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Agriculture

  • Le changement climatique va réduire les rendements agricoles

    Le changement climatique va faire baisser les rendements de cultures comme le riz, le blé ou encore le maïs, selon les conclusions d’une équipe de chercheurs.

    Les auteurs ont tiré leurs conclusions de 70 études déjà publiées et qui tentaient -à l’aide de méthodes très variées- de montrer les effets du réchauffement de l’atmosphère sur l’agriculture.

    Que ce soit la simulation de la réaction de certaines plantes aux changements de température, des extrapolations de données statistiques météorologiques ou encore le réchauffement artificiel de champs de culture, toutes ces méthodes «suggèrent que la hausse des températures va probablement avoir un effet négatif sur le rendement du blé, du riz et du maïs», soulignent les chercheurs, dont les conclusions ont été publiées dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

    «Chaque augmentation d’un degré Celsius de la température moyenne dans le monde réduit d’environ 6% le rendement du blé», selon ce document. Pour le riz, la baisse serait de 3,2% et pour le maïs de 7,4% pour chaque degré Celsius de hausse des températures, alors que «les estimations des rendements du soja ne changeraient quasiment pas». Ces quatre plantes sont indispensables à la survie de l’humanité, à laquelle elles fournissent les deux tiers des calories ingérées.

    Même si, dans certaines régions, une hausse des températures ferait augmenter les rendements, la tendance globale serait bien à la baisse et souligne la nécessité de trouver des moyens pour s’adapter au réchauffement du climat et pour nourrir une population mondiale en constante croissance, ont souligné les chercheurs.

     (Sources Belga – Le Sillon belge)

  • Communiqué de l’AFSCA. Fipronil : résultats des actions supplémentaires (15/08/2017)

    Après le blocage initial d’exploitations suspectes, l’AFSCA a entrepris plusieurs actions supplémentaires dans l’enquête sur l’utilisation de fipronil dans le secteur de la volaille. D’une part, un contrôle et un monitoring renforcé ont été mis en place concernant la présence de fipronil dans la viande des poules pondeuses et les ovoproduits ; d’autre part, des analyses complémentaires ont été effectuées dans toutes les exploitations de ponte qui n’avaient pas été suspectées sur base de l’enquête. Tous les résultats obtenus indiquent qu’il n’y a pas de danger pour la santé publique.

    Outre les contrôles et échantillonnages d'œufs réalisés dans les exploitations qui avaient déjà été identifiées comme suspectes sur base de l’enquête du parquet, l’AFSCA a effectué un monitoring des œufs dans les exploitations non suspectées, des ovoproduits dans les casseries d'œufs et de la viande de poules pondeuses dans les 2 seuls abattoirs belges pour les poules pondeuses.

    178 exploitations de ponte qui n’avaient pas été suspectées sur base de l’enquête du parquet, ont été visitées et toutes les étables de ces exploitations (266 au total) où des œufs sont pondus, ont été échantillonnées. Les résultats du monitoring de toutes les exploitations et leurs étables

    sont désormais disponibles. De faibles concentrations de fipronil ont été constatées dans 7 exploitations. Ces concentrations se trouvent en dessous de la valeur limite européenne (basée sur l’ARfD). Ces exploitations ont été bloquées immédiatement et les œufs provenant de ces exploitations ont été retirés du marché et détruits. Les résultats ont également été transférés au juge d’instruction.

    Après ce monitoring dans les exploitations non-suspectes, tout le secteur des poules pondeuses a été contrôlé. A l’exception d’un seul, tous les résultats sont en dessous de la valeur limite européenne.

    Pour rappel : les œufs concernés (code 3BE3114) sont rappelés au niveau du consommateur depuis le 8 aout.

    Dans le cadre du monitoring, treize analyses ont été réalisées sur des ovoproduits fabriqués durant la période juin-juillet dans les casseries d'œufs. Onze résultats sont conformes. Dans 2 échantillons une très faible concentration de fipronil a été découverte. Cette concentration est en dessous de la valeur limite européenne et ne représente aucun danger pour la santé publique. Les ovoproduits concernés ont été retirés du marché et détruits.

    La viande des poules pondeuses a également été analysée dans les abattoirs dans le cadre du monitoring. Les 30 analyses réalisées sont toutes conformes. Aucune trace de fipronil n’a été découverte dans la viande.

    L’Agence alimentaire effectue également des contrôles dans le secteur de la distribution afin de s’assurer que toutes les consignes sur le retrait des œufs sont respectées. Les directives sont en général bien suivies par le secteur de la distribution. Si des infractions sont constatées un procès-verbal est rédigé et les œufs ont été détruits.

    L’AFSCA rappelle également qu’outre le monitoring mis en place dans le secteur avicole, elle a réalisé environ 3 000 analyses quant à la présence de fipronil dans les produits végétaux tels que les fruits et légumes, le miel, les épices, le thé, etc. au cours de ces 3 dernières années. Plus de 99,9% de ces analyses étaient conformes.

    Vous trouverez l’état d’avancement concernant les exploitations de ponte bloquées et la méthode de travail appliquée sur le site Internet de l’AFSCA

    (http://www.favv-afsca.fgov.be/professionnels/denreesalimentaires/incidents/fipronil/ ).

    Les consommateurs peuvent toujours poser leurs questions via le numéro gratuit 0800/13.550.

  • Communiqué que l’AFSCA. Les œufs présents sur le marché belge sont sûrs

    L’AFSCA effectue actuellement une enquête sur l’utilisation du fipronil dans le secteur avicole, en collaboration avec le Parquet. En effet, l’utilisation de cette substance n’est pas autorisée dans ce secteur.

    Le commerce des œufs dont la contamination est suspectée a été stoppé par l’Agence alimentaire. Toutes les entreprises concernées par une potentielle contamination des œufs par le fipronil sont bloquées et des échantillons sont en cours d’analyse.

    Sur base de l’analyse de risque effectuée, aucun danger pour la santé publique n’a été mis en évidence jusqu’à ce jour. L’enquête se poursuit et toutes les mesures nécessaires sont prises pour garantir la sécurité du consommateur.

    Voir aussi les entreprises concernées et les œufs retirés du marché :

    http://www.sudinfo.be/1893051/article/2017-07-25/l-afsca-retire-des-rayons-des-oeufs-contamines-par-des-insecticides

  • Les «fermes pédagogiques» officiellement reconnues en Wallonie

    Le concept de «fermes pédagogiques» est désormais officiellement reconnu en Wallonie à la suite d’un arrêté du gouvernement wallon pris en date du 8 juin. Le ministre wallon de l’agriculture, René Collin, a annoncé cette reconnaissance mardi à la Ferme de la Géronne à Chêne (Léglise - province de Luxembourg), première du genre mise sur pied il y a 22 ans. L’activité principale de ces fermes est la production mais elles accueillent également des groupes scolaires tout au long de l’année et proposent des stages ainsi que des anniversaires à la découverte des activités agricoles.

    Actuellement, la Wallonie compte une petite soixantaine de fermes pédagogiques qui ont accueilli, en tout, 100.000 enfants en 2016. Le concept avait vu le jour en 1994 à l’initiative des deux syndicats agricoles de l’époque (UPA et AAB) au travers de deux réseaux. Après la fusion des syndicats agricoles en 2001, les réseaux se sont regroupés au sein de l’asbl «Accueil Champêtre en Wallonie» encadrant les agriculteurs dans leur diversification touristique.

    Jusqu’ici, le concept ne bénéficiait toutefois pas de reconnaissance officielle. «Il s’agit d’encourager les agriculteurs vers la diversification et non pas d’ajouter des balises», a indiqué mardi le ministre Collin. Pour pouvoir bénéficier de la dénomination, les critères suivants doivent être remplis: la demande doit venir d’un agriculteur en activité, l’agriculteur et/ou un animateur doit disposer d’une formation pédagogique et des critères de sécurité sont également pris en compte.

    (Belga – Le sillon belge)

  • Plus de 28.000 plantes ont des propriétés médicinales

    Plus de 28.000 espèces de plantes sont actuellement répertoriées comme ayant un usage médical, révèle un rapport publié jeudi par le centre de recherche botanique des Kew Gardens de Londres.

    Au total, le rapport, qui a pour ambition de dresser un état des lieux des plantes dans le monde et dont c’est la deuxième édition, recense 28.187 plantes aux propriétés médicinales, un chiffre en progression de 59% par rapport à 2016 et «probablement très prudent».

    Parmi les nouvelles variétés découvertes figurent neuf espèces d’une plante grimpante appelé Mucuna, utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson. «Ce rapport souligne l’énorme potentiel des plantes dans des domaines comme le diabète et le paludisme», a expliqué à l’AFP Monique Simmonds, directrice scientifique adjointe des Kew Gardens.

    L’artémisinine et la quinine, deux substances issues des plantes, «sont parmi les armes les plus importantes dans notre arsenal pour lutter contre la malaria, dont 214 millions de cas et 400.000 décès ont été recensés en 2015», rappelle le rapport. Malgré leur potentiel, moins de 16% des espèces utilisées dans des remèdes sont citées dans des publications médicales, note le rapport.

    Au total, 128 scientifiques de 12 pays différents ont travaillé à l’élaboration de cette publication, qui souligne la découverte de 1.730 nouvelles espèces par rapport à l’année dernière. Parmi elles figurent cinq nouvelles espèces de manihot, une variante du manioc, découvertes au Brésil et qui «ont le potentiel d’augmenter les récoltes de manioc en les diversifiant», constituant ainsi «une nourriture du futur».

    Le rapport a aussi suivi la destruction de plantes en analysant des images satellites. Les chercheurs ont ainsi découvert qu’au cours des 16 dernières années, «une moyenne de 340 millions d’hectares de la planète brûlent chaque année», soit grosso modo «la taille de l’Inde», a précisé à l’AFP le docteur Sarah Wyse, qui a contribué au rapport. Mais si ce chiffre semble alarmant, Mme Wyse a souligné que certaines plantes ont besoin de ces incendies «pour se régénérer». «Ces feux ne sont pas en soi une mauvaise chose pour de nombreux écosystèmes, parce que la plupart des plantes s’adaptent au feu», a-t-elle dit.

    Le rapport a également calculé que «le coût potentiel pour l’agriculture mondiale si la propagation de parasites invasifs et pathogènes n’est pas stoppée» est de «540 milliards de dollars (492 milliards d’euros) par an». Il souligne la nécessité de «mesures de biosécurité plus strictes», notamment pour le commerce des plantes vivantes. La mondialisation du commerce et les voyages internationaux facilitent, par exemple, la dissémination des criquets et autres chenilles légionnaires, particulièrement destructrices pour le maïs. Le domaine des Kew Gardens, installé à l’ouest de Londres, abrite l’une des plus importantes collections de plantes de la planète dans ses serres et ses magnifiques jardins. C’est également un centre de recherche botanique mondialement connu qui veut faire de son «State of the World’s Plants» un outil de référence. (Source Le sillon belge et Belga)

  • La Commission européenne relance la procédure pour autoriser le glyphosate

    Les commissaires européens ont donné leur accord pour «redémarrer les discussions avec les Etats membres sur un possible renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 10 ans», a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’exécutif européen.

    L’utilisation du glyphosate est devenue de plus en plus controversée dans l’UE, après une campagne active des défenseurs de l’environnement. La Commission européenne n’avait pas réussi à convaincre les Etats membres de renouveler la licence de l’herbicide, qui arrivait à expiration à l’été 2016. Elle avait alors décidé de la prolonger de 18 mois, dans l’attente d’un rapport de l’ECHA, l’agence européenne des produits chimiques. A la mi-mars, l’agence a écarté le risque cancérigène. «La Commission a pris en compte les dernières études scientifiques, en particulier la conclusion du Comité d’évaluation des risques de l’ECHA confirmant que la substance active ne devrait pas être classée comme cancérigène», explique l’institution dans un court communiqué. Chaque Etat membre garde le droit d’autoriser ou non l’utilisation de pesticides à base de glyphosate sur leur territoire, rappelle-t-elle par ailleurs. La décision portant sur la licence du glyphosate se prend au sein d’un comité technique regroupant des représentants des Etats membres. Lors du dernier vote en date, fin juin 2016, deux pays, la France et Malte, avaient voté contre un renouvellement de l’autorisation, et sept s’étaient abstenus (Allemagne, Italie, Portugal, Autriche, Luxembourg, Grèce, Bulgarie), bloquant la décision. Après l’opinion de l’ECHA, l’Association européenne des fabricants de pesticides (ECPA, qui compte parmi ses adhérents Monsanto, Bayer, Dow, BASF, Syngenta...) avait dit s’attendre à ce que la Commission s’engage rapidement dans une nouvelle procédure de demande d’agrément pour 15 ans, soit une durée plus longue que celle effectivement envisagée par Bruxelles. Pour le député européen Verts Harald Ebner, «une nouvelle autorisation pour 10 ans sans restriction montre le peu de respect pour l’initiative citoyenne» qui a été lancée contre le glyphosate. Ce mouvement citoyen qui souhaite interdire la substance, réformer la procédure d’approbation des pesticides et instaurer des objectifs obligatoires de réduction dans l’utilisation des pesticides au sein de l’UE, a réuni près de 750.000 signatures en quatre mois, selon l’ONG Greenpeace. Les enjeux économiques sont importants: le glyphosate est l’ingrédient clé des herbicides les plus utilisés par les agriculteurs européens, notamment le Roundup de l’américain Monsanto, le plus vendu. (Source Belga – Le sillon belge 16/05/2017)

  • Afin de réduire la mortalité des abeilles domestiques, le gouvernement se dote d’un «Plan fédéral Abeilles 2017-2019»

    abeilles.pngEn vue d’enrayer la mortalité des abeilles sur notre territoire, le gouvernement fédéral vient de se doter d’un « Plan fédéral Abeilles 2017-2019 ». Structuré en huit volets, il repose notamment sur une collaboration renforcée entre les différents acteurs du secteur apicole et devrait permettre de répondre aux attentes des quelque 10.000 apiculteurs que compte la Belgique.

    Aujourd’hui, le rôle clé des pollinisateurs pour la prospérité, la biodiversité et le bien-être des sociétés humaines n’est plus à démontrer aujourd’hui. Selon l’Institut national de la recherche agronomique français, 35 % de la production mondiale – en majorité des fruits, légumes et oléagineux – résultent d’une pollinisation par des insectes et ce, en grande majorité par les abeilles.

    La suite sur :

    http://www.sillonbelge.be/727/article/2017-05-11/afin-de-reduire-la-mortalite-des-abeilles-domestiques-le-gouvernement-se-dote

    Photo bandeau Wikipedia

  • Avant le 10 avril, donnez votre avis sur le plan national de réduction des pesticides

    L’avant-projet du prochain plan national de réduction des pesticides pour les années 2018-2022 est soumis à la consultation du public depuis le 9 février et ce, jusqu’au 10 avril. D’ici là, votre avis est attendu par mail ou par courrier.

    Mettant en œuvre une directive européenne, la Belgique s’est dotée d’un plan d’action national de réduction des pesticides (Napan : Nationaal actie plan action national). Ce plan national est composé du Programme fédéral de réduction des pesticides (Pfrp) et des trois plans régionaux.

    Le plan fédéral actuellement en cours couvre les années 2013 à 2017. Il contient de nombreuses mesures (dont six communes avec les régions) relatives à l’information du public sur les lieux de vente, le suivi des intoxications, les phytolicences, l’inspection des pulvérisateurs, la protection de zones spécifiques, la protection des abeilles, la prise en compte des effets cumulés…

    Des mesures pour tous

    Un nouveau plan pour les années 2018-2022 a été élaboré. Il est structuré autour de douze thèmes inspirés principalement de la directive européenne mais aussi d’autres engagements fédéraux ou régionaux. Chacun de ces plans dispose d’actions spécifiques (fédérales ou régionales) et d’actions menées en commun. Ce plan fédéral se veut ambitieux avec des mesures destinées :

    – aux consommateurs, avec notamment des études sur les résidus de pesticides (fruits et légumes) et la poursuite des études de toxicité déjà en cours ou développées sous le plan actuel (entre autres, études du centre antipoisons), et une attention plus importante consacrée aux effets liés à une exposition cumulée à plusieurs produits de protection phytosanitaires ;

    – aux résidents, afin de viser une meilleure maîtrise des dérives de nuages de pulvérisation de produits de protection phytosanitaires ;

    – aux agriculteurs, avec un étiquetage des produits de protection phytosanitaires (codes couleur) pour lutter contre le développement de résistances, une discussion sur les méthodes de gestion de risques plus praticables, et des check-lists pour choisir les pulvérisateurs ;

    – aux utilisateurs amateurs  : amélioration de la communication sur les biopesticides et autres alternatives…

    En marge de cette consultation du public, cinq Conseils fédéraux sont également consultés : le Conseil central de l’économie, le Conseil de la consommation, le Conseil supérieur de la santé, le Conseil fédéral du développement durable et le Conseil national du travail.

    « Avec ce plan, ma priorité est une diminution de l’utilisation des produits de protection phytosanitaires et une utilisation raisonnée de ceux-ci, en tenant compte prioritairement de la santé publique, mais aussi des besoins des secteurs », rappelle le ministre fédéral de l’Agriculture, Willy Borsus.

    Pour vous faire entendre

    L’entièreté du programme est disponible sur le site internet www.napan18-22.be . Vous pouvez envoyer vos remarques pour le 10 avril au plus tard par mail (via napan@sante.belgique.be ) ou voie postale : Spf Santé publique, à l’attention de M Vincent Van Bol, Eurostation II, local 7D227, Place Victor Horta 40/10, 1060 Saint-Gilles.

    Pour toute question sur le napan : napan@sante.belgique.be  ou 02/524.97.97.

    (Source Le Sillon belge)

  • Grippe aviaire : Prolongation des mesures de prévention avec de nouveaux assouplissements (10/03/2017)

    Le risque que représente la grippe aviaire étant toujours globalement présent, les mesures de préventions seront prolongées à partir du 11 mars avec certains nouveaux assouplissements pour des situations qui entraînent peu de risque de contact avec les oiseaux sauvages.

    Le ministre de l’Agriculture Willy Borsus : « Alors que le nombre de cas chez les oiseaux sauvages est toujours très élevé dans les pays limitrophes, la tendance est légèrement plus favorable chez les oiseaux captifs. Une analyse de risque spécifique permet de déterminer certains assouplissements dans des circonstances qui présentent peu de risques de contact avec les oiseaux sauvages. Je suis pleinement conscient des contraintes imposées à l’ensemble du secteur . Les éleveurs professionnels entrent dans leur cinquième mois de confinement. C’est une situation inédite dans notre pays mais justifiée par l’ampleur de la situation dans l’ensemble de l’ Europe. Les mesures de lutte contre la grippe aviaire sont systématiquement adaptées en fonction des données épidémiologiques actualisées. En l’absence de nouveaux cas détectés en Belgique, de nouveaux assouplissements pourraient intervenir dès le 18 mars. J’encourage cependant les éleveurs d’oiseaux – professionnels et particuliers – à continuer à respecter avec fermeté l’ensemble des mesures indispensables à la protection de la santé animale dans notre pays car le danger n’est pas – encore – totalement derrière nous. »

    Quelle est la situation actuellement ?

    La situation montre qu’alors que le nombre de foyers chez les oiseaux captifs a tendance à diminuer dans les pays voisins, le nombre de contaminations constatées chez les oiseaux sauvages demeure très important. En Belgique, outre le premier cas chez un détenteur amateur d’oiseaux d’ornement, 2 oiseaux sauvages contaminés ont jusqu’à présent été trouvés, le dernier fin février. Le virus de la grippe aviaire est donc toujours présent chez les oiseaux sauvages. Le risque de contamination par la grippe aviaire des volailles et des oiseaux qui peuvent avoir des contacts avec les oiseaux sauvages est donc toujours réel !

    Qu’est-ce qui change à partir du 11 mars ?

    Les mesures préventives pour la grippe aviaire sont à nouveau prolongées de 30 jours, jusqu’au 9 avril. Par conséquent, les volailles et oiseaux doivent toujours être enfermés ou détenus sous filets pour empêcher les contacts avec les oiseaux sauvages.

    Les assouplissements décidés la semaine passée pour le confinement des pigeons et des rapaces sont maintenus. De nouveaux assouplissements concernant les rassemblements (expositions, concours, chanteries, bourses, …) auxquels participent les amateurs sont possibles. Ces rassemblements sont à nouveau ouverts pour tout oiseau et toute volaille. Restent interdits : la vente par les amateurs sur les marchés publics (les marchés organisés par les communes et villes), ainsi que les vols de concours et d’entrainement de pigeons.

    Si aucune nouvelle contamination n’est constatée la semaine prochaine, de nouveaux assouplissements pourraient intervenir dès le 18 mars. En effet, les experts suggèrent une période d’attente de minimum 21 jours à compter de la dernière détection en Belgique, tout en tenant également compte de la situation dans les pays limitrophes.

    L’ensemble des mesures est consultable sur le site internet de l’AFSCA Toutes les informations concernant la grippe aviaire :

    www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/

    -              Pour les amateurs : www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/detenteursamateurs.asp  

  • Grippe aviaire: confinement obligatoire jusqu’au 10 mars

    Le risque de grippe aviaire est toujours bien réel en Belgique. De ce fait, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) rappelle aux détenteurs de volailles et d’autres oiseaux qu’ils doivent appliquer correctement les mesures visant à protéger leurs animaux contre cette maladie.

    Le virus de la grippe aviaire hautement pathogène du type H5N8 circule depuis fin octobre 2016 presque partout en Europe. Il s’agit d’un virus très agressif qui cause des troubles et de la mortalité importants chez les oiseaux sauvages et captifs.

    Le 1er février dernier, une première contamination par ce virus a été découverte en Belgique chez un détenteur hobbyiste d’oiseaux d’ornement à Lebbeke (Flandre orientale). Les oiseaux ont été contaminés suite à des contacts directs avec des canards et des oies sauvages. Il s’agit du seul cas actuellement répertorié dans notre pays.

    Risque présent

    L’absence de contaminations supplémentaires découvertes chez nous ne signifie pas que le risque n’existe plus. Il est très probable que des oiseaux sauvages contaminés soient toujours présents.

    Ces dernières semaines par exemple, les pays voisins ont encore connu de nombreux cas chez les oiseaux sauvages. L’Allemagne a en outre dénombré plusieurs contaminations chez les volailles et oiseaux captifs. Ailleurs en Europe, la maladie continue de faire rage. Comme les oiseaux sauvages peuvent facilement se déplacer sur des dizaines, voire des centaines de km suite à une vague de froid ou un manque de nourriture, le risque reste bien présent.

    C’est pourquoi l’Afsca rappelle à tous les détenteurs leur obligation de bien appliquer les mesures prises (voir encadré), même si elles peuvent parfois être inconfortables pour les animaux. Celles-ci sont destinées à éviter autant que possible les contacts entre les oiseaux sauvages et les oiseaux en captivité, et visent donc à empêcher une contamination qui s’accompagne de beaucoup de souffrance animale.

    Aussi pour les pigeons et oiseaux coureurs

    Les mesures de prévention sont aussi d’application pour les pigeons et oiseaux coureurs (autruches, nandous, émeus…). Contrairement à ce qui est parfois dit et qui vaut partiellement pour d’autres souches de grippe aviaire moins agressives, ces espèces sont également sensibles au virus H5N8 extrêmement agressif. Celui-ci peut donc être introduit chez ces oiseaux par des contacts avec les oiseaux sauvages, comme le démontrent quelques cas en Europe ces derniers mois.

    Questionnée à ce sujet, l’agence a contacté des spécialistes du laboratoire de référence belge pour les maladies animales Cerva ainsi que l’Institut royal des Sciences naturelles qui ont confirmé la nécessité des mesures. Les détenteurs de pigeons et d’oiseaux coureurs, comme les autres détenteurs, peuvent donc laisser leurs oiseaux en parcours extérieurs, mais doivent alors couvrir ces zones par des filets.

    Ces mesures sont d’application jusqu’au 10 mars prochain inclus et pourront être prolongées si le risque reste présent. Par contre, s’il se réduit de façon tangible, elles pourront, le cas échéant en tout ou partie, être levées plus tôt. (Source Le sillon belge mardi 14 février 2017)

  • AFSCA – Grippe aviaire : le virus H5N8 identifié en Belgique !

    Le 01 février 2017, le virus H5N8 de la grippe aviaire a été identifié chez un détenteur hobbyiste (amateur) dans la commune de Lebbeke. Le caractère hautement pathogène de cette souche doit encore être confirmé. Suite à cette situation, les mesures de prévention obligatoires contre la grippe aviaire sont encore renforcées.

    Dès ce jeudi midi (2 février 2017), toutes les volailles, y compris les ratites, et autres oiseaux captifs des professionnels et des amateurs doivent être confinés ou protégés (filets) de façon à éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.

    Tous les rassemblements de volailles et autres oiseaux captifs ainsi que les marchés sont interdits.

    Etant donné qu’il ne s’agit pas d’animaux détenus par un professionnel mais d’oiseaux d’ornement, seule une zone tampon d’un rayon de 3 km est délimitée autour du site. Il n’y a pas d’exploitations professionnelles de volailles dans cette zone, où le transport de volailles, d’oiseaux et d’œufs à couver est interdit. Tout détenteur de volailles doit envoyer un inventaire à la commune dans les 48h.

    Willy Borsus, Ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l'Agriculture et de l'Intégration sociale : « Le virus qui touche fortement les pays voisins depuis plusieurs mois atteint désormais la Belgique. A ce stade, le secteur professionnel n’est pas touché, mais nous devons rester très vigilants. La stricte application des mesures de biosécurité est capitale pour que ce cas reste isolé ».

    Pour rappel, depuis le 10 novembre 2016, une période de risque accru est d’application sur tout le territoire et les mesures de prévention avaient déjà été renforcées. Ces mesures sont toujours d’application :

    Les volailles d’exploitations avicoles enregistrées (professionnelles) doivent être confinées ou protégées de façon à éviter les contacts avec les oiseaux sauvages.

    Le nourrissage et l’abreuvement des volailles et des autres oiseaux captifs doit se faire à l’intérieur ou de façon à rendre impossible le contact avec les oiseaux sauvages.

    Il est interdit d’abreuver les volailles et les autres oiseaux captifs avec de l’eau de réservoirs d’eaux de surface ou l’eau de pluie accessibles aux oiseaux sauvages, à moins que cette eau ne soit traitée pour garantir l’inactivation des virus éventuels.

    Nous rappelons à tous les détenteurs de volailles qu’il est important qu’ils contactent leur vétérinaire s’ils constatent une mortalité élevée dans leur cheptel ou tout autre symptôme de maladie.

    Le consommateur n’encourt aucun risque. La viande et les œufs de poules peuvent être consommés en toute sécurité.

    Vous trouverez toutes les informations sur http://www.afsca.be/santeanimale/grippeaviaire/

  • Le Belmouth, un nouveau vermouth à la Belge

    Cinq mille bouteilles d'un vermouth à base de vin rosé belge viennent d'être élaborées par la distillerie de Biercée, dans la région thudinoise. Selon la chaîne de magasins Delhaize, qui commercialise cet apéritif, il s'agit d'une création originale, car les grands producteurs italiens, français ou espagnols de cette boisson utilisent du vin blanc ou rouge. Le breuvage, rebaptisé Belmouth, contient 14 ingrédients caractéristiques de la gastronomie belge, comme l'aspérule odorante, utilisée pour la confection du Maitrank, le houblon ou encore la racine de chicorée. La suite de l’article en suivant le lien ci-dessous :

    http://www.sillonbelge.be/articles/le-belmouth-un-nouveau-vermouth-%C3%A0-la-belge

  • Mauvaise nouvelle pour votre portefeuille: le prix de la patate va devenir très salé !

    Mauvaise nouvelle pour les grands consommateurs de pommes de terre et de frites. La récolte 2016 est d’ores et déjà très mauvaise pour les producteurs belges et cela aura par la force des choses un impact sur le nombre de pommes de terre et donc sur les prix. C’est la loi du marché : si la demande est supérieure à l’offre, les prix partent à la hausse. L'article complet en suivant le lien ci-dessous :

    http://www.lameuse.be/1721080/article/2016-11-17/mauvaise-nouvelle-pour-votre-portefeuille-le-prix-de-la-patate-va-devenir-tres-s

    prix patates,patates plus chères,patates belges,prix des frites

    Note. En 2013, j'avais publié cet article qui relatait l'augmentation du prix des pommes de terre (prix doublé). Voir lien ci-dessous. Une saison très pluvieuse en était la cause... Au contraire cette année, c'est la sécheresse qui justifie l'augmentation du prix des patates. 

    http://bassenge.blogs.sudinfo.be/archive/2013/07/31/les-patates-ont-double-de-prix-par-rapport-a-l-an-dernier-en.html 

    Et j'avais créé cette illustration (Regor Creative communication). Sera-t-elle bientôt à nouveau d'actualité ? 

    patates plus chères.jpg

  • Wallonie. Vache à canule (hublot): le ministre Di Antonio n’en veut plus !

    vache hublot_2.jpgL’image est forte et n’en finit pas de susciter le débat. La canule, c’est cette technique scientifique qui permet d’avoir accès aux entrailles d’une vache vivante en lui plaçant une sorte de « hublot ».

    Concrètement, on vient greffer un « goulot » sur l’abdomen de la vache et la canule permet d’étudier de l’intérieur les micro-organismes qui se développent sur le rumen, le premier estomac des ruminants et dont le rôle est de dégrader les matières végétales avant leur transformation en viande. Mais cette méthode de recherche, menée depuis 2008 aux facultés des sciences agronomiques de Gembloux (ULg) ne plaît pas à tout le monde.

    Voici peu, l’ASBL « Animaux en péril » avait dénoncé l’existence de ces tests, même si les chercheurs assurent que le processus est totalement indolore pour les vaches. Du côté du ministre wallon du Bien-être animal, Carlo Di Antonio (cdH), on n’apprécie pas beaucoup plus la méthode des vaches à canule. « Cette technique doit être parfaitement maîtrisée et réalisée par un vétérinaire spécialisé dans les grands animaux », souligne le ministre. « C ela est permis pour l’amélioration des conditions de production des animaux élevés à des fins agronomiques » .

    D’AUTRES MÉTHODES SVP !

    Le ministre a également rappelé que le système digestif des bovins est très sensible, et qu’il convient d’évaluer les nouveaux fourrages, pour assurer la productivité en lait et en viande. « Il en va de l’avenir de notre agriculture, qui doit devenir plus durable et à l’impact environnemental de cette agriculture » .

    Mais Carlo Di Antonio conseille aux chercheurs d’utiliser d’autres méthodes. « Selon mes services, il existe d’autres méthodes permettant ce type de recherches et même si rien d’un point de vue scientifique ne justifie d’interdire cette pratique, je souhaite que soient privilégiées des méthodes alternatives plus respectueuses du bien-être des animaux. » (La Meuse jeudi 17 novembre 2016)

    A VOIR AUSSI SUR ESTAIMPUIS SUDINFO :

    http://estaimpuis.blogs.sudinfo.be/archives/2013/12/index-42.html

  • Vers une pénurie. Les bananes attaquées par deux champignons

    Si vous aimez les bananes, dépêchez-vous d’en consommer. D’abord parce que les prix vont très certainement flamber dans les prochains mois. Ensuite parce que la variété que nous dégustons va peut-être disparaître. Or, c’est pratiquement la seule à être cultivée à travers le monde. La banane Cavendish est en effet menacée par deux virus auxquels elle ne peut génétiquement pas résister.

    UNE SEULE VARIÉTÉ

    Pas de panique : on en trouvera encore dans les rayons dans les mois à venir mais les ingénieurs agronomes tirent la sonnette d’alarme. La pandémie est en train de ravager les plantations partout dans le monde. On tente de l’enrayer sans trop de résultats jusqu’ici. Le problème, c’est que la totalité des bananes exportées sont issues de la même variété. Elles sont donc génétiquement identiques et vulnérables aux mêmes champignons. Les ingénieurs agronomes préconisent donc de diversifier les cultures. Ils travaillent également à la création d’une nouvelle variété qui serait plus résistante aux maladies. Petit hic : cette nouvelle banane n’aurait pas vraiment la même saveur.

    Ce n’est pas la première fois que le fruit le plus apprécié dans le monde est menacé par une bactérie. Dans les années 60, la banane Gros Michel avait été décimée par le virus Panama. Elle aussi représentait la grande majorité de la production de l’époque. La Cavendish lui avait alors succédé sur le marché. (Source La Meuse jeudi 17 novembre 2016)