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Environnement - Page 5

  • Wallonie. Nouveau: le tri sélectif sur les aires d’autoroute

    En 2015, 2.000 tonnes de déchets ont été enlevées des aires d’autoroute en Wallonie. Et parmi ces déchets, beaucoup pourraient être recyclés. On parle ici de cannettes, bouteilles et autres flacons en plastique qui, en principe, prennent place dans les sacs bleus de recyclage. La Sofico (qui gère les autoroutes et routes principales de Wallonie) et Be Wapp lancent donc un projet de tri sélectif pour nos autoroutes.

    Neuf aires autoroutières de la province de Liège vont être équipées d’un « dispositif permettant aux usagers de séparer les PMC des autres déchets qu’ils déposent dans les poubelles », explique-t-on à la Sofico. Il s’agit pour le moment d’un test (une première belge), qui durera près d’un an, c’est-à-dire jusqu’en septembre 2017. Au bout d’un an, une évaluation permettra de voir s’il est pertinent de poursuivre ce tri, notamment d’un point de vue financier, et « s’il est opportun de l’étendre à toutes les aires de repos », détaille la Sofico. À noter que les neuf aires concernées sont dites « non concédées », c’est-à-dire qu’elles ne sont pas gérées par un concessionnaire (une marque de carburant, en général).

    DEUX CONTENEURS

    Concrètement, à côté des conteneurs noirs (capacité de 240 litres), est installé un autre conteneur, de couleur bleue (240 litres lui aussi). Il est destiné aux PMC. Ces conteneurs sont pourvus d’un couvercle fermé, avec une petite ouverture « permettant de recevoir uniquement des PMC », affirme la Sofico. Les aires de repos sont également munies de panneaux d’information, à la fois à l’entrée de l’aire et à côté des conteneurs, le noir et le bleu. La Sofico précise aussi que d’autres tests seront menés en vue « d’optimaliser les équipements de collecte des déchets sur les aires de repos ». Des radars de comptage seront placés « pour effectuer des corrélations entre la quantité des déchets et le trafic ».

    Il ne s’agit pas de gadgets ! Chaque année, la Wallonie consacre 25 millions pour l’enlèvement des détritus le long de ses routes et autoroutes. Les deux ministres associés (Di Antonio, environnement, et Prévot, Travaux publics) rappellent ainsi les enjeux de ce type de dispositif.

    L’installation des conteneurs PMC a commencé dans les 9 aires liégeoises, c’est-à-dire à Oreye (E40, direction Bruxelles), Couthuin (E42), Horion-Hozémont (E42), Crisnée (E40), Slins (E40), dans les deux sens pour ces quatre dernières. (Source La Meuse jeudi 27 octobre 2016)

  • Un nouveau décret wallon pour favoriser la plantation d'arbres et de haies

    Environnement. Le ministre wallon de la Nature et de la Forêt, René Collin vient de faire voter un décret qui double les subventions à la plantation d'arbres et de haies, a-t-il annoncé. L'objectif du ministre est, via l'aide wallonne, de faire planter par les particuliers et les associations 110 km de haies indigènes endéans les trois ans. A cet effet, M. Collin a fait passer le budget annuel de 200.000 à 460.000 euros pour les trois années à venir.

    Le ministre a également élargi les zones éligibles à la subvention en y ajoutant les zones d'habitat et d'activité économique. Le nouveau décret permet enfin de subsidier des plantations de moindre importance. Avant, il fallait une haie de 100 mètres, maintenant une haie de 20 mètres peut être subsidiée dans les zones d'habitat et de 50 mètres dans les écoles.

    En pratique, pour les alignements d'arbres, l'administration versera 4 euros pour la plantation d'un arbre acheté en pépinière et 15 euros pour l'entretien des arbres que l'on taille en boule. Pour les vergers, l'administration versera 12 euros pour la plantation d'un arbre d'une variété reconnue ou certifiée indigène. Les haies bénéficieront quant à elles d'une subvention de 3 euros par mètre. Les informations accessibles au public sont disponibles sur le site biodiversite.wallonie.be. ICI

    L'administration effectuera des contrôles mais ils ne seront pas systématiques, elle fera confiance aux citoyens et aux associations, affirme le ministre. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du réseau Wallonie nature qui consiste à mettre "la nature partout et par tous" afin de préserver la biodiversité. "La plantation a des effets bénéfiques sur les sols et les protège des inondations et des coulées de boue. Le slogan 110 km haies est un petit clin d'oeil au 110 mètres haies car je suis un fan d'athlétisme", a conclu le ministre. (Source Le Sillon belge)

  • Résultats du traitement biologique du Geer : jusqu’à 70 % de vase en moins, une eau plus limpide et le risque d’inondation diminué ! Une réelle cure de Jouvence pour le Geer

    bactéries geer ensemencement.jpgUn dossier « Environnement » par Regor.

    Il y a quelques mois, le Comité local Geer du contrat de rivière Meuse Aval a présenté les résultats du traitement biologique du cours d’eau qui a débuté en 2004. Ils sont très positifs et encourageants puisque le niveau de la vase a diminué jusqu’à 71 % en certains endroits. Le Geer est plus propre, la vie y revient et les inondations diminuent.

    bactéries traitement article.pngLe Geer traîne depuis plusieurs années une mauvaise réputation. Celle d’une rivière sale et malodorante. Et pourtant de nombreuses personnes travaillent à sa réhabilitation, un job de longue haleine qui est en train de porter ses fruits. Le Contrat de rivière Meuse Aval, avec son Comité local Geer et toutes ses communes partenaires ont lancé une vaste opération de traitement biologique du cours d’eau (en plusieurs phases) via la Société Idrabel.

    « Le Geer est sujet à envasement de par sa faible pente et des rejets directs d’eaux usées induisant l’accumulation de matières organiques » explique Sandra Godfroid, coordinatrice du Comité local. «  L’objectif est donc de réduire ces matières organiques grâce à l’action de bactéries, en attendant la mise en place des infrastructures d’assainissement (Stations d’épuration). » L’ensemencement en bactéries se fait sur le Geer lui-même mais aussi dans les réseaux d’égouttage non raccordés à une station d’épuration pour limiter l’impact des rejets d’eaux usées sur la rivière ». Et l’amélioration de la qualité de l’eau du Geer est indéniable. « Exemple, en septembre 2015, l’action du tronçon de 5,4 km de Grand-Axhe à Oreye a pris fin » poursuit la coordinatrice. « En moyenne, on a observé une diminution de 56 % des volumes de vases organiques. Les hauteurs de vases ont été réduites de 46 à 71% selon les sites. Et la nuisance olfactive a elle aussi diminué. Pour traiter 51.776 m2 cela a coûté 100.000 euros. » Un investissement moins élevé et moins destructeur que le curage. « Le traitement biologique est quatre fois moins cher que le curage » indique Julien Mols Conseiller en environnement à Oreye et Remicourt. «  Et, en plus, cela n’a aucun impact sur l’écosystème. Car le curage fait des dégâts notamment au niveau des berges. Maintenant, il est vrai, le traitement Bio demande plus de patience… » Mais visiblement, cela vaut le coup. « Avec la diminution de la vase, on observe une meilleur oxygénation de l’eau et la diversité de vies revient » Poursuit Julien Mols. « On revoit des macro-invertébrés, qui sont une nourriture pour les poissons. Ceux-ci reviennent également, comme les carpes par exemple. Par ailleurs moins de vase signifie une baisse du niveau d’eau et donc un risque réduit d’inondation. » De quoi réjouir le Président du Contrat de rivière, Vincent Mignolet, qui voit le travail de fond de l’asbl obtenir des résultats probants. « Le rôle du Contrat de rivière est de dynamiser et de fédérer les différents partenaires. Chacun joue son rôle et traite son réseau d’égouttage » Précise le waremmien. « Nous restaurons ainsi l’écosystème du Geer et nous nous réapproprions cette trame bleue. Nous pouvons à nouveau être fiers de notre rivière.»Le Comité local Geer va poursuivre son action avec son armée de bactéries jusqu’à la mise en place des infrastructures d’assainissement qui sont annoncées pour… 2022.

    Quels sont les partenaires impliqués ?

    En 2004, débutait le projet de traitement biologique du Geer visant la réduction des vases organiques issues des rejets d’eaux usées. Au départ, deux partenaires étaient impliqués. Aujourd’hui, on en compte six ! Les partenaires actifs dans ce projet sont les communes de Hannut, Geer, Waremme et Oreye ainsi que les gestionnaires des cours d’eau ; le Service Technique Provincial de Liège (STP) et le SPW- Direction des cours d’eau non navigables (DCENN).

    bactéries geer ensemencement.2jpg.jpgEt de quelles bactéries s’agit-il exactement ?

    La Société Idrabel a mis au point un système par lequel les bactéries sont encapsulées. « Ce sont des micro-organismes mangeurs de pollution », comme l’explique Christian Gennaux responsable commercial de l’entreprise biologique qui poursuit  «Seulement, mieux déposer les bactéries au fond de l’eau, nous les avons fixées dans des substrats minéraux. Ainsi encapsulée, la bactérie sporule, dégrade la pollution et s’en nourrit. Lorsqu’elle n’a plus rien à manger, elle disparaît ni vu ni connu… ». Ce micro-organisme porte le nom de «  Lysinibacillus sphaericus ».

    Du côté du Haut Geer, et à quelques encablures seulement de la Vallée du Geer, onze kilomètres ont ainsi été traités. Nous l’avons dit, coût de l’investissement : 100.000 euros environ. Et aujourd’hui, les résultats sont probants. Une véritable cure de Jouvence pour le Geer.

    Néanmoins, un petit bémol tout de même car n’y a-t-il lieu de s’interroger devant les pompages qui ont été autorisés et opérés récemment par les agriculteurs dans le fond de la rivière et la pulvérisation des eaux risquant de contenir des bactéries "Lysinibacillus sphaericus", porteuses elles-mêmes de toxines puissantes, sur les champs de patates destinées à la consommation humaine ? Parce que là, aucune étude n’a encore été menée...

    Regor

    Bacteries.jpgSources et documentation :

    http://www.lesoir.be/687397/article/demain-terre/environnement/2014-10-22/une-- bacterie-pour-eliminer-pollution-petroliere-en-colombie

  • Roclenge. Une caméra de surveillance, en milieu ouvert, dont personne n’est informé de la présence : c’est normal ?

    caméra surveillance roclenge 2.jpgDepuis plusieurs mois déjà, une caméra de surveillance a été installée sur la Place Louis Piron par la commune de Bassenge. Elle est fixée en haut d’un poteau situé à l’autre extrémité de la Place, côté opposé à la Maison communale. Ainsi, son objectif scrute-t-il toute la Place voire même tout le quartier ; une surveillance qui s’opère « en milieu ouvert » et qui, au regard de la législation en vigueur, demanderait que le public soit informé de sa présence (Commission de Protection de la vie privée). En effet, pour pouvoir utiliser une caméra de surveillance en milieu ouvert, obligation est donnée aux communes d’informer le public à l’entrée du site et le signal comportant un pictogramme doit répondre à des critères bien précis  - Dimensions, inscriptions -. Si nécessaire, plusieurs signaux devront renforcer l’information.

    caméra surveillance roclenge 2.jpgOr, sur la Place Louis Piron de Roclenge, ce signal fait défaut. Entorse à la législation en vigueur : c’est normal ?

    Législation ci-dessous :

    loi pictogramme.pdf

    Autre aspect troublant…

    Pour pouvoir procéder à l’installation d’une caméra de surveillance, peu importe qu’elle soit placée  en milieu ouvert ou non, une commune doit introduire une demande à la Commission de la vie privée. Si cette demande est agréée, la fiche signalétique figure alors dans un registre rendu public sur le site de la Commission. Cette fiche reprend la raison du placement de cette caméra, sa situation exacte ainsi que plusieurs renseignements. Or, autre aspect troublant, la caméra de la Place Louis Piron ne figure pas dans ce registre. C’est normal ?

    caméra surveillance roclenge,caméra de surveillance place louis piron roclengeDans le registre de la Commission de la vie privée, toutes les caméras de surveillance placées sur et par la commune de Bassenge en cliquant ICI

    Ce faisant, s’imposerait-elle lentement l’idée qu’à Bassenge, en différents domaines, les autorités communales peineraient à se conformer aux législations en vigueur ?

    A Roclenge, une caméra de surveillance a été placée en milieu ouvert. Personne n’est informé de sa présence : c’est normal ?

    Et le respect de la vie privée là-dedans ?

    Regor

    Source :

    https://www.privacycommission.be/fr/cameras-de-surveillance

    caméra surveillance roclenge 3.jpg

    caméra surveillance roclenge 5.jpg

    caméra surveillance roclenge,caméra de surveillance place louis piron roclenge

    caméra surveillance roclenge,caméra de surveillance place louis piron roclenge

  • Bassenge – Conseil communal. Les bars à chichas sont indésirables. Avec le nouveau règlement, leur implantation devient très compliquée

    Considérés comme étant des lieux de débauche, le Conseil communal vient de réglementer l’implantation des bars à chichas. Ceux-ci ne pourront pas s’installer à moins d’un kilomètre d’une école, de lieux de culte, de crèches… Autrement dit, trouver un local intéressant va relever du parcours du combattant. 

    Les bars à chichas sont devenus très à la mode ces dernières années. Il s’agit d’endroits dans lesquels on peut fumer du tabac à l’aide, notamment, de pipes à eau. Mais s’ils ont le vent en poupe, ils sont aussi dans le collimateur de nombreux bourgmestres. Outre le fait qu’ils rentrent pleinement dans la loi interdisant de fumer dans les cafés (à moins d’un fumoir), ils engendrent aussi beaucoup de plaintes pour des nuisances liées à cette activité.

    Et si par exemple Herstal ou Liège n’ont pas encore légiféré en la matière, d’autres ont déjà franchi le pas en réglementant leur implantation. Comme Fléron et Waremme précédemment, Bassenge vient ainsi d’adopter un règlement de police relatif à l’implantation et à l’exploitation de bars à chichas et assimilés. « Ces établissements sont de plus en plus nombreux, on les banalise même, alors qu’ils engendrent pas mal de nuisances, principalement la nuit », explique Philippe Knapen, échevin des Finances mais également juriste à la Région wallonne. « Sur Bassenge, nous n’avons pas encore eu de demande de la part d’un futur exploitant. Mais nous avons préféré prendre les devants et couper directement l’herbe sous le pied de ceux qui voudraient ouvrir ce type de bar chez nous. Parce que le faire après l’ouverture du premier bar à chichas aurait été plus compliqué ».

    Et si une autorité communale ne peut interdire à quiconque de faire commerce, elle a trouvé la parade en conditionnant la manière dont l’implantation doit se faire. C’est ainsi que pour Bassenge, comme Fléron et Waremme, l’exploitation d’un bar à chichas est interdite à moins d’un kilomètre d’un établissement d’enseignement, d’une infrastructure sportive, d’un milieu d’accueil de la petite enfance, d’un centre culturel, d’un lieu de culte ainsi que de la gare. Autrement dit, rien que trouver un endroit qui correspond à ces critères relèvera déjà de l’exploit ! De plus, elle doit être soumise à une autorisation du bourgmestre, autorisation qui doit être introduite au moins trois mois avant le début de l’activité. Légal ? « Ce type de règlement se calque sur celui que nous avons adopté, voici plusieurs années, pour l’implantation des night-shops. Nous nous sommes également inspirés de celui adopté à Waremme. Nous l’avons également transmis, pour avis, à notre zone de police et je me suis également bien renseigné sur le volet juridique. Comme tous les règlements, il va être transmis à la tutelle qui a 30 jours pour statuer. Si elle ne le fait pas dans les délais, il devient exécutoire ».

    Et Philippe Knapen est d’autant plus serein que le règlement de Waremme et celui de Fléron ont été adoptés respectivement en juillet 2016 et octobre 2015 sans que la tutelle n’émette de remarque.

    (Source La Meuse samedi 15 octobre 2016 Aurélie Drion)

  • Bassenge. Des camions pompent dans le Geer : l’eau doit servir à arroser les pommes de terre des agriculteurs!

    pompage dans le geer,pompage geer,camions citernes pompent geerLa Meuse de ce jeudi 13 octobre 2016 « Une nouvelle étonnante que révèle Regor, notre blogueur de Bassenge: des agriculteurs wallons, mais aussi flamands, viennent pomper l’eau du Geer pour arroser... leurs pommes de terre ! »

    Selon le Sillon belge, la sécheresse exceptionnelle qui sévit actuellement dans le nord-ouest de l'Europe compromet la récolte des pommes de terre en Belgique. Elle risque d'afficher le rendement le plus faible de ces 15 dernières années.

    La sécheresse actuelle rend quasi impossible tout arrachage, à moins de pouvoir irriguer ou arroser les parcelles.

    En Vallée du Geer, c’est la raison pour laquelle, depuis une huitaine de jours, les tracteurs tirant citerne et autres camions, citernes eux aussi, se sont rués sur les bords du Geer pour pomper l’eau dans la rivière et s’en aller ensuite la déverser sur leurs champs. Un va-et-vient incessant et des milliers d’hectolitres.

    A titre d’exemple, parmi d’autres, ce camion immatriculé en Hollande photographié en train de pomper l’eau rue Crameux à Boirs, et qui s’en est allé ensuite la répandre sur des cultures de pommes de terre situées à… Val-Meer près de Millen, soit à plusieurs kilomètres du point de pompage.

    LEVÉE DE BOUCLIERS

    Plusieurs défenseurs de l’environnement se sont élevés contre cette pratique et les pompages intempestifs qui, selon eux, ne font l’objet d’aucun contrôle ni de supervision au niveau du volume d'eau capté dans la petite rivière ,estimant qu’il y va du respect du Geer, de son niveau, de la faune et de la flore. Et ces mêmes d’avancer des règlements interdisant de telles pratiques tout en évoquant l'alternative que présente la proximité d'un grand fleuve comme la Meuse.

    Renseignements pris auprès de Guillaume Philippe, directeur du service des eaux non navigables du SPW, comme le Geer est un cours d’eau de la catégorie 1, au regard de la loi, seuls les agriculteurs qui ont des propriétés contiguës aux rivières bénéficient du droit d’exploiter cette ressource mais dans un cadre bien établi et selon des règles et devoirs bien précis.

    AUTORISATION NÉCESSAIRE

    En tout état de cause, pomper dans une rivière est subordonné à l’introduction d’une demande d’autorisation. Ce lundi, aucune demande n’était encore parvenue au SPW (Service Public de Wallonie).

    Il apparaît dès lors que le camion-citerne, parmi d’autres engins, qui effectue des pompages et des va-et-vient entre Boirs et Val-Meer se serait bien mis en infraction au regard de la loi. Le bourgmestre a été mis au courant dimanche mais jusqu’ici aucun communiqué ne fuse. Hier, la Police de la zone Basse-Meuse a été vue plusieurs fois sur le lieu de pompage en dessous du viaduc de Boirs.

  • Bassenge – Inondations. Pour en finir avec les inondations. Une étude propose des travaux à réaliser pour sortir les Bannes de l’eau. Coût ? 2,6 millions d’ €

    inondations boirs août 2014 3.jpgÀ chaque forte pluie ou presque, c’est le même topo. Le quartier des Bannes est touché par des inondations. Plusieurs centimètres d’eau recouvrent les routes et s’infiltrent dans les maisons provoquant, à chaque fois, des dégâts dont les riverains se passeraient bien. Mais une étude indépendante vient d’être réalisée. Elle en explique les raisons, mais surtout avance des solutions, finalement peu coûteuses au regard du problème. Mais il y a un mais… 

    Les inondations en Vallée du Geer et plus précisément dans le quartier des Bannes n’avaient, jusque-là, jamais fait l’objet d’une étude poussée et indépendante. En 2015 néanmoins, après les inondations répétées d’août 2014, le conseiller communal PS Christopher Sortino, avait pris le taureau par les cornes.

    Entouré de spécialistes, il avait réalisé un travail de terrain et avancé, déjà, certaines solutions. Des solutions que la majorité cdH n’avait pas voulu prendre en compte, préférant mandater Arcadis, un bureau indépendant, pour réaliser une étude.

    inondations boirs août 2014 7.jpgCette étude est terminée et sera présentée lors du conseil communal de jeudi. Arcadis s’est penché les deux types d’inondations qui touchent le quartier des Bannes. Des inondations par le débordement du Geer et des inondations par le refoulement à travers le réseau d’égouttage. C’est d’ailleurs ce type d’inondations qui est le plus fréquent ces dernières années. Après analyses sur le terrain, Arcadis a également proposé trois solutions qui doivent permettre d’enrayer les inondations dans le quartier de Bannes. Des solutions qui, il faut le souligner, rejoignent celles émises par le conseiller socialiste. Les voici :

    Deux « diguettes ». La construction de deux « diguettes » afin de rehausser de 40 cm les berges du Geer. Cette solution doit permettre d’éviter les débordements du ruisseau. Coût des « diguettes » : 6.000 euros HTVA.

    Les clapets anti-retour. Pour éviter les remontées d’eau dans le réseau d’égouttage, Arcadis conseille l’installation de clapets anti-retour ainsi que la remise en état des fossés récoltant les eaux de pluies et usées en provenance du quartier des Bannes. Coût 75.000 euros HTVA.

    L’égouttage. Solution indispensable, la réalisation d’un réseau d’égouttage indépendant, détaché du Geer. Ce nouveau réseau serait chargé de récolter les eaux usées et de pluie mais aussi d’éviter le refoulement du Geer par le réseau actuel. Le nouvel égouttage serait envoyé vers une station de pompage, située en aval de la place de l’Union, avant de rejoindre la station d’épuration de Wonck. Coût des travaux : 2.500.000 euros HTVA.

    2.600.000 euros HTVA de travaux seraient donc à prévoir pour enrayer les inondations dans le quartier des Bannes. S’il n’est pas dit que toutes les solutions seront retenues (voir ci-contre), le groupe PS se réjouit déjà de l’avancée du dossier sur lequel il a beaucoup travaillé ces dernières années : « E n l’espace de 2 ans, nous sommes passés d’une situation non résolue par le cdH, au pouvoir depuis 20 ans, à des pistes de solutions », commente-t-il d’ailleurs dans un communiqué.

    LE BOURGMESTRE

    « Le prochain tronçon d’égouttage sera à Roclenge » 

    Pour Josly Piette, les pistes d’Arcadis sont une bonne base de travail. Néanmoins, le groupe de travail « inondations », constitué des chefs de groupe, a déjà demandé la réalisation d’une autre étude. « Il faut être réaliste », explique le bourgmestre. « L’étude Arcadis ne se concentre que sur le quartier des Bannes. Et nous ne voulons pas que les solutions reportent le problème ailleurs. Voilà pourquoi nous avons refusé la réalisation des « diguettes » : nous n’avons pas la certitude que le Geer ne débordera pas ailleurs. Pour les clapets, c’est pareil. Où vont aller les eaux de ruissellement ? Il reste la solution massue à 2,5 millions d’euros. Nous réalisons notre réseau d’égouttage entre Wonck et Glons. Notre logique était de suivre la route. Nous avons décidé que le prochain tronçon réalisé serait à Roclenge. Pour lui donner un ballon d’oxygène et voir l’impact que ça aura sur les inondations. »

    (Source La Meuse Aurélie Drion mercredi 12 octobre 2016)

  • Bassenge, la ruée sur l’or bleu : la récolte des pommes de terre est mise en péril par la sécheresse et les agriculteurs pompent dans le Geer pour arroser leurs cultures

    Selon le Sillon belge, la sécheresse exceptionnelle qui sévit actuellement dans le nord-ouest de l'Europe compromet la récolte des pommes de terre en Belgique. Elle risque d'afficher le rendement le plus faible de ces 15 dernières années, comme l’a averti ce mardi 4 octobre 2016 la filière wallonne de la pomme de terre (Fiwap).

    La sécheresse actuelle rend quasi impossible tout arrachage à moins de pouvoir irriguer ou arroser les parcelles. "Les mottes de terre dures et sèches endommagent les tubercules sur l'arracheuse et lors de la mise en stockage, ce qui compromet la qualité des tubercules et leur conservation dans les hangars", explique la Fiwap dans un communiqué.

    La suite de l’article ici

    camion hollandais pompe 4 bis.jpgEn Vallée du Geer, c’est la raison pour laquelle, depuis une huitaine de jours, les tracteurs tirant citerne et autres camions, citernes eux aussi, se sont rués sur les bords du Geer pour pomper l’eau dans la rivière et s’en aller ensuite la déverser sur leurs champs. Un va-et-vient incessant et des milliers d’hectolitres.

    A titre d’exemple, parmi d’autres, ce camion immatriculé en Hollande photographié en train de pomper l’eau rue crameux à Boirs ce lundi matin 10/10/2016, et qui s’en est allé ensuite la répandre sur des cultures de pommes de terre situées à… Val-Meer près de Millen, soit à plusieurs kms du point de pompage.

    camion pompe geer.jpgUne levée de boucliers du côté des défenseurs de l’environnement

    En effet, plusieurs se sont élevés contre cette pratique et les pompages intempestifs qui, selon eux, ne font l’objet d’aucun contrôle ni de supervision au niveau du volume d'eau capté dans la petite rivière estimant qu’il y va du respect du Geer, de son niveau, de la faune et de la flore. Et ces mêmes d’avancer des règlements interdisant de telles pratiques tout en évoquant l'alternative que présente la proximité d'un grand fleuve comme la Meuse.

    Renseignements pris auprès de Monsieur Guillaume Philippe, Directeur du service des eaux non navigables du SPW (Le Geer est un cours d’eau de la catégorie 1), au regard de la loi, aux seuls agriculteurs qui ont des propriétés contiguës aux rivières bénéficient du droit d’exploiter cette ressource mais dans un cadre bien établi et selon des règles et devoirs bien précis (privilèges de riveraineté). En tout état de cause, pomper dans une rivière est subordonné à l’introduction d’une demande aux instances concernées (SPW) qui, après étude, sera suivie ou non d’une autorisation. Le Directeur de préciser qu’à ce stade (lundi 10/10/2016), aucune demande ne lui est parvenue, ni du chef des agriculteurs locaux et les autres, ni de la commune de Bassenge.

    camion hollandais pompe 5.jpgIl apparaît dès lors que le camion-citerne, parmi d’autres engins, qui effectue des pompages et des va-et-vient entre Boirs et Val-Meer se serait bien mis en infraction au regard de la loi. Le Bourgmestre a été mis au courant dimanche mais jusqu’ici aucun communiqué ne fuse. Hier, la Police de la zone Basse-Meuse a été vue plusieurs fois sur le lieu de pompage en dessous du viaduc de Boirs.

    A Bassenge, on assiste à une véritable ruée sur l’or bleu

    La pluie qui est tombée ce lundi et celle qui est attendue en seconde moitié de cette camion hollandais pompe 3.jpgsemaine devraient apporter un soulagement aux agriculteurs de la région mais aussi aux riverains proches des lieux de captage qui se plaignaient du bruit occasionné par certains pompages opérés très tôt le matin ou la nuit.

    Quant au prix des pommes de terre, il risque bien de subir les conséquences de cette sécheresse.

    Regor

  • PMC. Carlo Di Antonio veut généraliser le test des sacs mauves à l’ensemble du territoire wallon en 2019

    En Wallonie, le sac PMC fait désormais partie des habitudes. Canettes, bouteilles en plastique, barquettes métalliques… Tous ces déchets vont directement dans nos célèbres sacs bleus pour être recyclés. Hélas, certains emballages en plastique en sont toujours exclus. Mais le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), veut changer les règles… 

    En matière de tri des déchets, le Belge figure dans le peloton de tête du classement mondial. D’ailleurs, les sacs bleus PMC, tous les Wallons les connaissent. Mais à Hannut, Marchin et Frameries, les habitants ont fait la connaissance, en janvier dernier, d’un nouveau sac : le mauve.

    Concrètement, il permet aux habitants d’ajouter, aux traditionnels PMC, les emballages en plastique rigide (barquettes, raviers et pots) et ceux en plast ique souple (films, sac s et sachets). Un projet nommé « P+MC ».

    Si ces trois communes wallonnes permettent actuellement de tester différents scénarios de collecte, le ministre de l’Environnement, Carlo Di Antonio (cdH), voit déjà plus loin. Il veut généraliser ce concept à l’ensemble du territoire pour 2019. Il a dévoilé ce projet la semaine dernière au Parlement de Wallonie et nous a livré davantage d’explications. « Une conclusion retient mon attention, c’est que plus de 80 % de la population des communes concernées sont pour cette nouvelle approche », a lancé le ministre. « Elle permet de simplifier le message de tri, fort compliqué actuellement, et de développer des nouvelles filières de recyclage de plastiques spécifiques. Toutefois, il y a encore trop peu de quantités issues des projets pilote pour pouvoir offrir des lots suffisants et suffisamment représentatifs à des recycleurs qui pourront juger de la qualité et réfléchir à des investissements. » Et si le ministre Di Antonio veut aller plus loin, c’est aussi parce que l’Europe pourrait augmenter, à terme, le taux obligatoire de recyclage des plastiques d’emballage. Il est aujourd’hui de 22,5 % et pourrait atteindre demain les 55 %.

    D’ABORD AU PARC À CONTENEURS

    « J’ai déjà donné le signal aux intercommunales et communes, puisque dès le 1 er janvier, les parcs à conteneurs devront accepter les films plastiques d’emballage, en attendant le sac mauve, contenant le PMC et les plastiques rigides en porte-à-porte », précise Carlo Di Antonio. « Mon objectif est que Fost Plus mette en place rapidement un groupe de travail pour l’extension de ce sac mauve à tous les Wallons, sachant que la Région wallonne intégrera d’office cet élément dans la discussion du prochain agrément de Fost Plus, qui entrera en vigueur dès 2019 . »

    Dans les parcs à conteneurs, nous pourrons donc dès le 1 er janvier déposer aussi des plastiques durs. « Le citoyen qui démonte une grande serre en plastique pourra désormais la déposer », nous précise pour l’exemple Carlo Di Antonio. « Il ne devra plus la découper pour la mettre dans un sac-poubelle ou encore dans le conteneur des encombrants. Idem pour de gros jerricans . »

    UN PETIT GAIN D’ARGENT

    Si le traitement sélectif de ces nouveaux déchets coûte de l’argent, l’impact sera neutre pour le citoyen. « Ce coût sera pris en charge par les producteurs en vertu de l’obligation de reprise. Il faut rappeler que les cotisations actuelles permettent, sans problème, de prendre en charge ce coût supplémentaire. »

    Enfin, comme ces emballages en plastique n’iront plus dans les ordures ménagères classiques, la mesure pourrait avoir un impact direct sur la facture finale des ménages, surtout chez ceux équipés de poubelles à puces qui paient le traitement de leurs déchets au poids. « D’après nos calculs, l’élargissement de ce tri permettra de générer 9 à 10 kilos de déchets en moins par an et par ménage », nous explique Carlo Di Antonio. « Il faut savoir qu’aujourd’hui, un sac PMC contient 15 % de refus, à savoir des matières actuellement non recyclées par cette filière. Cela occasionne beaucoup de travail. En autorisant ces plastiques, nous pourrions faire disparaitre ces refus. Enfin, nous étudions les détails du dispositif, mais le principe de collecte généralisée est bien établi. Et nous visons la date du 1 er janvier 2019 pour la généralisation de cette collecte élargie. » (Source La Meuse mardi 11 octobre 2016)

  • Bassenge - Insolite. L’arbre qui n’en était pas un…

    Photos prises dans la réserve naturelle Natagora « Derrière Lavaux » (derrière le bâtiment du Tec) à Bassenge. A première vue, on dirait un arbre. Mais il s’agit, en fait, d’un ancien pylône électrique. Comme quoi, quand la nature veut reprendre ses droits elle sait user de beaucoup de stratagèmes…

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  • Wonck. Super journée de gestion sur la réserve naturelle du coteau du tunnel ce samedi

    Voici, en effet, ce qu’on peut lire sur la page Facebook de Natagora de la Basse Vallée du Geer : « Super journée de gestion ce samedi 8 octobre 2016 sur la réserve naturelle du Coteau du Tunnel à Wonck. L'équipe habituelle renforcée par un petit groupe de volontaires issus du SPF Finances à l'occasion de leur journée du Volontariat. Merci à toutes et tous.

    Un merci particulier à la boucherie bio du Gué de la Bevronne à Mouland qui nous a offert les saucisses du midi pour le BBQ ! »

    https://www.facebook.com/465594473562921/photos/a.465607273561641.1073741827.465594473562921/998515933604103/?type=3&notif_t=notify_me_page&notif_id=1475999385533045

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  • Pollution. Un flacon de Roundup dans le Geer ? Le summum est atteint !

    A l’heure où, à Glons, un barrage placé par la protection civile vise à pallier toute nouvelle pollution au mazout, il atteste aussi, en les retenant, des nombreux emballages et flacons en plastique qui malheureusement sont jetés dans la rivière en toute désinvolture et sans aucun respect. Parmi ceux-ci, un flacon de Roundup. Le summum est atteint. Tandis que certains rempoissonnent le Geer, d’autres continuent à l’empoisonner.

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  • Pollution du Geer à Glons. Plus aucune trace de mazout ce lundi…

    Ce lundi matin 19 septembre 2016, plus aucune trace de mazout n’est visible sur le Geer. C’était le cas depuis vendredi où nous sommes allés sur place pour le constater. Comme signalé dans l’article précédent que nous consacrions à ce sujet, pour connaître l’origine de cette pollution nous devrons attendre les résultats de l’enquête. (Photo de la pollution prise la semaine dernière)

  • Glons. Nouvelle pollution du Geer aux hydrocarbures. C’est la seconde en un peu moins d’un mois !

    pollution geer septembre 2016.jpgAlors qu’on croyait l’incident clos, à moins d’un mois d’intervalle, une seconde pollution aux hydrocarbures a été constatée mercredi 14 septembre dernier, au même endroit que la première, à hauteur de la passerelle située au centre du village de Glons. A la surface de l’eau l'étendue de la nappe de mazout paraît plus importante que celle observée au mois d’août dernier et des traces étaient visibles jusqu’à la Bas-Slins d’où un citoyen a appelé les services concernés. La protection civile s’est rendue sur les lieux plusieurs fois durant la semaine. Un barrage filtrant a de nouveau été dressé sur le Geer à hauteur de la passerelle. L’origine de cette pollution, qui est toujours inconnue, soulève beaucoup de questions et une enquête policière est en cours sur une zone qui a pu être déterminée.

    Article précédent ici :

    http://bassenge.blogs.sudinfo.be/archive/2016/08/21/glons-pollution-du-geer-au-mazout-la-police-de-l-environneme-198736.html

  • Wallonie. Fin du Roundup : les routes wallonnes sales et abîmées

    Pas facile tous les jours pour la Wallonie de mettre en œuvre ces mesures anti-glyphosate, la molécule connue chez nous sous le nom de Roundup. Et parfois, les conséquences de cette décision se retrouvent là où on les attend le moins : l’entretien des routes et l’image générale de la région.

    Comme vient de le faire remarquer au parlement wallon le député Laurent Henquet (MR) « les voiries se dégradent avec la prolifération de jeunes arbres et de grosses plantes, les racines poussent plus facilement et détruisent les infrastructures ». La RN 90, à Loyers en direction de Namur, en est un exemple édifiant. « Mais c’est l’image d’une Wallonie « crasseuse » qui s’installe tout doucement auprès des touristes et des citoyens et ce laisser-aller est néfaste pour les particuliers et les entreprises », poursuit le député.

    Dans sa réponse, le ministre des Travaux Maxime Prévot n’a pas nié les problèmes. Depuis juin 2014, l’administration des Routes est passée au zéro phyto. « Depuis lors, différents tests de lutte mécanique ou thermique ont été réalisés avec l’achat de diverses machines mises en test dans les districts » précise Maxime Prévot. Un bilan des tests sera réalisé prochainement afin de trouver les meilleures machines. « Mais avec ce gain environnemental, un coût de main-d’œuvre supplémentaire a déjà été constaté », a reconnu le ministre.

    Par exemple, « cette interdiction d’herbicide en milieu public a poussé les services à limiter le plus possible les jointures favorables à installation d’adventices », poursuit M. Prévot, qui a annoncé un nouveau plan global d’entretien des routes. (Source La Meuse vendredi 16 septembre 2016)