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Politique. Un tiers de femmes dans les collèges dès 2018

femmes collèges communaux.pngCe sera obligatoire mais cette nouvelle mesure fait craindre le pire aux élus des petites communes

Les collèges communaux qui seront formés suite aux élections d’octobre 2018 devront compter au moins un tiers de femmes, a décidé le gouvernement wallon à l’unanimité. Une décision qui fait d’ores et déjà grincer des dents et que beaucoup jugent anti-démocratique. Mais elle va sans doute bouleverser la composition des collèges communaux. Car aujourd’hui, peu nombreux sont ceux qui accueillent au moins un tiers de femmes. 

Julie Fernandez Fernandez, Maggy Yerna, Laura Iker, Christie Morreale, Christine Servaes, Isabelle Simonis, Virginie Defrang-Firket – et la liste est loin d’être exhaustive –, les femmes échevines ou bourgmestres, ça existe. Mais pas suffisamment aux yeux des parlementaires wallons qui ont décidé de changer la donne.

Au lendemain des prochaines élections communales de 2018, tous les collèges communaux devront en effet compter au moins un tiers de personnes de sexes différents. Dans la majeure partie des cas, il faudra donc qu’au moins un membre du collège sur trois soit une femme.

Le décret approuvé au parlement wallon le 7 septembre dernier « afin de garantir une présence équilibrée de femmes et d’hommes au sein des collèges communaux et provinciaux de Wallonie » ne fait toutefois pas que des heureux. Patrick Lecerf, le député-bourgmestre de Hamoir, fait partie des opposants à cette nouvelle législation qui impose de facto un quota de femmes dans les collèges.

C’est surtout le caractère anti-démocratique de cette mesure qui fait monter aux barricades certains élus. « Demain, on va se retrouver avec des échevines qui n’avaient pas envie de le devenir et qui ont récolté trois ou quatre fois moins de voix que des hommes qui, eux, souhaitaient s’impliquer dans le collège. On ne respectera donc pas le choix de l’électeur, tout ça pour respecter ce quota. »

Le dossier complet à découvrir dans votre journal La Meuse de ce lundi 6 novembre 2017.

(Illustration La Meuse)

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