de même guère excéder 2 h. du matin...

    Le plus étonnant fut que personne, ni les tenanciers de café, ni les clients croisés au cours de la nuit, ni la police locale ne relevèrent le caractère surréaliste de la situation. L’oiseau n’était pas si discret pourtant ! 32 cm sur 19, pour un poids de 4 à 5 kg, sans ses ailes (dont il ne fut pas fait mention dans les témoignages recueillis).

    La scène aurait dû attirer l’attention, d’autant plus que, de plus en plus « remontés », les jeunes s’étaient mis en tête de vendre l’oiseau au plus offrant dans les bistrots qu’ils visitaient, question de pouvoir s’offrir quelques bières supplémentaires.

    Il ne se trouva pas d’acquéreur, sauf un bonhomme d’un certain âge, apparemment un « pilier de comptoir » notable qui voulait en offrir 500 francs, mais qui ne put les sortir de sa poche car il ne les possédait plus. Heureusement !

    C’est ainsi que finalement l’oiseau raccompagna le groupe quand celui-ci se décida à rejoindre ses pénates. Le retour se poursuivit sans plus de problèmes.

    L’aigle fut donc ramené au domicile de l’un des festoyeurs qui, lorsque le lendemain, le sommeil réparateur ramena la lucidité des meilleurs jours, prit conscience que l’aventure de la veille pouvait tout de même avoir certaines conséquences fâcheuses.

    Que faire maintenant ? Ramener l’oiseau, c’était s’exposer à la sanction publique.

    S’en débarrasser, c’était peut-être pire encore, si l’affaire venait à être connue. Ils avaient été nombreux tout de même et passablement éméchés. Presqu’inévitablement, l’un ou l’autre viendrait à vendre la mèche.

    Dans l’expectative, l’intéressé cacha l’oiseau sous un tas de charbon dans sa cave. Et pendant plus de 4 décennies, personne ne bavarda.

    Heureusement, l’aigle ne resta pas sous le charbon tout au long des 50 années que dura son rapt improvisé. Il en aurait assurément gardé des traces.

    Hormis la disparition de ses ailes, l’aigle se trouve dans un état de parfaite conservation. Il a viré au vert-de-gris, certes, comme d’ailleurs la statue d’Ambiorix elle-même avant sa dernière rénovation des années 2015-2016. Pour le reste, l’oiseau pourrait rejoindre Ambiorix sur son dolmen.

    Il ne tiendra désormais qu’aux autorités communales de Tongres de faire le nécessaire…

    L’aigle se trouve en effet en ma possession, dans un patelin liégeois, pas très loin de l’absurde frontière linguistique, et j’attends impatiemment qu’il puisse retrouver sa place sur le Grote Markt de Tongres.

    Comment l’oiseau est-il réapparu après 50 ans ?

    Au départ, il n’y avait pas eu la moindre intention de rapt ou de vol. C’est le hasard des circonstances qui a entrainé l’enlèvement, une escapade de jeunes, emportés par le goût de l’aventure, du plaisir inattendu, de la blague, l’abus de bière aidant, bien entendu. Rien de bien méchant. Pas la moindre intention « terroriste », révolutionnaire ou revendicative. On a fait bien pire usage du patrimoine depuis… ! Il est vrai que l’aigle aurait pu y laisser davantage de plumes, mais il a finalement survécu à cette aventure et pourra sans doute rentrer bientôt au pays. Il n’est pas question de banaliser le danger qu’a couru le patrimoine artistique et culturel de Tongres, mais il faut signaler la bonne volonté évidente de celui qui a choisi de restituer l’aigle, après l’avoir « préservé » chez lui près d’un demi-siècle…

    Il m’a fallu un peu de patience, quelques interviews discrètes, un mail en Malaisie, et la promesse - que je tiendrai - de ne pas révéler l’identité des auteurs. Ils ne sont plus si jeunes aujourd’hui, puisque le cadet a au moins septante piges au compteur, mais ils sont encore tous en vie, sauf un. Certains ont même gardé quelque chose du caractère frondeur et farceur de leur déjà lointaine jeunesse…

    Paix à eux. Ils ont finalement fait le bon choix. Ils ne ramèneront certes pas l’aigle en procession aux prochaines fêtes septennales à Tongres, mais Ambiorix le récupérera tout de même, très bientôt. Je le ramène ce jeudi 28 juin 2018 au centre administratif de Tongres. La ville retrouvera cet élément de son patrimoine culturel et historique.

    Nos septuagénaires auront peut-être bientôt le plaisir de revoir l’oiseau aux côtés d’Ambiorix sur le Grote Markt à Tongres.

    Ils ont promis-juré de ne plus tenter l’escalade du dolmen où se dresse fièrement et pour toujours le roi des Éburons.

    Eugène Devue (Glons, juin 2018) »

    Photos en haut : Eugène Devue en discussion avec Raymond Vaesen, Historien, Auteur d'un ouvrage à paraître sur Sluze (Sluizen) et, photo du bas, sur la gauche, Frits Berchmans Auteur du livre sur l'histoire de la statue d'Ambiorix (Edité par la Ville de Tongres).

    Côté Historique, rappel du contexte

    Le 4 septembre 2016 la ville de Tongres commémorait avec faste les 150 ans de l’érection de la statue d’Ambiorix. Celle-ci, après une absence prolongée pour rénovation, retrouvait sa place sur le Grote Markt.

    À cette occasion Jan Bex qui retraçait pour Het Belang van Limburg le parcours du chef germain citait l’ouvrage que Frits Berckmans avait consacré au monument élevé à la gloire du personnage. Une péripétie autour de la statue du mythique roi des Éburons n’était cependant pas évoquée : la disparition, depuis environ un demi-siècle, de certains attributs d’Ambiorix. L. Pechoux en fait mention dans une étude en 2011 spécifiant que l’oiseau est en place aux pieds d’Ambiorix jusqu’en 1965, signalant qu’au centenaire, il a disparu. Ce n’est pas exact, comme le montrera la narration qui suit. L’aigle, puisqu’il s’agit bien de l’aigle romain, est encore bien là jusqu’à son « rapt » en 1970.

    Le rapt de cet élément symbolique vient d’être élucidé, du moins partiellement. Qui mieux est, l’aigle a été retrouvé et pourrait bientôt reprendre sa place aux pieds du chef des Éburons sur la Grand-Place de la cité la plus ancienne de Belgique. Cette histoire quelque peu invraisemblable trouve son aboutissement aujourd’hui, près de cinquante ans après le rapt de l’oiseau royal.

    Mais d’abord, petit retour sur le passé : que fait Ambiorix sur le Grote Markt à Tongres ?

    Ambiorix statufié à Tongres était-il bien « tongrois » ou, plutôt, Tongres est-elle bien l’ancienne « capitale » des Éburons ?

    La ville avait été identifiée par les historiens du 19ème siècle comme étant l’ancienne « Atuatuca Tungrorum », la place forte des Éburons. Aujourd’hui, certains historiens sont plutôt d’avis que celle-ci se trouvait près d’Aix-la-Chapelle. (On lira à ce propos le très intéressant ouvrage de Raymond Vaesen qui paraîtra prochainement : “Strijden, lijden, leven en feesten in de heerlijkheid Sluizen”.).

    Quoi qu’il en soit, le chef historique de ce peuple germanique avait été une figure marquante de la Guerre des Gaules menée par Jules César et ses légions romaines. Ambiorix avait tenu tête au général romain et lui avait infligé à l'automne de l'année 54 av. J.-C. une de ses plus cuisantes défaites. Le massacre par Ambiorix des légions romaines de Sabinus et Cotta avait entrainé par la suite un véritable génocide-vengeur de la part de César et provoqué la quasi-disparition des Éburons. César n’était jamais parvenu à s’emparer d’Ambiorix malgré une traque acharnée menée à travers tout le pays et jusqu’en Germanie.

    Ambiorix pouvait donc devenir une figure exemplaire, un héros, présenté en exemple pour les générations à venir et nourrir un sentiment de force et de dynamisme pour la jeune nation belge.

    Sa statue, réalisée par Jules Bertin, sculpteur français immigré en Belgique à la fin du 19ème siècle, était considérée depuis son inauguration le 5 septembre 1866, comme un des emblèmes de la nation belge qui s’était cherché des « héros » et des symboles, pour donner consistance et consolider la notion de « belgitude ». Il fallait, en ces débuts du « Royaume Belgique », proposer une image forte de la Patrie. C’était l’époque où, les nationalismes jouant des coudes, il s’agissait de renforcer la présence « historique » au sein des nations européennes de ce « nouveau pays belge » créé de toutes pièces, après la scission des 17 provinces en 1830 et l’expulsion de Guillaume d’Orange.

    A côté de Vercingétorix en France, de Breydel et Pieter De Coninck à Bruges ou Jacques Van Artevelde à Gand, de Godefroid de Bouillon et d'autres encore, il fallait des « héros belges ». Plus tard de même, après la Grande Guerre, on choisira par exemple Gabrielle Petit ou le caporal Trésignies comme images de marque de l’héroïsme « belge ».

    Au 19ème siècle, à la constitution de la nouvelle Belgique, il fallait donc se créer un passé glorieux, montrer les « racines » de la nation, quitte à magnifier quelque peu un passé dont on ignorait à peu près tout. C’est dans ce contexte que la figure d’Ambiorix fut mise en valeur et magnifiée. Le personnage est bien réel, mais il n’est connu que par ce que César en a dit, qui le cite à de nombreuses reprises mais qui, en le présentant comme un adversaire coriace et retors, s’attribue en fait à lui-même toute la gloire de l’avoir définitivement mis à terre. Pour les fondateurs de la Belgique naissante, Ambiorix représentait l’idéal du guerrier et du chef libre et fort qui mobilise les populations. C’est ce qui valut à l’illustre barbu échevelé sa statue sur le Grote Markt à Tongres, accompagné d’une série d’éléments symboliques du rôle qui lui fut attribué dans cette « mobilisation patriotique ».

    Le sculpteur Jules Bertin se vit confier la conception d’une statue de ce « héros-fondateur ». Un solide forgeron, August Meesen aurait, selon Frits Berckmans, posé comme modèle pour le sculpteur. En fait, il y eut plusieurs réalisations du modèle actuel et celui-ci a même figuré, dans un premier temps, dans des expositions à Bruxelles et en France (voir l’ouvrage de Frits Berckmans : 150 jaar Ambiorix in Tongeren).

    On peut discuter de la valeur artistique de l’œuvre de Bertin. Le style est celui de son époque. Si notre « barbare » parait quelque peu exalté et « sauvage » dans la représentation qu’en donne le sculpteur, l’important était qu’il exprimât toute la vigueur et l’énergie du meneur et du combattant qui mène son peuple à la victoire et sauvegarde sa liberté. Cela, Bertin l’a à coups sûr réussi…

    Des attributs pour Ambiorix : un aigle et un glaive.

    A l’origine, la statue du héros comportait quelques éléments complémentaires, comme un aigle et un glaive, disposés sur le socle de la statue. Il ne s’agira ici que du seul oiseau.

    Selon Frits Berckmans, une carte postale illustrée de 1942 montrerait encore ces attributs aux pieds d’Ambiorix. Il existe en fait d’autres représentations photos ou croquis postérieurs à cette date, mais ils ne semblent guère avoir attiré l’attention, ni des touristes qui ont déambulé sur la place du marché, ni des Tongrois eux-mêmes. Ceux-ci, en effet ne se sont probablement même pas aperçu qu’un beau jour, l’aigle d’Ambiorix, avait disparu du dolmen qui fait office de socle à la sculpture, non pas dès 1942 comme le suppose F. Berckmans ; même pas dès 1965, comme le suggère L. Pechoux, mais quelque 5 ans plus tard, comme on le verra.

    Qu’était devenu l’oiseau symbole « immobilisé » sous les pieds d’Ambiorix ? On ne s’en était guère soucié puisqu’on ne s’en était pas aperçu !

    En fait il y avait, en 2016, déjà 46 ans que l’aigle avait disparu… !

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  • Emael - La photo clin d’œil. Elle :« C’est gentil de me rendre une petite visite... »

    Elle : « C’est gentil de me rendre une petite visite. Cela faisait si longtemps… » (Curieuse) « Comment es-tu venu ? »

    Lui : « En char… »

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  • A proximité. Fexhe-Slins va revivre l’épopée héroïque de l’Atlas V

    Pour commémorer dignement l’exploit héroïque du capitaine de l’Atlas V, l’ASBL Fexhe-Slins Animation a décidé d’organiser, le samedi 7 octobre, diverses festivités comme dont un grand spectacle son et lumière. Thierry Binot et toute son équipe ont voulu ainsi rendre hommage à Jules Hentjens, le capitaine du fameux remorqueur qui a permis, en 1917, de transporter 107 personnes en zone libre, mais surtout aux frères Darcis de Fexhe-Slins qui ont combattu durant la Première Guerre mondiale.

    atlas 5.jpgHentjens, le capitaine du fameux remorqueur qui a permis, en 1917, de transporter 107 personnes en zone libre, mais surtout aux frères Darcis de Fexhe-Slins qui ont combattu durant la Première Guerre mondiale.

    Ce samedi, Fexhe-Slins Animation commémorera le 100ème anniversaire de la « Mission Atlas V » du nom de ce remorqueur qui emmena le 3 janvier 1917 une centaine de personnes en zone libre. Le village de Fexhe-Slins est particulièrement concerné par cet épisode de l’histoire de la Grande Guerre puisque le remorqueur Atlas V avait à son bord cinq habitants du village à savoir les quatre frères Darcis et Antoine Donnay, un ami de ceux-ci. Comme l’explique Thierry Binot de Fexhe-Slins Animation , «  Durant la guerre 14-18, un rideau de fer avait été érigé, par les Allemands, entre la Belgique et la Hollande. Cette Ligne Rouge était infranchissable à pied. Une centaine de jeunes avait décidé de combattre l’ennemi sur le front de l’Yser. C’est pourquoi le capitaine Jules Hentjens a affrété son remorqueur pour emmener ces jeunes aux Pays-Bas. Et, fait extraordinaire, tous les frères Darcis sont revenus indemnes de la guerre  ».

    Le programme

    Cette grande journée festive débutera sur le coup de 11h avec l’inauguration de la stèle Atlas V devant l’ancienne Maison communale en présence de représentants de l’armée, de la Province de Liège et de Juprelle. Thierry Binot termine en soulignant qu’à partir de 14h30, les visiteurs seront plongés dans l’ambiance de la guerre 14-18. «  Une véritable immersion dans les années 1900 au travers de scènes de la vie des civils et des soldats. Chevaux, véhicules anciens, cabaret, tirs de canon, Fil Rouge… et même un procès allemand sera interprété  ».

    En pratique

    > Un parking de délestage est prévu dans le zoning des Hauts-Sarts avec des navettes pour rejoindre Fexhe-Slins.

    > L’entrée au village 1900 est gratuite.

    > Le prix du spectacle son et lumière est de 2 euros.

    L’article complet est à découvrir en suivant ce lien :

    http://basse-meuse.lameuse.be/134890/article/2017-10-04/fexhe-slins-va-revivre-lepopee-heroique-de-latlas-v-photos

  • Autodérision. Depuis quand Boirs est-il barjot ? Voici la réponse…

    boirs est barjot 1650.jpgApposé sur la façade d’une grande bâtisse de Boirs, un blason sculpté dans la pierre atteste de l’existence de barjots à Boirs en 1650 !

    En effet, on peut y apercevoir la représentation de la coiffe, ou du couvre-chef, orné de grelots, d’un bouffon du Roi.

    Probablement la première famille de Boirs à avoir été barjot et à en revendiquer le statut sur son blason…

    Cela fait donc 367 ans que Boirs est barjot. Mazette !

    boirs est barjot 1650 2.jpg

  • Bassenge. L’histoire du Petit Lourdes. Entretien avec Lucien Vanstipelen : un reportage d’Ali Aghroum

    Ali Aghroum a réalisé un reportage qui a le « Petit Lourdes de Bassenge » pour sujet. Lucien Vanstipelen a relaté l’historique et a fourni quantité d’informations. Un entretien à bâtons rompus à découvrir en vidéo :